mercredi 27 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2212734 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPLANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Laplane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2022 par lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen préalable de sa situation personnelle ; il n'est pas originaire de Tchétchénie, contrairement à ce qu'indique l'arrêté attaqué ;
- le préfet a méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il ne représente aucune menace à l'ordre public ;
- le préfet, en ne tenant pas compte de ses attaches en France, notamment conjugales et filiales, a commis une erreur manifeste d'appréciation ; les faits qui lui sont reprochés ont été commis en 2013 ; il s'est vu confier ensuite par le juge des enfants l'exercice exclusif de l'autorité parentale sur ses deux premiers enfants ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- son droit à être entendu a été méconnu ; à aucun moment, il n'a été mis en mesure de faire état de sa situation ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Sur la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mars 2023, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant russe né le 17 juillet 1991, déclare être entré sur le territoire français le 4 octobre 2004, à l'âge de treize ans, avec sa mère et son frère. Sa mère s'étant vu reconnaître le statut de réfugié, il a lui-même bénéficié de ce statut en vertu du principe de l'unité de famille. Il a eu deux enfants nés respectivement en 2011 et 2012, dont la mère serait repartie en Tchétchénie en 2013. Cette même année, M. B a commis deux agressions sexuelles envers des femmes, les 6 avril et 13 novembre 2013. Il a été condamné pour ces faits, le 9 février 2015, à trois ans d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Créteil. Le 13 juin 2016, l'intéressé a été l'auteur d'une exhibition sexuelle imposée à une femme, ce qui l'a conduit à être condamné à neuf mois de prison par le tribunal correctionnel du Mans le 29 août 2017. En 2017, il a omis de justifier de son adresse auprès du gestionnaire du fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. Il a été condamné en conséquence à une peine de 70 heures de travail d'intérêt général par une ordonnance du 20 mars 2018 du vice-président du tribunal de grande instance du Mans. Enfin, le président de ce même tribunal lui a, par une ordonnance pénale du 2 octobre 2018, infligé une amende de 500 euros pour avoir, le 11 octobre 2017, conduit sans permis. La carte de résident dont M. B était titulaire étant arrivée au terme de sa durée de validité le 10 juin 2020, L'intéressé en a demandé le renouvellement. Le 8 octobre 2020, le préfet de la Sarthe a informé l'Office français de protection des réfugiés et apatrides des différentes condamnations de M. B. Par décision du 7 janvier 2022, le directeur général de cet Office a décidé de mettre fin au statut de réfugié de M. B sur le fondement du 2° de l'article L. 511-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A la suite à cette décision, le préfet de la Sarthe, par un arrêté du 27 septembre 2022, a rejeté la demande de titre de séjour de M. B, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a désigné comme pays de renvoi tout pays dans lequel l'intéressé établit être légalement admissible ou tout pays qui lui a délivré un titre de séjour en cours de validité. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. Zabouraeff, secrétaire général de la préfecture de la Sarthe. Il ressort des pièces du dossier que M. Zabouraeff a reçu, par un arrêté du préfet de la Sarthe du 19 avril 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, délégation à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Sarthe à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les arrêtés et décisions relatifs au séjour et à l'éloignement des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, comporte les considérations utiles de droit et de fait, notamment en ce qui concerne la vie privée et familiale de l'intéressé, sur lesquelles le préfet de la Sarthe s'est fondé pour refuser de délivrer à M. B un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de la Sarthe n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B, au vu des éléments qui ont été portés à sa connaissance, avant de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Si le préfet a certes commis une erreur de fait en mentionnant dans l'arrêté que le requérant était originaire de Tchétchénie, cette erreur, sans incidence sur la solution du présent litige, ne saurait suffire à établir que l'arrêté serait entaché d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le statut de réfugié est refusé ou il y est mis fin dans les situations suivantes () 2° La personne concernée a été condamnée en dernier ressort en France, () soit pour un crime, soit pour un délit constituant un acte de terrorisme ou une apologie publique d'un acte de terrorisme ou puni de dix ans d'emprisonnement, et sa présence constitue une menace grave pour la société française ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
6. M. B soutient que, contrairement à ce qui est affirmé par l'autorité préfectorale, il ne représente, aujourd'hui, aucune menace à l'ordre public. Il se prévaut de l'ancienneté de sa présence en France et fait valoir que sa seule condamnation permettant d'estimer qu'il représenterait une menace grave à l'ordre public date de 2015 pour des faits commis en 2013. Il relève qu'en 2018, le juge aux affaires familiales lui a confié l'exercice exclusif de l'autorité parentale sur ses deux enfants. Il ajoute qu'il a eu un troisième enfant, né en 2017, issu de sa relation avec une compatriote en situation régulière sur le territoire français. Il ne produit toutefois aucun élément circonstancié sur le suivi psychologique dont il a pu bénéficier, sur sa situation familiale et professionnelle à la date de l'arrêté attaqué, ses éventuelles démarches d'insertion, ses liens avec ses enfants, avec la mère de son troisième enfant, avec sa propre mère ou toute autre personne. Dès lors, eu égard à la répétition de faits graves commis par l'intéressé, pour lesquels il a été condamné et qui ont justifié, en dépit de leur relative ancienneté, le retrait du statut de réfugié, et en l'absence de tout élément sur la réinsertion de M. B dans la société française permettant d'apprécier le risque de récidive, le préfet a pu estimer, sans commettre d'erreur d'appréciation, que la présence du requérant en France constituait une menace pour l'ordre public. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions, citées au point 5, de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré par le requérant de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour, opposée à M. B, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, celle de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ". Le 3° de l'article L. 611-1 du même code est relatif à l'hypothèse où, comme c'est le cas de M. B, la personne de nationalité étrangère s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 3, en l'espèce, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
9. En troisième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
10. Par ailleurs, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. À l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise, concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
11. Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas même allégué que M. B n'aurait pas pu apporter, à l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, toutes les précisions qu'il aurait jugé utiles sur sa situation personnelle de nature à permettre la délivrance de son titre de séjour ou à empêcher son éloignement, ni qu'il aurait été empêché de faire valoir toute observation complémentaire utile au cours de l'instruction de sa demande. Dans ces conditions, le moyen tiré par M. B de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.
12. En quatrième lieu, pour les raisons indiquées au point 6 et en l'absence de précision apportée par M. B sur la nature et l'intensité de ses liens familiaux sur le territoire français, les moyens tirés de ce que le préfet aurait méconnu les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision refusant un délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. B, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, celle de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire.
14. En second lieu, la décision attaquée mentionne avec suffisamment de précisions les circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, notamment le 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le fait que M. B représente une menace pour l'ordre public. Ces considérations sont suffisamment développées pour mettre utilement le requérant en mesure de discuter les motifs de cette décision et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant fixation du pays de destination :
15. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. B, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination.
16. En second lieu, l'arrêté attaqué vise notamment les dispositions des articles L. 612-12 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constate qu'il est fait obligation au requérant de quitter le territoire français, que celui-ci ne démontre pas être dans l'impossibilité de quitter le territoire français et n'établit pas qu'il ne peut se rendre dans un autre pays. La décision fixant le pays de renvoi est, dès lors, régulièrement motivée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 27 septembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Sarthe et à Me Laplane.
Délibéré après l'audience du 29 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTINL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
D. LABOUYSSE La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. Malingre
N°2212734
gf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026