jeudi 31 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2213452 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | GUERIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 12 octobre 2022, le 1er juin 2023, le 9 juin 2023 et le 16 juin 2023, Mme A G E, Mme F G E et Mme C D, agissant tant en son nom personnel qu'en qualité de représentante légale de son enfant mineur B I H, représentées par Me Guérin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours préalable formé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Khartoum (Soudan) rejetant les demandes de visas d'entrée et de séjour présentées pour Mme A G E, Mme F G E et la jeune B I H au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre à l'administration à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à titre subsidiaire, de procéder au réexamen dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros par application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elles soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure et a été prise en méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il n'a pas été répondu à la demande de communication des motifs et qu'elles n'ont pas été invitées à produire les pièces ou informations complémentaires utiles à l'instruction de son dossier ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette même décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que Mme A G E n'avait pas atteint l'âge de 19 ans ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation sur le lien de filiation dès que le système d'état civil érythréen est désorganisé et que le lien de filiation doit être apprécié tant au regard des actes de naissance produits que de la possession d'état ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 5 juin 2023 et le 13 juin 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés ;
- la décision est également fondée sur l'absence de délégation de l'autorité parentale.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 juin 2023 :
- le rapport de Mme Roncière, rapporteure,
- et les observations de Me Guérin, représentant les requérantes.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante érythréenne, née le 1er janvier 1983, s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par une décision du directeur de l'office français pour la protection des réfugiés et apatrides en date du 31 décembre 2019. M. I H J, né le 1er mai 1972, son époux allégué, Mme A G E, née le 19 novembre 2002, Mme F G E, née le 10 octobre 2004 et la jeune B I H, née le 27 juillet 2012, qu'elle présente comme ses filles, ont déposé des demandes de visas de long séjour auprès des autorités consulaires françaises au Soudan, en qualité de membres de famille d'une réfugiée. Ces autorités ont accepté de délivrer un visa à M. I H J le 25 mai 2022 mais ont refusé de délivrer les visas sollicités aux autres demandeuses. Par une décision implicite née le 10 août 2022, dont les requérantes demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre ces décisions consulaires.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En cas de décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France et compte tenu des mentions indiquées sur l'accusé de réception transmis par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France aux requérantes, la commission, dont la décision se substitue à celle des autorités consulaires, doit être regardée comme s'étant approprié les motifs retenus par ces autorités soit, en l'espèce, d'une part, en ce qui concerne Mme A G E, du fait que la demandeuse de visa est âgée de plus de 18 ans le jour de la demande de visa et d'autre part, pour Mme F G E et la jeune B I H, du fait que le dossier de demande de visa ne contient pas la preuve du lien familial avec la réunifiante.
3. D'une part, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / ()". Aux termes de l'article L. 561-5 de ce même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis () peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. () ". Les articles L. 434-3 et L. 434-4 du même code, rendus applicables à la procédure de réunification familiale par l'article L. 561-4 de ce code, ajoutent respectivement que : " Le regroupement familial peut également être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et pour ceux de son conjoint si, au jour de la demande : / 1° La filiation n'est établie qu'à l'égard du demandeur ou de son conjoint ; / 2° Ou lorsque l'autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux. ", et que : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".
4. Le droit pour les réfugiés et titulaires de la protection subsidiaire de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants âgés de moins de dix-neuf ans implique que ceux-ci puissent solliciter et, sous réserve de motifs d'ordre public et à condition que leur lien de parenté soit établi, obtenir un visa d'entrée et de long séjour en France.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Et aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
En ce qui concerne Mme A G E :
6. Aux termes des dispositions de l'article R 561-1 du même code : " La demande de réunification familiale est initiée par la demande de visa des membres de la famille du réfugié ou du bénéficiaire de la protection subsidiaire mentionnée à l'article L. 561-5. Elle est déposée auprès de l'autorité diplomatique ou consulaire dans ma circonscription de laquelle résident ces personnes. ".
7. Il ressort des pièces du dossier et en particulier de l'acte de naissance produit à l'appui de la demande de visa et du récépissé de quittance de frais de dossier, que la demande de visa de long séjour au titre de la réunification familiale a été déposée le 14 septembre 2021 auprès des autorités consulaires françaises à Khartoum (Soudan) et qu'à cette date, Mme G E, née le 19 novembre 2002, était âgée de plus de 18 ans mais de moins de 19 ans. Par suite, les requérantes sont bien fondées à soutenir qu'en rejetant implicitement leur recours et en confirmant le refus de délivrance de ce visa au motif que la demandeuse était âgée de plus de dix-huit ans à la date de dépôt de sa demande de visa alors qu'il convenait de retenir l'âge de 19 ans, la commission a entaché sa décision d'erreur de droit.
En ce qui concerne la jeune B I H :
8. Pour justifier du lien de filiation entre la réunifiante et la jeune B I H, née le 27 juillet 2012 au Soudan d'une seconde union avec M. H, lequel a déjà rejoint son épouse et leur autre fils en France, les requérantes produisent une " notification of birth ", délivrée par le ministre de la santé soudanais au moment de la naissance sur déclaration d'un médecin et d'une sage-femme mentionnant le lien de filiation avec Mme C D. Si le certificat délivré par le ministère de la santé pour la jeune B ne peut, en l'espèce, recevoir la qualification d'acte d'état civil étranger au sens des dispositions de l'article L. 811-1, les requérantes versent toutefois au débat un certificat de baptême établi le 14 octobre 2012 comportant le nom du père et de la mère, une carte de réfugiée pour la demandeuse de visa, des attestations du haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés sur la composition de la famille ainsi que la fiche familiale de référence établie sur la base des déclarations de Mme D comportant tous les mêmes mentions. Dès lors, dans les circonstances particulières de l'espèce, ces éléments suffisent à établir le lien de filiation entre la demandeuse de visa et la réunifiante. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer à la jeune B I H le visa sollicité pour les motifs exposés au point 2.
9. Il est vrai que, pour établir que la décision attaquée était légale, le ministre de l'intérieur invoque, dans son mémoire en défense communiqué aux requérantes, un autre motif, tiré de ce qu'aucune décision de justice relative à l'exercice de l'autorité parentale n'a été produite. Mais il ne résulte pas de l'instruction, eu égard notamment aux éléments ci-dessus rappelés, que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France aurait pris la même décision si elle avait entendu se fonder initialement sur ce motif. Il n'y a dès lors pas lieu de procéder à la substitution demandée.
En ce qui concerne Mme F G E :
10. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Ces stipulations sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
11. Il ressort des pièces du dossier que Mme F G E, née le 10 octobre 2004, à Tesseney (Erythrée), dont le lien de filiation n'est pas contesté avec Mme C, était mineure à la date de la décision attaquée. Si, à l'appui de son recours, Mme D produit une " attestation authentifiée " en date du 7 avril 2021 ainsi qu'un jugement d'homologation d'un contrat en date du 10 octobre 2022 et postérieur à la décision attaquée, attestant que M. E G, père de F a délégué son autorité parentale à Mme D, il n'est pas contesté que ces documents d'autorisation parentale ne peuvent revêtir l'autorité d'un jugement délégant la puissance paternelle à la mère. Toutefois, les requérantes font valoir que Mme F E G vivait avec son beau-père, sa sœur et sa demi-sœur au Soudan et qu'elle se retrouverait isolée dans son pays d'accueil après le départ de ceux-ci en France. Il en résulte que la décision contestée, qui aurait nécessairement pour effet de priver durablement l'enfant de la requérante, soit de la présence de sa mère soit de celle de son conjoint qui s'est occupé d'elle en son absence, méconnait l'article 3-1 de la Convention internationale de New-York relative aux droits de l'enfant. Le moyen doit, dans les circonstances très particulières de l'espèce, être accueilli.
12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que les requérantes sont fondées à demander l'annulation de la décision contestée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas sollicités dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
14. Mme D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Guerin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : La décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a confirmé les décisions de l'autorité consulaire française à Khartoum en date du 25 mai 2022 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Guérin une somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G E, Mme F G E, Mme C D, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
M. Rosier, premier conseiller,
Mme Roncière, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 août 2023.
La rapporteure,
M.-A. RONCIERE
La présidente,
H. DOUET
Le greffier,
S. VALAIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026