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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2209185

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2209185

jeudi 12 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2209185
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation12eme chambre
Avocat requérantTHOUMINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 juillet 2022, Mme E B, représentée par Me Thoumine, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 mars 2022 par lequel préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'issue de ce délai ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- il n'est pas établi que cette décision a été signée par une autorité compétente ;

- elle est entachée d'un vice de procédure quant aux conditions dans lesquelles a été rendu le rapport du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) la concernant dès lors qu'il n'est démontré, ni que le médecin rapporteur n'aurait pas siégé au sein du collège de médecin, ni que l'avis aurait été rendu à l'issu d'une délibération collégiale, ni que l'avis aurait été rendu dans le délai de trois mois à compter de la transmission de son dossier médical à l'OFII ;

- elle n'a pas été précédée de l'examen actualisé de sa situation personnelle ; en effet, la décision attaquée est intervenue plus de six mois après que le collège médical de l'OFII a émis son avis ;

- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi que cette décision a été signée par une autorité compétente ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle reprend les moyens d'illégalité externe développés au soutien de la demande d'annulation de la décision portant refus de délivrance du titre de séjour ;

- cette décision méconnaît le paragraphe 2 de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de convention européenne de sauvegarde des libertés et des droits de l'homme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E B, ressortissante nigériane née le 8 décembre 1995 déclare être entrée en France le 17 décembre 2017. Sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par une décision du 31 mai 2018 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 1er avril 2019. Par une décision du 13 septembre 2019, le préfet de la Loire-Atlantique l'a obligée à quitter le territoire français. Mme B a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 25 mars 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'issue de ce délai. Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

2. L'arrêté du 25 mars 2022 a été signé par Mme D, cheffe du bureau séjour de la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 31 août 2021 publié le 1er septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique, le préfet lui a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement simultané de Mme C, directrice de l'immigration et de l'intégration, et de M. A, son adjoint, à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi. Dès lors, et en l'absence de contestation de l'absence ou empêchement simultané de Mme C et de M. A, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquéemanque en fait et doit être écarté.

3. La circonstance que près de cinq mois se sont écoulés entre l'avis du 12 octobre 2021 du collège des médecins de l'OFII et la décision portant refus de titre de séjour du 25 mars 2022 ne suffit pas à établir un défaut d'examen de la situation particulière de Mme B, à qui il appartenait d'adresser, si elle l'estimait nécessaire, des éléments médicaux actualisés pour l'instruction de sa demande. Il en est de même s'agissant des éléments relatifs à sa vie personnelle. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen actualisé de sa situation doit être écarté.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Selon l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. () ". Enfin au termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office. ".

5. Il ressort des pièces versées au dossier par le préfet de la Loire-Atlantique que l'avis émis le 12 octobre 2021 par le collège de médecins de l'OFII a été signé par les trois médecins qui composent le collège et, ainsi qu'en atteste le bordereau de transmission de cet avis, que le rapport sur l'état de santé de Mme B préalable à cet avis a été réalisé le 4 octobre 2021 par la médecin rapporteure et transmis le jour même au collège compétent au sein duquel elle n'a pas siégé. Par ailleurs, l'avis rendu par le collège porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, et est revêtu de la signature des trois médecins composant le collège. La requérante ne se prévaut d'aucun élément précis susceptible de faire douter du caractère collégial de l'avis ainsi émis. Enfin, si les dispositions de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoient que l'avis du collège de médecins de l'OFII est rendu dans un délai de trois mois à compter de la transmission par le demandeur des éléments médicaux adéquats, le respect de ce délai n'est pas prescrit à peine d'illégalité de la décision prise au regard de cet avis. En tout état de cause, la requérante n'apporte aucun élément quant à la date à laquelle elle aurait déposé son dossier, et ne démontre ainsi pas que ce délai ait été dépassé. Par suite, Mme B n'est pas fondée à se prévaloir de l'irrégularité de la procédure suivie devant l'OFII, le moyen tiré de cette irrégularité devant être écarté en toutes ses branches.

6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour, dans ce cas il appartient à l'autre partie dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

7. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet de la Loire-Atlantique a, faisant sienne la teneur de l'avis du médecin de l'OFII du 12 octobre 2021, estimé que si l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale, le défaut de celle-ci ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité.

8. S'il ressort du seul certificat médical, établi en outre postérieurement à la date à laquelle la décision attaquée a été prise, que Mme B souffre d'un stress post traumatique, pour lequel elle est suivie régulièrement par un psychologue, résultant du décès de son enfant intervenu un mois après sa naissance, ce seul certificat ainsi que les articles de presse faisant état de l'accès difficile à la santé au Nigéria ne permettent, ni de caractériser la gravité des conséquences de son état de santé qu'entraînerait un arrêt de la prise en charge médicale dont elle bénéficierait sur le territoire français ni, par suite, de renverser la présomption résultant de l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce qu'en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. La décision lui refusant un titre de séjour n'étant pas illégale comme il vient d'être dit, Mme B n'est pas fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.

10. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.() "

11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, Mme B n'est pas fondée à soutenir que son état de santé ferait obstacle à son éloignement. Par suite, le moyen tiré par la requérante de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

12. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (). ".

13. Il ressort des pièces du dossier que Mme B soutient être entrée en France le 17 décembre 2017 puis s'est maintenue irrégulièrement après le rejet de sa demande en dépit de l'obligation de quitter le territoire qui a été prise à son encontre par un arrêté du 13 septembre 2019. Si elle se prévaut de sa relation depuis 2019, au demeurant récente, avec un ressortissant guinéen, elle apporte peu d'éléments quant à leur vie commune alors même que son compagnon, entré sur le territoire français pour y poursuivre ses études, n'a pas vocation à se maintenir sur le territoire. La circonstance que l'enfant né de leur relation, décédé en France en 2019, soit inhumé dans ce pays, pour douloureuse qu'elle soit, ne suffit cependant pas à elle seule à établir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales alors même que Mme B n'établit pas être dépourvue de tout lien avec son pays d'origine où elle a résidé la majeure partie de sa vie et où elle a nécessairement conservé des attaches. Par suite, le préfet de la Loire-Atlantique, en l'obligeant à quitter le territoire français, n'a pas porté une atteinte disproportionnée au respect dû à sa vie privée et familiale et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des libertés fondamentales et des droits de l'homme.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

14. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

15. Mme B, dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA et par la CNDA, fait valoir qu'elle craint de subir des mauvais traitements en cas de retour dans son pays d'origine où elle dit avoir été victime de traite. Toutefois, elle n'apporte, en dehors de son dépôt de plainte du 19 décembre 2019 contre la femme qui l'aurait contrainte à se prostituer et des articles de presse généraux faisant état de la situation de traite des êtres humains et de prostitution forcée au Nigéria, aucun élément précis de nature à permettre au tribunal d'apprécier la réalité des craintes qu'elle invoque. Ainsi, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet, en fixant le Nigéria comme pays de destination, aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ces moyens doivent être écartés.

16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Elen Thoumine.

Délibéré après l'audience du 28 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Gourmelon, présidente,

Mme Milin, première conseillère,

M. Cordrié, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2023.

La présidente-rapporteure,

V. GOURMELON

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. MILIN

La greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

hm

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