vendredi 31 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2208973 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | REGENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 7 juillet 2022, le 6 décembre 2022 et le 6 février 2023, A H B et M. G B, agissant en leur nom propre et en qualité de représentants légaux de F, D, C et E B, représentés par Me Régent, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 mai 2022 par laquelle la commission de recours contre la décision de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les décisions du consulat général de France à Conakry (Guinée), explicite en date du 25 novembre 2021 pour M. B et implicites pour les enfants, confirmant les refus de délivrance des visas de long séjour au titre de la réunification familiale opposés à M. B et aux enfants F, D, C et E B ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer les visas sollicités dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer les demandes de visas sollicités dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au profit de Me Régent qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision de la commission viole les articles L. 211 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision de la commission viole l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision de la commission viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 février 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 10 mai 2022.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code des relations entre les public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rosier, rapporteur ;
- et les observations de Me Sachot, substituant Me Régent, avocate des requérants.
Une note en délibéré a été enregistrée le 10 février 2023 pour M. et A B.
Considérant ce qui suit :
1. A H B, ressortissante guinéenne, s'est vu reconnaître le statut de réfugiée par décision du 24 juillet 2017 de la Cour nationale du droit d'asile. De son union alléguée avec M. G B, ressortissant guinéen, seraient nés F B, D B, C B et E B. Le 15 septembre 2021, M. B et les quatre enfants ont sollicité auprès des autorités consulaires françaises à Conakry, la délivrance de visas de long séjour qui leur ont été refusés explicitement le 25 novembre 2021 pour M. B et implicitement pour les enfants. Le 7 janvier 2022, ils ont saisi la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France d'un recours formé contre les décisions consulaires laquelle a rejeté leur recours par une décision implicite puis explicite du 24 mai 2022. Par la présente requête, A et M. B demandent au tribunal d'annuler cette dernière décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2.En premier lieu, si M. et A B ont présenté, le 24 mars 2022, par l'intermédiaire de leur conseil, une demande de communication des motifs de la décision implicite née du silence gardé par l'administration sur leur recours administratif préalable, la circonstance que la commission ait dépassé le délai d'un mois, qui lui était imparti par les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration pour communiquer les motifs de sa décision implicite de rejet, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée du 24 mai 2022.
3.Aux termes de la décision attaquée qui se réfère aux articles L. 211-1 et L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la commission de recours s'est fondée sur les motifs tirés, d'une part, de ce que les actes de naissance produits pour M. B et les jeunes F, D, C et E B ne sont pas conformes aux dispositions de l'article 175 du code civil guinéen alors en vigueur à la date des jugements supplétifs et, d'autre part, de ce que les déclarations incohérentes de A B conduisent à conclure à une tentative frauduleuse pour obtenir un visa au bénéfice de M. B. Ainsi, la décision attaquée est suffisamment motivée en droit comme en fait. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
4.En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / 1° Par son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est antérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile ; / 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / Si le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire est un mineur non marié, il peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint par ses ascendants directs au premier degré, accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective. / L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite ". Aux termes des dispositions de l'article L. 561-5 de ce code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux ".
5. Il résulte de ces dispositions que lorsque la venue d'une personne en France a été sollicitée au titre de la réunification des membres de la famille d'un réfugié statutaire, sous réserve que le lien familial soit établi, l'autorité diplomatique ou consulaire n'est en droit de rejeter la demande de visa dont elle est saisie à cette fin que pour un motif d'ordre public.
6. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Il résulte des dispositions de cet article que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il revient au juge administratif de former sa conviction en se fondant sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. A la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient.
7.Par ailleurs, il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.
S'agissant des jeunes F, D, C et E B :
8. Pour justifier de ce qu'ils sont les parents des enfants F, D, C et E, A et M. B produisent quatre jugements supplétifs tenant lieu d'actes de naissance, n° 8859 à 8861, rendus par le tribunal de première instance de Conakry II le 11 avril 2018, ainsi que les " extraits des registres de l'état civil " de la commune de Ratoma de la ville de Conakry sous les numéros 1904 à 1907 du 20 avril 2018. Les jugements supplétifs d'actes de naissance du 11 avril 2018 indiquent, chacun, les prénom et nom de l'enfant, les date et lieu de naissance et les noms et prénoms du père et de la mère qui constituent des mentions essentielles pour l'établissement de leur filiation et les passeports, délivrés le 21 mai 2018 qui ont été établis sur la base des extraits d'acte de naissance des enfants au vu de la concordance susmentionnée avec le numéro personnel y figurant, reproduisent les mêmes mentions.
9.Enfin, si les dispositions de l'article 175 du code civil guinéen, dans leur rédaction en vigueur à la date du jugement supplétif du 11 avril 2018, soit antérieurement à la nouvelle codification du code civil guinéen intervenue le 5 octobre 2019, date de sa publication au journal officiel de la République de Guinée, prévoient que les actes d'état civil doivent mentionner l'heure à laquelle ils ont été établis, les lieux et dates de naissance des parents, leur profession et domicile, il ne résulte pas de ces dispositions que celles-ci seraient applicables à des jugements supplétifs, en application des dispositions de l'article 193 de ce code. Dans ces conditions, et alors que A B a, en outre, dès sa demande d'asile le 2 septembre 2015, et constamment depuis cette date, fait état de l'existence de ses quatre enfants, et justifie avoir eu des conversations téléphoniques avec eux, même s'il ne peut être fait état de la date de ces échanges au regard du caractère illisible du document produit, en estimant que le lien de filiation entre cette dernière et les jeunes F, D, C et E B n'était pas établi, la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France a fait une inexacte application des dispositions précitées. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les requérants auraient produit un jugement de délégation parentale au profit de A B ou une autorisation de sortie du territoire guinéen de la part de M. G B.
S'agissant de M. G B :
10.D'une part, pour établir l'identité de M. B avec la réunifiante, les requérants ont produit un jugement supplétif n°8563 d'acte de naissance du tribunal de première instance de Conakry II du 11 avril 2018, l'extrait des registres de l'état civil sous le n°1903 du 20 avril 2018, pris en transcription dudit jugement faisant état de la naissance de l'intéressé le 1er janvier 1975, sur la base duquel a été établi son passeport délivré le 21 mai 2018 au vu de la correspondance du numéro de cet acte avec les 11e, 12e et 13e chiffres du numéro personnel y figurant, conformément à la réglementation guinéenne. Ces actes comportent des informations identiques concernant les nom et prénom des parents de l'intéressé, sa date et son lieu de naissance. En se bornant à alléguer de la non-conformité des actes produits à l'article 175 du code civil guinéen dans sa rédaction en vigueur à la date du jugement supplétif et alors que, ainsi qu'il a été dit au point 9, ces dispositions ne sont pas applicables à l'établissement des jugements supplétifs, l'administration ne démontre ni le caractère frauduleux du jugement supplétif ni l'inauthenticité du document d'état civil produit, lesquels sont de nature à établir l'identité de l'intéressé.
11.D'autre part, pour établir le lien matrimonial de M. B avec la réunifiante, il a été produit un extrait d'acte de mariage, au demeurant peu lisible, n°79 dressé le 14 février 2004 par l'officier d'état civil de la commune de Ratoma. Le ministre de l'intérieur fait valoir qu'à la date de l'enregistrement du mariage religieux des intéressés, le 14 février 2004 en Guinée, A B au jour de la célébration du mariage avait seize ans alors que l'âge légal pour se marier en Guinée est de dix-huit ans conformément aux dispositions de l'article 280 de l'ancien code civil guinéen alors en vigueur. Le mariage doit être regardé, de ce fait, comme irrégulier et, en tout état de cause, contraire à la conception française de l'ordre public international et ne pouvait pas, de ce fait, être reconnu par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. M. B ne peut donc se prévaloir de la qualité de conjoint de A B, au sens du 1° de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile bien qu'elle l'ait présenté comme tel lors de sa demande d'asile en septembre 2015 puis en complétant son formulaire auprès du bureau des familles de réfugiés. Il ne peut être davantage considéré comme le concubin de A B au sens du 2° de l'article L. 561-2 du même code faute pour les intéressés de démontrer une situation de concubinage caractérisée par une vie stable et continue antérieurement à la demande d'asile de A B en 2015 puisque A B a indiqué s'être séparée de son conjoint en 2011 et a donné naissance à deux enfants en 2016 et 2018 issus d'une autre relation sur le territoire français avec un compatriote également réfugié. Si elle soutient avoir repris sa relation avec le requérant en 2020, elle ne justifie pas, par la seule production de transferts d'argent entre juillet 2020 et mars 2022, de quelques captures d'écran d'échanges par voie électronique et de photos non datées ou circonstanciées, d'un concubinage stable et continu. Dans ces conditions, et eu égard aux déclarations incohérentes de A B, son lien matrimonial avec M. B n'est pas établi.
12.En troisième lieu, le lien matrimonial de M. B à l'égard de A B n'étant pas établi, ainsi qu'il vient d'être dit, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En quatrième lieu, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant n'est pas assorti de précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
14.En cinquième et dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation de M. B et des jeunes F, D, C et E B n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier par la commission.
15.Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. et A B sont seulement fondés à demander l'annulation de la décision de la commission du 24 mai 2022 en ce qu'elle confirme les refus de visas opposés aux enfants F, D, C et E B.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
16.Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer les demandes de visas des enfants F, D, C et E B, dans un délai de deux mois à compter de sa notification. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
17.A B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Régent d'une somme de 1 200 euros, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 24 mai 2022 en ce qu'elle confirme le refus de visas opposé aux enfants F, D, C et E B est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer les demandes de visas de long séjour sollicités pour les enfants F, D, C et E B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Régent une somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à A H B, à M. G B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 10 février 2023, à laquelle siégeaient :
A Douet, présidente,
M. Rosier, premier conseiller,
A Chatal, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.
Le rapporteur,
P. ROSIER
La présidente,
H. DOUET
Le greffier,
A.-L. LEGOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026