LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2210955

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2210955

mardi 16 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2210955
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantMOULAI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 août 2022, M. B C, représenté par Me Moulai, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, laquelle fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour avec autorisation de travail dans le mois de la décision à intervenir

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête n'est pas tardive ;

- le signataire de l'arrêté attaqué était incompétent ;

- le refus de séjour n'est pas régulièrement motivé ;

- sa situation n'a pas été examinée ;

- le § 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien est méconnu ;

- il est porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale et une erreur manifeste d'appréciation a été commise ;

- l'obligation de quitter le territoire français est illégale ;

- elle a été décidée en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable comme tardive ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord du 27 décembre 1968 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A de Baleine, président,

- les observations de Me Moulai, avocate de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né en 1979, est entré sur le territoire français le 26 mai 2019, selon ses déclarations. Par un arrêté du 22 février 2021, le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et, par un jugement du 17 décembre 2021, le tribunal administratif de Melun a rejeté comme mal fondée la requête tendant à l'annulation de cet arrêté. S'étant marié le 19 août 2021 à Ivry-sur-Seine avec une ressortissante française puis maintenu sur le territoire français en dépit de cette obligation de le quitter, il a, le 6 mai 2022, sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de conjoint de cette française. Par l'arrêté du 30 juin 2022 dont il demande l'annulation, le préfet de Maine-et-Loire lui a refusé la délivrance de ce titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Par un arrêté du 7 septembre 2021, publié le 9 septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation à Mme Daverton, secrétaire générale de la préfecture, à l'effet de signer un arrêté de la nature de celui dont le requérant demande l'annulation, en toutes les décisions qu'il comporte. Il en résulte que le moyen de l'incompétence de cette signataire ne peut qu'être écarté.

3. L'arrêté attaqué comporte l'indication des raisons de droit et de fait pour lesquels son auteur, qui a examiné la situation personnelle du requérant, a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait, ce dont résulte que cette décision est régulièrement motivée. Conformément aux dispositions du second alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français est, par suite, régulièrement motivée.

4. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile déterminent de façon complète les règles de procédure administrative auxquelles est soumise l'intervention d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, M. C ne peut utilement invoquer le défaut d'application par le préfet, préalablement au prononcé de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français, des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration relatives à la procédure contradictoire préalable à l'intervention des décisions qui doivent être motivées en vertu des dispositions de l'article L. 211-2 de ce code. En outre, la décision portant obligation de quitter le territoire est consécutive au rejet de la demande de titre de séjour que l'intéressé avait présentée et par laquelle il était à même de porter à la connaissance de l'administration tous éléments se rapportant à sa situation personnelle et de faire valoir ses arguments. Dès lors, le requérant, qui ne pouvait ignorer que le rejet de sa demande de certificat de résidence était susceptible d'être assorti d'une obligation de quitter le territoire français, alors d'ailleurs qu'il faisait déjà l'objet d'une telle décision de retour prise à son encontre le 22 février 2021 par le préfet de police de Paris, n'est pas fondé à prétendre que la décision de même nature prise le 30 juin 2021 serait intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière en raison d'une méconnaissance du principe général du contradictoire.

5. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; / () ".

6. Aux termes de l'article 19 de la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 : " 1. Les étrangers titulaires d'un visa uniforme qui sont entrés régulièrement sur le territoire de l'une des Parties contractantes peuvent circuler librement sur le territoire de l'ensemble des Parties contractantes pendant la durée de validité du visa, pour autant qu'ils remplissent les conditions d'entrée visées à l'article 5, paragraphe 1, points a, c, d et e 4. Les dispositions du présent article s'appliquent sans préjudice des dispositions de l'article 22 ". L'article 22 de cette même convention stipule que : " I- Les étrangers entrés régulièrement sur le territoire d'une des Parties contractantes sont tenus de se déclarer, dans des conditions fixées par chaque Partie contractante, aux autorités de la Partie contractante sur le territoire de laquelle ils pénètrent./ Cette déclaration peut être souscrite au choix de chaque Partie contractante, soit à l'entrée, soit, dans un délai de trois jours ouvrables à partir de l'entrée, à l'intérieur du territoire de la Partie contractante sur lequel ils pénètrent ". Aux termes de l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger en provenance directe du territoire d'un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 peut se voir appliquer les dispositions de l'article L. 621-2 lorsqu'il est entré ou a séjourné sur le territoire français sans se conformer aux stipulations des paragraphes 1 et 2 de l'article 19, du paragraphe 1 de l'article 20, et des paragraphes 1 et 2 de l'article 21, de cette convention, relatifs aux conditions de circulation des étrangers sur les territoires des parties contractantes, ou sans souscrire, au moment de l'entrée sur ce territoire, la déclaration obligatoire prévue par l'article 22 de la même convention, alors qu'il était astreint à cette formalité. ". Aux termes de l'article R. 621-2 du même code : " Sous réserve des dispositions de l'article R. 621-4, l'étranger souscrit la déclaration d'entrée sur le territoire français mentionnée à l'article L. 621-3 auprès des services de la police nationale ou, en l'absence de tels services, des services des douanes ou des unités de la gendarmerie nationale. A cette occasion, il lui est remis un récépissé qui peut être délivré par apposition d'une mention sur le document de voyage. / Les modalités d'application du présent article, et notamment les mentions de la déclaration et son lieu de souscription, sont fixées par arrêté conjoint du ministre de l'intérieur et du ministre chargé de l'immigration. ". Cet arrêté est celui du 9 mars 1995 relatif à la déclaration d'entrée sur le territoire.

7. La souscription de la déclaration prévue par l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen et dont l'obligation figure à l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est une condition de la régularité de l'entrée en France de l'étranger soumis à l'obligation de visa et en provenance directe d'un Etat partie à cette convention qui l'a admis à entrer ou à séjourner sur son territoire.

8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré sur le territoire espagnol le 25 mai 2019 muni d'un passeport en cours de validité revêtu d'un visa de type C à une entrée valable du 14 mai 2019 au 12 juin 2019 pour un séjour de 15 jours et qui lui avait été délivré le 12 mai 2019 par l'autorité consulaire espagnole à Alger. Il s'est ensuite rendu d'Espagne en France où, selon lui, il est arrivé le 26 mai 2019. Toutefois, en provenance directe, selon lui, d'un Etat partie à la convention d'application de l'accord de Schengen, il n'a pas souscrit la déclaration prévue par l'article 22 de cette convention. Il en résulte qu'il est entré en France dans des conditions irrégulières, alors au surplus que le requérant, en se bornant à présenter un billet électronique pour un vol le 26 mai 2019 entre Alicante et l'aéroport de Paris Orly, n'établit pas la date de son entrée sur le territoire français. Par suite, faute de remplir l'une des conditions mises par le 2) de l'article 6 de l'accord du 27 décembre 1968 à la délivrance du certificat de résidence qu'il prévoit, les stipulations de ce 2) ne lui ouvraient pas droit à la délivrance d'un titre de séjour. Il suit de là que le moyen tiré d'une méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.

9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré irrégulièrement sur le territoire français et s'y est maintenu en dépit de l'échéance de la durée de validité du visa qui lui avait été délivré le 12 mai 2019 par l'autorité espagnole et qu'il a, d'ailleurs, détourné de son objet. Il a fait l'objet d'une première décision portant obligation de quitter le territoire français du 12 février 2021 en dépit de laquelle il s'est maintenu sur ce territoire, notamment après le rejet le 17 décembre 2021 de la requête qu'il avait présentée contre cette mesure d'éloignement. Le requérant est âgé de 43 ans et son séjour en France n'est pas ancien. S'il se prévaut de son mariage le 19 août 2021 avec une ressortissante française, ce mariage est très récent et les époux n'ont pas d'enfant ensemble. Rien ne fait obstacle à ce que le requérant, qui conserve des attaches familiales en Algérie pays dont il est le ressortissant et où il a vécu habituellement pendant environ quarante ans, quitte la France pour y revenir régulièrement, sous couvert d'un visa, en vue de la délivrance du certificat de résidence prévu au 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Son épouse, qui est sans profession, peut l'accompagner au moins temporairement en Algérie et les époux ne pouvaient ignorer au moment du mariage que l'un deux séjournaient irrégulièrement sur le territoire français. Si le requérant fait valoir qu'il pourrait exercer une activité salariée de soudeur ou de serrurier en France, il avait demandé un titre de séjour en qualité de conjoint d'une française et non en qualité de salarié, aucune autorisation de travail qui aurait été sollicitée n'a été délivrée à un candidat employeur et la délivrance à un ressortissant algérien d'un certificat de résidence en qualité de salarié est subordonnée par l'article 9 de l'accord du 27 décembre 1968 à la présentation d'un visa de long séjour, dont il ne ressort pas du dossier que le requérant l'aurait sollicité. En outre, rien ne fait obstacle à ce que le requérant recherche et le cas échéant exerce en Algérie, où il a obtenu en 1998 le certificat d'aptitude professionnelle d'ouvrier qualifié en serrurerie ferronnerie qu'il présente, une telle activité. Dès lors, eu égard à la durée et aux conditions du séjour du requérant en France comme aux effets d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet de Maine-et-Loire, qui n'a pas commis d'erreur ou d'erreur manifeste d'appréciation, n'a pas porté une atteinte au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il lui a refusé la régularisation de sa situation de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français.

11. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'est pas entachée d'une erreur dans l'appréciation des conséquences d'une obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle de l'intéressé, serait illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant de lui délivrer un certificat de résidence.

12. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de Maine-et-Loire, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Les conclusions à fin d'injonction qu'il présente ne peuvent, dans ces conditions, être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement au conseil du requérant, qui n'a d'ailleurs pas demandé le bénéfice de l'aide juridictionnelle, ou au requérant d'une somme à ces titres.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de Maine-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 2 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. A de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

Mme Milin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.

Le président-rapporteur,

A. A DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

S. THOMAS

La greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026