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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2211724

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2211724

mercredi 21 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2211724
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantSCHAUTEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 septembre 2022, M. A C, représenté par Me Schauten, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination vers lequel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler le temps de cet examen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros qui devra être versée à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation, en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que sa situation n'a été examinée qu'au seul regard de l'article 3 de l'accord franco-tunisien s'agissant du volet " salarié " de sa demande, sans que le préfet n'examine s'il pouvait procéder à sa régularisation ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il est né en France et y est resté jusqu'à l'âge de neuf ans, il y est ensuite revenu un an, à l'âge de 25 ans, puis est parti travailler en Italie avant de revenir en France le 12 juin 2015 à l'âge de 33 ans ; sa langue maternelle est le français, ses parents, qui l'hébergent, sont titulaires d'une carte de résident, sa sœur est française et réside en France avec son mari et ses enfants français, son frère vit en France depuis 2011 et y est marié avec une ressortissante française ; il bénéficie d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée en qualité de maçon ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est né en France et y est resté jusqu'à l'âge de neuf ans, il y est ensuite revenu un an, à l'âge de 25 ans, puis est parti travailler en Italie avant de revenir en France le 12 juin 2015 à l'âge de 33 ans ; sa langue maternelle est le français, ses parents, qui l'hébergent, sont titulaires d'une carte de résident, sa sœur est française et réside en France avec son mari et ses enfants français, son frère vit en France depuis 2011 et y est marié avec une ressortissante française ; il bénéficie d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée en qualité de maçon ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de son pouvoir de régularisation dès lors qu'il bénéficie bien d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée, que l'entreprise qui veut l'employer a signé une demande d'autorisation de travail et s'est engagée à verser la taxe employeur à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et que le métier de maçon est un métier en tension ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre et obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Des pièces produites par M. C et enregistrées le 8 mars 2023 n'ont pas été communiquées.

Par une décision du 21 février 2023, M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Baufumé a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ressortissant tunisien né le 18 mai 1982, déclare être entré sur le territoire français le 12 juin 2015. Il a sollicité, le 20 décembre 2021, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la présente requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination vers lequel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement desquels elle a été prise et fait notamment référence aux articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Elle mentionne également les éléments de fait propres à la situation personnelle du requérant et notamment le fait qu'il ne dispose pas de visa de long séjour ni de contrat de travail visé par les autorités compétentes et, dès lors, ne remplit pas les conditions d'admission au séjour au regard des articles 3 et 11 de l'accord franco-tunisien. Elle précise par ailleurs qu'il ne remplit pas les conditions requises d'admission exceptionnelle au séjour au regard des dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le contrat à durée indéterminée qu'il produit ne sera effectif qu'à compter de la délivrance d'un titre de séjour et ne saurait par conséquent constituer un motif exceptionnel d'admission au séjour et que si ses parents et deux de ses sœurs résident en France, il est célibataire, sans enfant, réside en France depuis 7 ans en situation irrégulière et n'est pas dépourvu d'attaches en Tunisie où il a vécu la majeure partie de sa vie et où résident encore deux de ses sœurs. La décision attaquée comporte, ce faisant, les considérations de fait et de droit qui lui servent de fondement. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision du préfet de Maine-et-Loire, qui n'avait pas à énoncer l'ensemble des éléments qu'il a pris en considération mais uniquement ceux sur lesquels il a entendu fonder cette décision, est entachée d'une insuffisance de motivation.

3. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.

4. En troisième lieu, en ce qui concerne les ressortissants tunisiens, l'article 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail stipule : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord./ Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation ". L'article 3 du même accord stipule que " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention ''salarié'' ". Le protocole relatif à la gestion concertée des migrations entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne, signé le 28 avril 2008 stipule, à son point 2.3.3, que " le titre de séjour portant la mention ''salarié'', prévu par le premier alinéa de l'article 3 de l'accord du 17 mars 1988 modifié est délivré à un ressortissant tunisien en vue de l'exercice, sur l'ensemble du territoire français, de l'un des métiers énumérés sur la liste figurant à l'Annexe I du présent protocole, sur présentation d'un contrat de travail visé par l'autorité française compétente sans que soit prise en compte la situation de l'emploi (.) ". Par ailleurs, portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Il fixe ainsi, notamment, les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord. Toutefois, si l'accord franco-tunisien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, il y a lieu d'observer que ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

5. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en examinant la demande de titre de séjour du requérant, en qualité de salarié, au regard de l'article 3 de l'accord franco-tunisien. Par ailleurs, si M. C soutient que le préfet n'a pas examiné sa demande de titre de séjour, s'agissant du volet " salarié ", au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a, dès lors, commis une erreur de droit, il résulte de ce qui a été dit au point 2 du présent jugement que l'administration a bien examiné la situation du requérant, au regard de cet article, sous l'angle de sa vie privée et familiale mais également d'un point de vue professionnel. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté en toutes ses branches.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. C est célibataire et sans enfant et que, s'il déclare être entré en France le 12 juin 2015, il y réside depuis irrégulièrement. Par ailleurs, s'il établit être né en France et y avoir été scolarisé jusqu'à l'âge de neuf ans, il ne conteste pas avoir rejoint la Tunisie dès l'année 1991. En outre, si les parents du requérant ainsi qu'un de ses frères et une de ses sœurs résident en France, il ressort des pièces du dossier que deux autres de ses sœurs résident en Tunisie où il a lui-même vécu la majeure partie de sa vie. Enfin, si M. C produit un contrat de travail à durée indéterminée, signé le 14 décembre 2021 et devant prendre effet à compter de la délivrance d'un titre de séjour, il n'établit ni même n'allègue avoir exercé une activité professionnelle en France avant la date de la décision attaquée. Par suite, compte-tenu de ses conditions de séjour en France, la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C, qui n'a pas exécuté la première mesure d'éloignement dont il a fait l'objet, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Dès lors, elle ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale" () ".

9. Les éléments de la vie personnelle et professionnelle du requérant, tels que décrits au point 7 du présent jugement, ne caractérisent pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet a méconnu les dispositions de cet article, ni davantage qu'il a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour doivent être rejetées.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, et en application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la motivation de l'obligation de quitter le territoire français contenue dans l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2022 se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement. Or, comme cela a été dit au point 2 ci-dessus, cet arrêté vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement desquels il a été pris et mentionne les éléments de fait propres à la situation personnelle du requérant. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation, ni d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.

12. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 10 ci-dessus que, l'illégalité du refus de titre de séjour n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé par voie d'exception à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

13. En troisième lieu, eu égard aux développements du point 7 ci-dessus, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en raison de l'atteinte excessive à la vie privée et familiale de M. C, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

15. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10 et 14 du présent jugement que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français, dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination. Ses conclusions à fin d'annulation doivent ainsi être rejetées, y compris, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Schauten.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, présidente,

M. Echasserieau, premier conseiller,

Mme Baufumé, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2023.

La rapporteure,

A. BAUFUMÉ La présidente,

M. BÉRIA-GUILLAUMIE

La greffière,

B. GAUTIER

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis

en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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