mercredi 8 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2212419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - M. LESIGNE |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
I Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2022 sous le n° 2212419, M. E D, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à l'examen du droit au séjour de M. D au regard de son droit au séjour sous astreinte de 75€ par jour de retard à compter du délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement au profit de son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut à titre principal au non-lieu à statuer ;
Il soutient que M. D s'est vu remettre une attestation de demande d'asile en date du 8 septembre 2022, valable jusqu'au 7 mars 2023 suite à l'enregistrement d'une demande de réexamen de sa demande d'asile.
Par une décision du 16 décembre 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes (section administrative), M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
II Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2022 sous le n° 2212420, Mme B C , représentée par Me Rodigues Devesas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique à procéder à l'examen du droit au séjour de Mme C au regard de son droit au séjour sous astreinte de 75€ par jour de retard à compter du délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement au profit de son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Par les mêmes moyens que ceux soulevés dans la précédente instance.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut à titre principal au non-lieu à statuer ;
Il soutient que Mme C s'est vu remettre une attestation de demande d'asile en date du 8 septembre 2022, valable jusqu'au 7 mars 2023 suite à l'enregistrement d'une demande de réexamen de sa demande d'asile.
Par une décision du 16 décembre 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes (section administrative), Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A, magistrat honoraire, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le cas où l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement des 1°, 2°, 4° de l'article L. 611-1 du même code.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Lesigne, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 11 janvier 2023 à 14h30.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°2212419 et n°2212420 ont trait au même litige et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. et Mme D/C, ressortissants russes nés respectivement le 25 septembre 1957 à Erevan (Arménie) et le 5 juin 1965 à Hoctemberyan (Arménie) , sont entrés en France le 8 août 2019 sous couvert d'un visa de court séjour à entrées multiples avec leurs enfants mineurs et ont sollicité la reconnaissance du statut de réfugié. Leurs demandes ont été rejetées par des décisions du directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en date du 24 octobre 2019, confirmées par des arrêts de la Cour nationale du droit d'asile du 7 juin 2021. Par ailleurs, M. D a sollicité la délivrance d'un titre de séjour au titre de son état de santé, ladite demande a toutefois été classée sans suite. Par les arrêtés attaqués du 12 août 2022 le préfet de la Loire-Atlantique leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé la Russie comme pays de renvoi.
Sur le non-lieu :
3. Le préfet de la Loire-Atlantique fait valoir qu'il a remis à M. D et à Mme C une attestation de demande d'asile en date du 8 septembre 2022, valable jusqu'au 7 mars 2023 et que ces attestations abrogent implicitement mais nécessairement les décisions d'éloignement contestées. Il y a lieu, par suite, de prononcer un non-lieu à statuer sur les deux requêtes.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. M. D et Mme C ont obtenu l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 16 décembre 2022. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros à verser à Me Rodrigues Devesas, sous réserve que cette dernière renonce à la part contributive de l'Etat dans le cadre de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les requêtes susvisées n° 2212419 et n° 2212420.
Article 2 : Il est mis à la charge de l'Etat une somme de 500 euros à verser à Me Rodrigues Devesas, sous réserve que cette dernière renonce à la part contributive de l'Etat dans le cadre de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à Mme B C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues Devesas.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2023.
Le magistrat désigné,
F. ALe greffier,
E. LE LUDEC
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
2, 2212420
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026