vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2211332 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ALLIOUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 août 2022 et le 5 juin 2023, M. P M et Mme L M, M. Z AE, Mme AC AF et M. C AF, Mme A E et M. S E, Mme K B, Mme J AA et M. H I, Mme T AG et M. U AB, Mme O Y, Mme G N et M. R N, Mme AD X et M. W X, Mme F AH et M. Q D, représentés par Me Dupont, demandent au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 1er mars 2022 par lequel le maire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu a délivré à la société Bâti-Aménagement un permis d'aménager un lotissement de dix lots destinés à la construction de logements d'habitation et d'un lot pour deux logements sociaux " Le domaine de l'Astral " sur des terrains situés au lieudit de la Grue, cadastrés section 188 AR n° 125p, 127, 128, 188, 129p et 64p et, d'autre part, la décision du 29 avril 2022 par laquelle le maire a rejeté le recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le dossier de permis d'aménager était incomplet en méconnaissance des articles R. 441-2 et R. 441-4 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article 1 AU 3 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux accès ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la création ou à la réhabilitation des voies publiques ou privées ;
- il méconnaît les dispositions des articles 1 AU1 et UA 1 du règlement du plan local d'urbanisme et l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publique ;
- le projet de lotissement est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation du secteur de la Grue.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, représentée par Me Le Derf-Daniel, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence de notification du recours gracieux en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et en l'absence d'intérêt à agir des requérants, en méconnaissance de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2023, la société Bâti-Aménagement, représentée par Me Allioux, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'il soit mis à la charge des requérants le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt à agir des requérants, en méconnaissance de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère ;
- les conclusions de M. Sarda, rapporteur public ;
- les observations de Me Dupont, avocat des requérants ;
- les observations de Me Lefeuvre, substituant Me Le Derf-Daniel, avocat de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu ;
- et les observations de Me Allioux, avocat de la société Bâti-Aménagement.
Considérant ce qui suit :
1. Le 30 avril 2018, la société Bâti-Aménagement a déposé auprès de la mairie de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu une demande de permis d'aménager un terrain situé sur les parcelles cadastrées section AR n°s 129, 128, 127, 125p et 64p, appartenant à l'indivision V, avec laquelle la société a conclu un compromis de vente de ce terrain, assorti d'une condition tendant à l'obtention d'un permis d'aménager. L'arrêté du 12 juillet 2018 du maire de cette commune refusant de délivrer le permis d'aménager sollicité par la société Bâti-Aménagement a été annulé par un jugement n°1900392 du 29 juin 2021 du tribunal administratif de Nantes. L'administration se trouvant à nouveau saisie de la demande et par un arrêté du 1er mars 2022, le maire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu a accordé à la société Bâti-Aménagement le permis d'aménager un lotissement de dix lots destinés à la construction de logements d'habitation et d'un lot pour deux logements sociaux, d'une surface plancher maximale de 2 800 m², sur des terrains situés au lieudit de La Grue, cadastrés section AR n°s 129, 128, 127, 125p et 64p, couverts par l'orientation d'aménagement et de programmation sectorielle de La Grue du plan local d'urbanisme de cette commune. Les requérants demandent au tribunal d'annuler le permis d'aménager ainsi que la décision de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 441-2 du code de l'urbanisme : " Sont joints à la demande de permis d'aménager : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Le projet d'aménagement comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 441-3 et R. 441-4 ". Aux termes de l'article R. 441-4 de ce code : " Le projet d'aménagement comprend également : / 1° Un plan de l'état actuel du terrain à aménager et de ses abords faisant apparaître les constructions et les plantations existantes, les équipements publics qui desservent le terrain, ainsi que, dans le cas où la demande ne concerne pas la totalité de l'unité foncière, la partie de celle-ci qui n'est pas incluse dans le projet d'aménagement ; / 2° Un plan coté dans les trois dimensions faisant apparaître la composition d'ensemble du projet et les plantations à conserver ou à créer ".
3. La circonstance que le dossier de demande de permis d'aménager ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Il ressort du dossier de demande de permis d'aménager que celui-ci comporte un plan de l'état actuel du terrain faisant apparaître les plantations existantes, les cotes altimétriques, les constructions existantes et les équipements à proximité, ainsi qu'un plan de la composition du projet de lotissement, faisant état des réseaux comme des équipements internes au projet, ainsi qu'une note de présentation suffisamment précise faisant état des constructions avoisinantes. Le dossier comportait également des éléments suffisants sur la végétation présente sur le site et les aménagements paysagers projetés. La mention de l'échelle permet aisément le calcul des dimensions du projet par rapport au terrain. Dans ces conditions, la circonstance que le dossier n'ait pas comporté le plan coté prévu par les dispositions précitées de l'article R. 441-4 du code de l'urbanisme n'est pas de nature à avoir faussé l'appréciation portée par le service instructeur sur la conformité du projet à la réglementation d'urbanisme. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles R. 441-2 et R. 441-4 du code de l'urbanisme doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la conformité du projet avec les dispositions du plan local d'urbanisme :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un refus opposé à une demande d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol ou l'opposition à une déclaration de travaux régies par le présent code a fait l'objet d'une annulation juridictionnelle, la demande d'autorisation ou la déclaration confirmée par l'intéressé ne peut faire l'objet d'un nouveau refus ou être assortie de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme intervenues postérieurement à la date d'intervention de la décision annulée sous réserve que l'annulation soit devenue définitive et que la confirmation de la demande ou de la déclaration soit effectuée dans les six mois suivant la notification de l'annulation au pétitionnaire ".
6. D'autre part, il résulte des dispositions du code de l'urbanisme que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un ou plusieurs lots d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, le projet de lotissement prévoit l'implantation de constructions dont la conformité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.
7. Il s'ensuit que l'autorité compétente devait se prononcer sur la demande de permis d'aménager au regard des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme applicables aux zones 1AUa et UB, dans lesquels était inclus le terrain d'assiette du projet.
8. En premier lieu, aux termes de l'article 1AU3, repris également à l'article UB3 du règlement écrit du plan local d'urbanisme de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu : " 3.1.2 - Dans tous les cas, les caractéristiques des accès doivent répondre à l'importance et à la destination de l'immeuble ou ensemble d'immeubles à desservir, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. () 3.2.1 - Les terrains devront être desservis par des voies publiques ou privées, carrossables et en bon état d'entretien dans des conditions répondant à l'importance et à la destination des constructions qui doivent y être édifiées, notamment en ce qui concerne la commodité de la circulation, des accès et des moyens d'approche permettant une lutte efficace contre l'incendie. 3.2.2 - Lorsque les voies se termineront en impasse, elles devront être aménagées de telle sorte que tous les véhicules puissent faire aisément demi-tour ".
9. L'autorité compétente et, en cas de recours, le juge administratif, doivent s'assurer qu'une ou plusieurs voies d'accès au terrain d'assiette du projet pour lequel un permis d'aménager est demandé permettent de satisfaire aux exigences posées par les règles d'urbanisme citées au point précédent. Il ressort des pièces du dossier que l'accès au lotissement se fera depuis la rue des Aveliniers qui se termine en impasse, une bande dédiée aux piétons et cycliste étant séparée de la voie d'accès des véhicules. La rue des Aveliniers étant d'une largeur d'environ 8 mètres, ses dimensions et la configuration des lieux, ainsi que les aménagements qui y sont prévus, de nature à ralentir la vitesse des véhicules, permettent l'accès au lotissement dans des conditions sécurisées. Il ressort également des pièces du dossier que le projet prévoit, dans le prolongement de cette voie d'accès au lotissement, l'aménagement d'une placette bordée par une bande piétonne et des bandes végétalisées, supportant 5 des 10 places de stationnement " visiteurs " ainsi qu'une aire de présentation des bacs à déchets ainsi que la réalisation d'une aire de retournement. En outre, la voie privée interne au lotissement pour la desserte des différents lots, d'une largeur suffisante pour le passage des véhicules, en particulier des véhicules de secours, et équipée d'une zone de 1,50 mètre de large dédiée aux piétons et cyclistes séparée de la chaussée par un caniveau central, est également pourvue de deux aires permettant aux véhicules de secours de faire demi-tour. Les caractéristiques des accès des différents lots sont ainsi de nature à assurer la conformité des constructions projetées aux dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 1AU3 et UB3 de ce règlement doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1AU1, figurant également à l'article UB1 du règlement du plan local d'urbanisme, reprenant les termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, est interdite " Toute construction ou installation qui, par leur nature ou leur importance serait susceptible de porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ".
11. D'une part, au vu du dossier de demande, la collecte des déchets sera organisée sur une dalle béton de présentation des containers, en entrée de quartier autour de la placette nord, et l'arrêté attaqué prescrit son dimensionnement de 9 mètres de long par 2 mètres de large ainsi que le respect des prescriptions émises par le service d'assainissement collectif de la communauté d'agglomération de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Il prescrit également l'implantation d'un poteau incendie ou d'une réserve d'eau conformément au règlement départemental de la défense extérieure contre l'incendie. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ni que ces prescriptions au respect desquelles l'aménageur est tenu seraient insuffisantes pour assurer l'absence d'atteinte par les constructions projetées à la salubrité et à la sécurité publique, ni en tout état de cause que d'autres services auraient émis des préconisations complémentaires que l'arrêté attaqué ne reprendrait pas.
12. D'autre part, les requérants font valoir que l'arrêté attaqué n'a pas indiqué la puissance de raccordement au réseau électrique nécessaire au projet alors qu'il rendrait nécessaire " la mutation du poste La Grue Centrée " selon l'avis du syndicat départemental d'énergie de la Loire-Atlantique du 13 janvier 2022. Toutefois, alors que les requérants ne contestent pas que ces travaux de raccordement et d'augmentation de puissance pourront être réalisés par le concessionnaire de service public à la charge financière de l'aménageur, cet avis ne permet pas à lui seul de considérer que le projet de lotissement tel qu'il a été autorisé permettrait l'implantation future de constructions qui porteraient atteinte à la sécurité publique au sens et pour l'application des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme précédemment citées au point 10 du présent jugement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 1AU1 et UB1 de ce règlement doit être écarté.
13. En troisième lieu, en application des dispositions de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme, les travaux et opérations doivent être compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet se trouve dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) dite " du secteur de la Grue ", laquelle figure dans le règlement du plan local d'urbanisme de la commune sur un document graphique, accompagné des " orientations d'aménagement " portant sur l'ensemble des zones à urbaniser.
14. Aux termes du rapport de présentation, qui portent notamment sur l'orientation d'aménagement et de programmation du secteur de la Grue, les zones d'urbanisation " devront profiter des espaces verts ou humides préexistants pour améliorer leur intégration au site ". Néanmoins, l'axe nord-est sud-ouest identifié par le document graphique de cette OAP au titre du " patrimoine végétal d'intérêt paysager et écologique à conserver et à intégrer dans l'aménagement d'une liaison douce " dans lequel se trouve un alignement de chênes à conserver, se situe en dehors du terrain d'assiette du projet. En outre, le projet prévoit la mise en valeur d'un espace vert d'une superficie significative au sud-est du terrain d'assiette du projet. Le projet comporte également l'aménagement d'une voie interne pourvue d'une bande dédiée aux piétons et cyclistes et reliée aux autres liaisons douces projetées dans le cadre de l'OAP. Il suit de là que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet en cause serait incompatible avec l'OAP du secteur de la Grue.
15. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions attaquées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante. Il n'y a pas lieu, en revanche, de mettre à la charge des requérants le versement à cette commune ou à la société Bâti-Aménagement de sommes à ce même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme M et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et de la société Bâti-Aménagement présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme L M, désignée représentante unique, à la société Bâti-Aménagement et à la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Iselin, président du tribunal,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2023.
La rapporteure,
S. THOMAS
Le président,
B. ISELIN
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne
au préfet de la Loire-Atlantique
en ce qui le concerne
ou à tous huissiers de justice à ce
requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026