vendredi 28 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2213233 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PRELAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 et 25 octobre 2022, M. D C, M. H C et Mme B G, représentés par Me Prelaud, demandent au juge des référés :
1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la décision implicite de rejet du 4 septembre 2022 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) se substituant aux décisions de refus de visas opposés le 1er juin 2022 par l'Ambassade de France au Congo (RDC) à M. D C et M. H C;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer les demandes de visa long séjour au titre de la réunification familiale de M. D C et de M. H C dans le délai de 5 jours suivant la décision à intervenir, sous astreinte de 200 € par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat de la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que les décisions attaquées portent atteinte, par leurs effets, de manière grave et immédiate à leur situation et à leurs intérêts ;
*l'urgence est caractérisée en premier lieu par le temps de séparation très long entre Mme G et ses enfants. En effet, elle a fui le Congo (RDC) en 2015 et n'est jamais retournée dans son pays d'origine depuis en raison des menaces qui pèsent sur sa vie ; ses fils, A. D et H C sont donc séparés de leur mère depuis 7 ans. De plus, celle-ci a engagé la procédure de réunification familiale le 14 octobre 2019 en adressant un dossier à l'OFII. Cette procédure qui est engagée depuis 3 ans a abouti à la décision de refus de délivrance de visa opposé aux requérants le 1er juin 2022 ;
*l'urgence est également caractérisée en raison de l'état de santé de Mme G qui est immunodéprimée, atteinte du VIH et d'une maladie chronique tenant à une insuffisance rénale qui l'a conduite à une greffe en juin 2019 qui a abouti à un rejet ; elle précise qu'elle doit être hospitalisée deux jours par mois en raison de son état de santé à l'hôpital Bichat à Paris pour y recevoir son traitement ; elle soutient que son état de santé ne cesse de se dégrader, notamment depuis 2021 et qu'il entrave son autonomie alors qu'elle est célibataire et vit seule depuis son arrivée en France ; elle considère qu'elle a besoin du soutien moral et affectif de ses enfants auprès d'elle ; elle produit en ce sens un certificat de l'hôpital Bichat ; elle fait valoir qu'elle est célibataire et qu'elle s'est séparée de son compagnon après une brève liaison entre fin 2020 et mai 2021 ; les captures d'écrans de la page Facebook de la requérante ne sont pas probantes du maintien de cette relation ; la circonstance que H C souhaite venir en France pour des motifs professionnels n'est pas incompatible avec le soutien qu'il envisage d'apporter à sa mère ; les messages échangés entre eux, produits par le ministre à l'instance, démontrent surtout la proximité et les liens étroits et continus entre Mme G et ses fils ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
*la décision est insuffisamment motivée ; les décisions de l'ambassade de France au Congo sont motivées de manière stéréotypée ; en l'absence de décision explicite de la CRRV, cette motivation n'est pas davantage étayée ;
*elle est entachée d'une erreur de droit concernant l'âge de M. D C au regard des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la circonstance que l'intéressé ait plus de 18 ans ne peut lui être opposée lorsque la mère sollicite une réunification familiale ; Un enfant est éligible à cette réunification et donc recevable pour demander un visa de long séjour à cette fin jusqu'à l'âge de 19 ans ; l'âge de l'enfant doit être évalué à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été engagée et non pas à la date de dépôt de la demande de visa ; à cette date, M. D C était âgé de 17 ans. Il était donc bien mineur au sens de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les décisions de l'ambassade de France en République Démocratique du Congo et de la CRRV procèdent donc d'une erreur de droit en refusant de lui délivrer un visa long séjour sur ce motif ; en tout état de cause, le visa long séjour peut être accordé à un enfant âgé de plus de 19 ans s'il est démontré qu'il faisait partie de la même " cellule familiale ", ayant toujours vécu avec les autres membres de la famille et dépendant financièrement de ses parents ; en l'espèce ; les deux fils sont nés du même père et de la même mère et vivent à Kinshasa ; après le départ de leur mère, ils se sont retrouvés seuls à Kinshasa, le père ayant établi sa vie à Brazzaville ; ils font valoir qu'ils ont grandi avec leur mère dont ils dépendent financièrement, et ce, même depuis son départ du Congo ;
*la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la fraude : la fraude ne se présume pas, il appartiendra à l'administration de démontrer en quoi les déclarations des requérants l'ont conduite à conclure à une tentative frauduleuse d'obtention d'un visa ; ils contestent formellement ce motif invoqué par l'administration ; d'une part, ils précisent qu'ils n'ont pas été entendus en leurs déclarations ou observations lors de leur rendez-vous au consulat pour leur demande de visa, que personne ne leur a posé de questions et qu'aucun agent consulaire ne les a interrogé sur les motifs de leur demande de visa ; d'autre part, ils produisent à l'appui de leur requête, tout comme ils l'ont produit à l'appui de leurs demandes de visa des documents d'état civil parfaitement valides; ils précisent que les jugements supplétifs sont authentiques, jusqu'à preuve du contraire de même que les actes de naissance délivrés en application de ces jugements ; un " délai très long entre la date d'établissement d'un acte et celle de l'événement qu'il relate " ne saurait permettre de caractériser un jugement supplétif comme frauduleux ; l'article 106 du code de la famille congolais prévoit la possibilité d'enregistrer tardivement une naissance et ne prévoit pas de délai pour que la requête en défaut de déclaration de naissance soit introduite ; par conséquent, ils étaient bien fondés à introduire leur requête le 18 et 20 mai 2021 et il ne saurait leur être reproché de l'avoir fait à l'âge de 19 ans et 17 ans dès lors que la loi congolaise les y autorise ; ils produisent des actes d'état civil valides et l'administration n'apporte pas les preuve de leur caractère frauduleux ; enfin, ils précisent que Mme G bénéficie du statut de réfugiée depuis le 27 novembre 2017 suite à la décision prononcée par la Cour nationale du droit d'asile le même jour, qu'elle vit en France en situation régulière depuis cette date sous couvert d'une carte de résident portant la mention " réfugié " qui lui a été délivrée le 08 février 2018 ; au titre de la possession d'état, ils précisent qu'outre la validité des actes d'état civil produits, la réalité de leurs liens avec leur mère est parfaitement démontrée par les nombreux messages échangés entre elle et ses fils, ainsi que les marques d'affection que contiennent ces messages qui démontrent qu'ils sont en lien permanent et qu'ils sont très proches ;
*elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Mme G précise qu'en raison de son état de santé, elle n'a pas pu initier la procédure de réunification familiale avant le mois d'octobre 2019, date à laquelle, elle a commencé à retrouver des forces suite à sa greffe, expliquant ainsi qu'un délai d'un an et demi se soit écoulé entre la date d'obtention de son statut de réfugié et la date à laquelle elle a adressé son dossier à l'OFII. En raison de la gravité de son état de santé, elle a besoin du soutien matériel, affectif et moral de ses enfants ; la très longue séparation qu'ils subissent et leur impossibilité de se retrouver en raison de la décision de refus de visa méconnaissent les principes porte atteinte à l'intérêt des enfants et au respect de leur vie privée et familiale ;
*si le ministre émet un doute sur l'identité du père des enfants D et H, les requérants communiquent la copie du passeport du père de D et H. Ils précisent que ce dernier se faisait appeler Issa quand il vivait à Kinshasa, mais il s'agissait simplement d'un surnom, qui relevait de l'usage. C'est pour cette raison que Madame G l'appelle Issa dans le dossier OFPRA, c'est sous ce nom d'usage qu'elle l'a connu à Kinshasa; en toutes hypothèses, sur les jugements supplétifs, de même que sur les actes de naissance résultant des jugements supplétifs des enfants D et H, le nom du père est: Ngalamulume Makubu Alphonse, nom figurant dans son passeport et dans l'autorisation parentale. Il n'y a donc aucun doute sur l'identité du père des enfants, pas plus qu'il n'y a de doute sur la filiation des enfants D et H avec leur mère.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 octobre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors, qu'en l'espèce, si la requérante invoque la durée de la séparation, elle n'explique pas le temps écoulé entre le moment où l'OFII lui a signifié son incompétence et le dépôt de la demande de visa auprès des autorités consulaires françaises à Kinshasa, le 3 août 2021 ; si la requérante argue du fait qu'elle a débuté la procédure de réunification familiale dès 2019, en déposant sa demande auprès de l'OFII, cet argument ne saurait prospérer dès lors que le regroupement familial et la réunification familiale sont deux procédures distinctes et que si la requérante indique s'être trompée, les informations concernant la réunification familiale sont accessibles et compréhensibles ; par ailleurs, si la requérante fait valoir son état de santé, elle n'établit pas qu'il se serait aggravé alors que le diagnostic est ancien et il apparaît qu'elle n'est pas isolée car elle bénéficie de l'aide de son fiancé et qu'elle a reconstitué une cellule familiale en France; la motivation des demandeurs à venir en France est de démarrer une carrière dans le football et non d'aider leur mère ;
- aucun des moyens soulevés n'est propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; le moyen tiré de l'absence de motivation doit être écarte ; s'agissant de l'état civil et de l'identité des demandeurs, en l'espèce, leurs actes de naissance ont été établis le 29 juin 2021, soit plus de 19 et 17 ans après leur naissance, postérieurement à l'obtention du statut de réfugiée par la requérante, ce qui atteste de leur caractère opportun. Les naissances des jeunes demandeurs ont été enregistrées le 29 juin 2021 suivant jugement supplétif rendu le 18 et 20 mai 2021 par le tribunal pour enfants de E/F ; si la loi congolaise permet certes la possibilité d'enregistrer tardivement une naissance qui n'aurait pas été déclarée dans les délais impartis, pour les naissances survenues après 1987, par le biais d'un jugement supplétif, conformément à l'article106 du code de la famille, il apparait néanmoins que les jugements du 18 et 20 mai 2021 présentent plusieurs anomalies et irrégularités qui tendent à leur ôter toute valeur probante ; par ailleurs, les actes de naissance issus de ce jugement présentent plusieurs anomalies ; en outre, un passeport ne constitue pas un acte d'état civil mais un document de voyage, qui ne permet pas d'établir l'identité du demandeur de visa. Il émet des doutes sur les conditions de délivrance des passeports des demandeurs dès lors que ces documents ont été établis le 22 mai 2019 et que les actes de naissance des jeunes demandeurs ont été enregistrés le 29 juin 2021
*il n'a pas commis d'erreur d'appréciation quant aux discordances concernant la filiation des demandeurs ;
*il n'a pas commis d'erreur de droit quant à l'inéligibilité de M. D C, dès lors que la requérante n'étant pas en couple avec le père de ce dernier, celui-ci ne pouvait bénéficier de la réunification familiale que jusqu'à ses 18 an et que le 3 août 2021, date du dépôt de la demande de visa, M. D C avait plus de 19 ans ; la requérante, qui est en France depuis 2015, n'établit pas qu'elle entretient une relation continue avec ses enfants ; les requérants ne démontrent pas la possession d'état qu'ils invoquent ;
*ils ne démontrent pas davantage que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée au respect à leur vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ;
Mme G a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 octobre 2022.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 5 octobre 2022 sous le numéro 2213051 par laquelle Mme G demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marowski, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 octobre 2022 à 9 heures 30:
-le rapport de M. Marowski, juge des référés,
-les observations de Me Prelaud, avocate des M. D C, M. H C et Mme B G,
- et les observations du représentant du ministre de l'intérieur et des outre-mer.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
3. 1. Mme G, ressortissante congolaise, a fui son pays d'origine en raison des menaces qui pesaient sur sa vie. Elle est arrivée en France le 15 août 2015. Elle a obtenu le statut de réfugié en France à la fin du mois de novembre 2017 et s'est vue délivrer une carte de résident en cette qualité le 08 février 2018. En venant en France, elle a laissé dans son pays d'origine ses trois enfants dont deux étaient encore mineurs : MM. D et H C. Le 14 octobre 2019, elle a déposé un dossier de demande de regroupement familial auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), lequel a décliné sa compétence après plusieurs mois dès lors que Mme G détenait le statut de réfugiée. L'intéressée a alors demandé à sa sœur demeurant en République Démocratique du Congo de déposer une requête tendant à obtenir un jugement supplétif d'acte de naissance pour ses deux fils. Les requêtes ont été déposées au tribunal de paix de Kinshasa le 18 mai 2021. Par deux jugements notifiés le 18 mai 2021, ce tribunal a déclaré les requêtes recevables et a ordonné à l'officier d'Etat civil de la commune de Ngaliema de délivrer les actes de naissance de MM D et H C. Mme G a ensuite effectué des demandes de visa au mois d'août 2021. Par deux décisions de l'ambassade de France au Congo (RDC), notifiées le 1er juin 2022, les requérants ont été déboutés de leur demande de visa long séjour, au motif, pour M. D C, d'avoir plus de 18 ans au moment de la demande de visa et d'avoir fait des déclarations conduisant à conclure à une tentative frauduleuse pour obtenir un visa au titre de la réunification familiale, et pour M. H C, d'avoir fait des déclarations conduisant à conclure à une tentative frauduleuse pour obtenir un visa au titre de la réunification familiale. Par une requête réceptionnée le 04 juillet 2022 par la CRRV, Mme G et MM. C ont contesté ces décisions, demandé le réexamen de leur demande de réunification familiale et sollicité de la commission qu'elle enjoigne au ministre en charge de l'immigration de délivrer les visas demandés, au besoin sous astreinte. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France leur a opposé une décision implicite de rejet le 4 septembre 2022. Par leur requête, Mme G et MM. C demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution la décision implicite de rejet du 4 septembre 2022 de la CRRV et d'enjoindre à l'administration de réexaminer leur dossier, sous astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
4. Aucun des moyens invoqués par M. D C, M. H C et Mme B G, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) a implicitement refusé de délivrer les visas sollicités.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'apprécier la condition d'urgence, que la requête de M. D C, M. H C et Mme B G doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de M. D C, M. H C et Mme B G est réjetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C, à M. H C, à Mme B G, à Me Clara Prelaud et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nantes, le 28 octobre 2022.
Le juge des référés,
Y. Marowski
Le greffier,
J-F. MerceronLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026