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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2213402

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2213402

mercredi 12 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2213402
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationOQTF 6 semaines - M. CHUPIN
Avocat requérantPRELAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2022, M. E C représenté par Me Prelaud, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 octobre 2022, par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de lui communiquer toutes les pages de l'arrêté attaqué ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui devra être versée à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation dudit avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision attaquée ne lui a pas été intégralement communiquée ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de la reconduite :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français entraîne l'illégalité de la décision fixant le pays de la reconduite.

En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle et d'une erreur de fait ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant trois ans :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français entraîne l'illégalité de la décision fixant le pays de la reconduite ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 janvier 2023 du président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes (section administrative).

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

- la décision par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Chupin, président honoraire de tribunal administratif, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, le rapport de M. Chupin, magistrat désigné,

a été entendu .

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1.M. E C, ressortissant marocain né le 23 novembre1998, alias E C, alias E H F, alias E H G, déclare être entré irrégulièrement en France en janvier 2020. Le 4 août 2020, le préfet de la Loire-Atlantique a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ; cet arrêté n'a pas été respecté. Le 19 novembre 2020 l'intéressé a été assigné à résidence par le même préfet. Cette décision n'a pas été exécutée. Le 7 juin 2021, le préfet de la Seine Saint Denis a pris à l'encontre de M. C un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Interpellé à Nantes le 8 octobre 2022 par les services de police et placé en garde à vue pour détention illicite de stupéfiants, l'intéressé a fait l'objet le 9 octobre 2022 d'un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique portant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par sa requête, M. C demande au Tribunal d'annuler ledit arrêté.

Sur les conclusions principales à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. ( )" et aux termes de l'article L. 614-6 du même code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure. Il est statué sur ce recours selon la procédure et dans les délais prévus, selon le fondement de la décision portant obligation de quitter le territoire français, aux articles L. 614-4 ou L. 614-5. " et aux termes de l'article L. 614-5 du même code : " () Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cette fin parmi les membres de sa juridiction ou parmi les magistrats honoraires inscrits sur la liste mentionnée à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative statue dans un délai de six semaines à compter de sa saisine. L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. L'audience est publique. Elle se déroule sans conclusions du rapporteur public, en présence de l'intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas. L'étranger est assisté de son conseil s'il en a un. Il peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin qu'il lui en soit désigné un d'office."

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. B A, sous-préfet de Saint Nazaire. Par arrêté du 19 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique, le préfet de ce département lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi des étrangers en situation irrégulière et portant interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué manque en fait.

4. En second lieu, s'il apparaît que la première page de l'arrêté attaqué n'a pas été communiquée le 9 octobre 2022 à M. C lors de sa notification, il résulte de la présente procédure que l'intégralité de ladite décision a été communiquée au requérant dans le cadre du débat contradictoire qui l'oppose au préfet de la Loire-Atlantique. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée a été prise sur une procédure irrégulière doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, la décision attaquée vise les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application. Elle mentionne, par ailleurs, des éléments de la biographie de l'intéressé et de son parcours migratoire, notamment les différentes mesures d'éloignement précédentes prises à son encontre et non exécutées. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée, tant en droit qu'en fait.

6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. En l'occurrence, il ressort des pièces du dossier que M. C , ainsi qu'il a été dit, est entré irrégulièrement en France en janvier 2020. La présence en France de l'intéressé, à la date de la décision attaquée, était donc récente, alors, au surplus, qu'il est constant que l'intéressé ne s'est maintenu pendant toute cette durée sur le territoire national qu'au mépris de deux obligations de quitter le territoire français, avec interdiction de retour sur le territoire français, prises à son encontre et demeurées inexécutées. Par ailleurs, M. C qui est célibataire et sans enfant, ne fait état d'aucune relation ancienne, intense et stable en France. Enfin, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été condamné le 5 août 2020 à 6 mois d'emprisonnement pour vol aggravé par ruse, effraction ou escalade. Dans ces conditions, M. C qui n'ignorait pas le caractère irrégulier de sa présence en France et savait être exposé à une mesure de reconduite, n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et a entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

8. Aux termes de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet " et aux termes de l'article L.612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; ()4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;() 8°L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ".

9. En premier lieu, la décision refusant d'accorder à M. C un délai de départ volontaire comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle vise notamment les dispositions de l'article L. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes desquelles l'autorité administrative peut décider que l'étranger en situation irrégulière peut être obligé de quitter sans délai le territoire français dans diverses hypothèses. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.

10. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de M. C, notamment au regard des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte, au contraire, de la motivation de cette décision que le préfet de la Loire-Atlantique a pris en compte la situation personnelle et le comportement particulier de l'intéressé sur le territoire national pour justifier le refus de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation personnelle de M. C ne peut qu'être écarté.

11. En troisième lieu, la décision refusant d'accorder à M. C un délai de départ volontaire est fondée sur la quadruple circonstance que l'intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire français et n'a entrepris aucune démarche pour régulariser sa situation, qu'il a déclaré ne pas avoir l'intention de quitter la France en dépit d'une éventuelle mesure d'éloignement prise à son encontre, qu'il s'est soustrait à l'exécution de deux précédentes mesures d'éloignement et qu'il n'offre aucune garantie de représentation en l'absence de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.

Sur la décision fixant le pays de la reconduite :

12. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5 du présent jugement, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée ne peut qu'être écarté.

13. En second lieu, l'obligation de quitter le territoire français litigieuse n'étant pas annulée par le présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de la reconduite doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de ladite obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

14. Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour () La durée de l'interdiction de retour()ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour ()sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

15. En premier lieu, le préfet de la Loire-Atlantique, pour motiver l'interdiction de retour sur le territoire français opposée à M. C pour une durée de trois ans, vise les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et renvoie aux éléments du dossier déjà évoqués, notamment ceux relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, à son entrée irrégulière sur le territoire national, à la durée de sa présence en France en se maintenant irrégulièrement sur le territoire, aux circonstances de son interpellation dans le cadre de la commission d'une infraction, au fait qu'il n'a entrepris aucune démarche pour régulariser sa situation et qu'il a déjà fait l'objet de deux interdictions précédentes de retour sur le territoire français demeurées vaines. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

16. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. C , il ressort de la motivation de la décision attaquée que le préfet de la Loire-Atlantique, après avoir refusé à l'intéressé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a pris en compte les diverses conditions posées par ledit article avant de prendre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et d'en fixer la durée à un an. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

17. En troisième lieu, à la date de la décision attaquée, M. C faisait l'objet d'une enquête préliminaire dans le cadre de la commission d'une infraction. Par ailleurs, il est constant, ainsi qu'il a été dit, que l'intéressé a fait l'objet de deux mesures d'éloignement précédentes qu'il n'a pas exécutée. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique qui a tenu compte des différents critères énoncés ci-dessus, a entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation.

18. En quatrième lieu, le présent jugement ne prononçant pas l'annulation de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire, le moyen tiré de ce que l'illégalité de cette décision doit entraîner, par voie de conséquence, celle de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par M. C ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

20. En vertu de ces dispositions, le juge ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. C doivent, dès lors, être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à Me Prelaud et au préfet de la Loire-Atlantique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2023.

Le magistrat désigné,

P. CHUPIN

La greffière,

S. BARBERA

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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