LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2210056

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2210056

vendredi 21 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2210056
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantARNAL

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2210056 le 27 juillet 2022, et un mémoire enregistré le 18 mai 2023, Mme B E, représentée par Me Arnal, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et, en tout état de cause, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'est pas établi que l'avis du collège des médecins de l'OFII soit intervenu à l'issue d'une délibération collégiale, que cet avis n'a pas été régulièrement signé et, enfin, qu'une erreur a été commise par ce collège quant à sa nationalité ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par des mémoires en défense enregistrés les 26 avril 2023 et 12 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut, en dernier lieu, au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir qu'il a retiré la décision attaquée en vue de procéder au réexamen de la situation de la requérante et lui a délivré une autorisation provisoire de séjour en date du 14 juin 2023, valable jusqu'au 13 décembre 2023.

II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2210058 le 27 juillet 2022, et un mémoire enregistré le 18 mai 2023, M. A C, représenté par Me Arnal, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et, en tout état de cause, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'est pas établi que l'avis du collège des médecins de l'OFII soit intervenu à l'issue d'une délibération collégiale, que cet avis n'a pas été régulièrement signé et, enfin, qu'une erreur a été commise par ce collège quant à sa nationalité ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par des mémoires en défense enregistrés les 26 avril 2023 et 12 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut, en dernier lieu, au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir qu'il a retiré la décision attaquée en vue de procéder au réexamen de la situation du requérant et lui a délivré une autorisation provisoire de séjour en date du 14 juin 2023, valable jusqu'au 13 décembre 2023.

Mme E et M. C ont été admis à l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 8 juillet 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 juin 2023 :

- les rapports de Mme Thierry, conseillère,

- et les observations de Me Arnal, représentant Mme E et M. C.

Les affaires ont été renvoyées à une nouvelle audience en date du 30 juin 2023, date à laquelle les parties ont été régulièrement convoquées.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 juin 2023 :

- les rapports de Mme Thierry, conseillère,

- et les observations de Me Lietavova, substituant Me Arnal, représentant Mme E et M. C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B E, ressortissante de la République démocratique du Congo née le 27 juillet 1955, est entrée en France le 8 juillet 2018 sous couvert d'un visa de court séjour, accompagnée de son conjoint, M. A C, compatriote né le 15 décembre 1950, afin d'entourer leur fils, réfugié en France depuis 2016, alors gravement malade et décédé le 13 juillet 2018. Ils ont tous deux sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Leurs demandes ont été rejetées par deux arrêtés du 21 avril 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office lorsque le délai sera expiré. Mme E et M. C demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°s 2210056 et 2210058 présentées respectivement par Mme E et M. C sont relatives à la situation d'un couple de ressortissants de la République démocratique du Congo, ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger des questions semblables compte tenu de l'argumentation développée. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour qu'il soit statué par un seul jugement.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le pourvoi formé à son encontre à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

4. Il ressort des pièces du dossier que par deux arrêtés du 9 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique a retiré les arrêtés du 21 avril 2022 par lesquels il refusait la délivrance d'un titre de séjour à Mme E et M. C, leur faisait obligation de quitter le territoire français et fixait le pays de destination de ces mesures d'éloignement. Néanmoins, ces arrêtés n'ont pas acquis, à la date du présent jugement, un caractère définitif. Il suit de là que l'exception de non-lieu soulevée par le préfet doit être écartée. En tout état de cause, s'il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction des requêtes, le préfet de la Loire-Atlantique leur a délivré, le 14 juin 2023, des autorisations provisoires de séjour valables jusqu'au 13 décembre 2023, ces décisions ont seulement abrogé les arrêtés attaqués en tant qu'ils portent obligation de quitter le territoire français et qu'ils fixent le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions portant refus de titre de séjour :

5. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État () ". L'article R. 425-11 de ce code dispose : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ".

6. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

7. L'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer le titre de séjour sollicité par Mme E sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est explicitement fondé sur un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en date du 25 mars 2020 que le préfet s'est approprié. Or, il ressort de la lecture de cet avis, produit par le préfet de la Loire-Atlantique, qu'il est mentionné à tort que la requérante est de nationalité " congolaise (Brazzaville) " alors que cette dernière est ressortissante de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa). Eu égard aux conséquences de cette inexactitude sur l'appréciation de sa situation, et notamment l'existence ou non d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine, Mme E est fondée à soutenir qu'elle a été privée d'une garantie et à se prévaloir du moyen tiré de l'irrégularité de la procédure à l'issue de laquelle le collège de médecins de l'OFII a émis un avis quant à son état de santé pour demander l'annulation du refus de séjour pris à son encontre.

8. Par ailleurs, dans la mesure où cette même erreur de nationalité a été commise par le collège de médecins de l'OFII dans son avis émis le 6 août 2021 relatif à l'état de santé du conjoint de Mme E, M. C, et sur lequel le préfet de la Loire-Atlantique a explicitement fondé sa décision du 21 avril 2022 refusant la demande de titre de séjour présentée par ce dernier, et quand bien même le collège de médecins de l'OFII ne s'est pas prononcé à l'égard de celui-ci sur l'existence ou non d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accueillir le moyen invoqué par M. C tiré de l'irrégularité de la procédure à l'issue de laquelle le collège de médecins de l'OFII a émis un avis quant à son état de santé pour demander l'annulation du refus de séjour pris à son encontre.

9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, que les arrêtés du 21 avril 2022 par lesquels le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté les demandes de titre de séjour en qualité d'étranger malade présentées par Mme E et M. C doivent être annulés.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

10. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique seulement que le préfet de la Loire-Atlantique procède au réexamen des demandes de Mme E et M. C dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

11. Mme E et M. C ont obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, leur avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Arnal d'une somme globale de 1 200 euros, sous réserve que Me Arnal renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des requêtes de Mme E et M. C tendant à l'annulation des décisions du préfet de la Loire-Atlantique du 21 avril 2022 portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.

Article 2 : Les arrêtés du 21 avril 2022 du préfet de la Loire-Atlantique en tant qu'ils refusent la délivrance d'un titre de séjour à Mme E et M. C sont annulés.

Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de procéder au réexamen des demandes de Mme E et M. C dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à Me Arnal une somme globale 1 200 euros, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Arnal renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, à M. A C, à Me Arnal et au préfet de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

M. Huin, premier conseiller,

Mme Thierry, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2023.

La rapporteure,

S. THIERRYLe président,

Y. LIVENAISLa greffière,

C. MICHAULT

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°s 2210056, 2210058

cm

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions