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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2210863

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2210863

mercredi 21 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2210863
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantLE VERGER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 août 2022, M. A B, représenté par Me Le Verger, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 mai 2022 par lequel le préfet de la Mayenne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour et à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans l'un et l'autre cas dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour et celle portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux et d'une insuffisance de motivation au regard des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et de celles de la décision d'exécution de l'Union européenne du 4 mars 2022 ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation de la décision d'exécution de l'Union européenne du 4 mars 2022 et des articles L. 581-2 et suivants code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- la décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux et d'une insuffisance de motivation ;

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2023, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 juillet 2022.

La clôture de l'instruction est intervenue le 15 mars 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la constitution ;

- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 ;

- la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Echasserieau, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant camerounais né le 5 mars 1992, qui dispose d'une carte de séjour ukrainienne temporaire valable du 22 octobre 2021 au 1er septembre 2022, serait entré en France le 26 mars 2022. L'intéressé a sollicité la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour portant la mention " bénéficiaire de la protection temporaire " sur le fondement de la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 et des dispositions des articles L. 581-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi qu'un titre de séjour en qualité d'étudiant sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 5 mai 2022 dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Mayenne a rejeté cette demande, assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne les circonstances de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Mayenne s'est fondé pour rejeter la demande de délivrance du titre de séjour présentée par l'intéressé et pour l'obliger à quitter le territoire. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté en litige, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation particulière du requérant.

4. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 5 de la directive du 20 juillet 2001 : " 1. L'existence d'un afflux massif de personnes déplacées est constatée par une décision du Conseil adoptée à la majorité qualifiée sur proposition de la Commission () / 3. La décision du Conseil a pour effet d'entraîner, à l'égard des personnes déplacées qu'elle vise, la mise en oeuvre dans tous les États membres de la protection temporaire conformément aux dispositions de la présente directive () ". Aux termes du 2. de l'article 2 de la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 prévue par les dispositions précitées : " Les États membres appliquent la présente décision ou une protection adéquate en vertu de leur droit national à l'égard des apatrides, et des ressortissants de pays tiers autres que l'Ukraine, qui peuvent établir qu'ils étaient en séjour régulier en Ukraine avant le 24 février 2022 sur la base d'un titre de séjour permanent en cours de validité délivré conformément au droit ukrainien, et qui ne sont pas en mesure de rentrer dans leur pays ou leur région d'origine dans des conditions sûres et durables ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 581-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le bénéfice du régime de la protection temporaire est ouvert aux étrangers selon les modalités déterminées par la décision du Conseil de l'Union européenne mentionnée à l'article 5 de la directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001, définissant les groupes spécifiques de personnes auxquelles s'applique la protection temporaire, fixant la date à laquelle la protection temporaire entrera en vigueur et contenant notamment les informations communiquées par les Etats membres de l'Union européenne concernant leurs capacités d'accueil ". Aux termes de l'article L. 581-3 du même code : " L'étranger appartenant à un groupe spécifique de personnes visé par la décision du Conseil mentionnée à l'article L. 581-2 bénéficie de la protection temporaire à compter de la date mentionnée par cette décision. Il est mis en possession d'un document provisoire de séjour assorti, le cas échéant, d'une autorisation provisoire de travail. Ce document provisoire de séjour est renouvelé tant qu'il n'est pas mis fin à la protection temporaire ".

6. Il résulte des dispositions du paragraphe 2 de l'article 2 de la décision d'exécution 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022, prises en application de l'article 5 de la directive 2001/55/CE et auxquelles se réfèrent les articles L. 581-2 et L. 581-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que pour pouvoir prétendre au bénéfice de la protection temporaire, les ressortissants de pays tiers autres que l'Ukraine doivent en principe être titulaires d'un titre de séjour permanent délivré conformément au droit ukrainien. Si le paragraphe 3 de ce même article 2 envisage que cette protection soit rendue applicable à d'autres catégories de personnes, dont les ressortissants de pays tiers autres que l'Ukraine qui séjournaient régulièrement dans ce pays sans disposer d'un titre permanent, il se borne ce faisant à rappeler la faculté que tiennent les Etats membres de l'article 7 de la directive 2001/55/CE d'étendre le bénéfice de la protection à des catégories supplémentaires de personnes déplacées qui ne sont pas visées dans la décision du Conseil, lorsqu'elles sont déplacées pour les mêmes raisons et à partir du même pays ou de la même région d'origine, l'exercice d'une telle faculté supposant d'en informer immédiatement le Conseil et la Commission. La mise en œuvre de cette faculté par les autorités françaises, transposée à l'article L. 581-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est subordonnée par l'article R. 581-18 du même code à l'adoption d'un arrêté conjoint du ministre chargé de l'immigration, du ministre de l'intérieur et du ministre des affaires étrangères, désignant les catégories de personnes concernées.

7. En premier lieu, il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'autorité administrative compétente, en l'absence d'arrêté conjoint du ministre chargé de l'immigration, du ministre de l'intérieur et du ministre des affaires étrangères pris pour l'application des articles L. 581-7 et R. 581-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se borne, pour refuser la délivrance d'une autorisation de séjour en application de l'article L. 581-3 du même code et de l'article 2 de la décision d'exécution 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022, à constater l'absence de titre de séjour permanent délivré par les autorités ukrainiennes avant le 24 février 2022 à l'étranger qui n'entre, par ailleurs, dans aucune des autres catégories de personnes définies par ce dernier article. Par conséquent, M. B ne disposant, en l'espèce, que d'un titre de séjour temporaire délivré par les autorités ukrainiennes, le préfet de la Mayenne n'a pas méconnu la portée des dispositions précitées en lui refusant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour portant la mention " bénéficiaire de la protection temporaire ".

8. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que l'autorité préfectorale pouvait se fonder, pour refuser au requérant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour portant la mention " bénéficiaire de la protection temporaire ", sur le seul motif tiré de ce qu'il ne disposait pas d'un titre de séjour permanent en Ukraine. Il ne lui appartenait pas, dans ces circonstances, d'apprécier la possibilité pour le requérant de rentrer dans son pays d'origine dans des conditions sûres et durables, l'examen de cette condition n'étant nécessaire que dans l'hypothèse où l'étranger justifie d'un titre de séjour permanent. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 581-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 2 de la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022, doit être écarté.

9. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. ".

10. Aux termes de l'article L. 411-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France ou du livre II, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire de l'un des documents de séjour suivants : 1° Un visa de long séjour ; 2° Un visa de long séjour conférant à son titulaire, en application du second alinéa de l'article L. 312-2, les droits attachés à une carte de séjour temporaire () lorsque le séjour envisagé sur ce fondement est d'une durée inférieure ou égale à un an ; () ". Selon l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire () est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ".

11. Aux termes de l'article L. 412-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 412-1 l'autorité administrative peut, sans que soit exigée la production du visa de long séjour mentionné au même article, accorder les cartes de séjour suivantes : 1° La carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" prévue à l'article L. 422-1 ; () ". Selon le deuxième alinéa de l'article L. 422-1 du même code : " En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".

12. Pour rejeter la demande tendant à la délivrance, à M. B, d'une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant", le préfet de la Mayenne a relevé que l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée en France au moyen d'un visa d'entrée et de long séjour et qu'il ne pouvait bénéficier de la dérogation à cette obligation.

13. En premier lieu, il est constant que M. B n'est pas entré en France au moyen d'un visa d'entrée et de long séjour et qu'il ne peut bénéficier de la dérogation à la condition, prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de détention d'un tel visa dès lors que l'intéressé, qui est entré irrégulièrement en France, n'a pas précédemment suivi de scolarité en France et ne justifie pas, eu égard à son parcours d'études mentionné au point 1, de l'existence d'une situation de nécessité liée au déroulement de ses études. Dans ces conditions, quand bien même M. B a été contraint de quitter l'Ukraine à la suite du conflit armé entre cet Etat et la Russie et qu'il n'a pu dès lors entreprendre aucune démarche pour solliciter la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour pour venir étudier en France, le préfet de la Mayenne n'a pas méconnu les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en relevant qu'il ne justifiait pas d'une entrée en France au moyen d'un visa d'entrée et de long séjour et qu'il ne pouvait bénéficier de la dérogation à cette obligation.

14. En deuxième lieu, quand bien même M. B se prévaut d'une pré-inscription en master1 de " manageur des ressources humaines " auprès de l'école Pégase à Paris à compter du 26 septembre 2022, il résulte de l'instruction que l'autorité préfectorale aurait pu prendre légalement la même décision si elle s'était fondée sur le seul motif tiré du défaut d'entrée en France au moyen d'un visa de long séjour alors que la condition de détention d'un tel visa est opposable à M. B.

15. Il résulte des points 2 à 14 que le préfet s'est livré à un examen de la situation personnelle du requérant avant de rejeter sa demande tant au titre de l'autorisation provisoire de séjour portant la mention " bénéficiaire de la protection temporaire " qu'en ce qui concerne un titre de séjour en qualité d'étudiant. Le préfet de la Mayenne a examiné sa situation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a relevé que cet article n'était pas méconnu dès lors notamment que l'intéressé ne justifiait pas de liens personnels, intenses et stables en France alors qu'il est le père d'un enfant résidant au Cameroun. Ainsi, nonobstant la circonstance que l'intéressé aurait été contraint de fuir l'Ukraine en raison du déclenchement des hostilités par les forces militaires russes, dès lors que l'intéressé ne disposait que d'un titre de séjour provisoire d'un an, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

16. En premier lieu, il résulte des points 2 à 14 qu'en fixant notamment le Cameroun comme pays à destination duquel l'intéressé pourrait être éloigné, bien qu'il disposait d'un titre de séjour provisoire ukrainien, le préfet de la Mayenne, qui a suffisamment motivé sa décision sur la fixation du pays d'éloignement a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant.

17. En deuxième lieu, il résulte des points 2 à 14 que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas établie. M. B n'est, par suite, pas fondé à exciper de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.

18. En troisième lieu, le simple fait de décider la suspension des renvois de ressortissants d'Etat tiers à l'Union européenne à destination de l'Ukraine fait seulement obstacle à ce qu'un tel ressortissant puisse faire l'objet d'une procédure d'exécution d'office d'une mesure d'éloignement vers ledit pays mais n'empêche cependant pas l'autorité préfectorale de prendre une décision obligeant un tel ressortissant à quitter de lui-même le territoire français, une telle décision ne lui imposant pas de retourner vers le pays dans lequel il séjournait, alors que, par ailleurs, il dispose de la nationalité d'un autre Etat, en l'occurrence le Cameroun. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la vie ou la liberté de M. B seraient effectivement menacées au Cameroun ou qu'il y serait personnellement exposé à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants. Dès lors, il n'est pas fondé à prétendre que la décision fixant la destination d'un éloignement d'office méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète de la Mayenne et à Me Le Verger.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, présidente,

M. Echasserieau, premier conseiller,

Mme Baufumé, première conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 21 juin 2023.

Le rapporteur,

B. ECHASSERIEAU

La présidente,

M. BÉRIA-GUILLAUMIE

La greffière,

B. GAUTIER

La République mande et ordonne à la préfète de la Mayenne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme.

La greffière,

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