LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2213691

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2213691

mardi 8 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2213691
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGRANGER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Plateau, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 17 août 2022 par laquelle la présidente de la communauté de communes " Pays de Blain " l'a exclu temporairement de ses fonctions pour une durée de trois mois ;

2°) de mettre à la charge de la communauté de communes " Pays de Blain " la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée a pour effet de le priver de toute rémunération, alors qu'étant célibataire, il ne peut subvenir à ses besoins ; la circonstance qu'il bénéficierait de revenus complémentaires réguliers, du fait de sa location dite " Air BnB ", ne permet pas d'écarter la condition d'urgence, dans la mesure où le montant annuel de ces revenus complémentaires ne présente pas un seuil suffisant pour lui permettre d'assumer le montant mensuel de ses échéances.

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* elle méconnaît les droits de la défense dès lors que le grief retenu n°2 n'a pas été débattu préalablement, au stade des observations écrites en ce qu'il ne figurait pas sur le courrier d'engagement des poursuites disciplinaires ;

* les griefs n°2 et n°3 sont entachés d'erreurs de fait : le grief n°2 tiré de l'utilisation à des fins personnelles du matériel de son employeur sur son temps de travail est insuffisamment détaillé pour en apprécier le bien-fondé et a été contesté lors de la séance du conseil de discipline. Le motif n°3 tiré des propos inappropriés à l'encontre d'une usagère du service, à le supposer établi, ne lui est pas imputable dès lors que le 15 octobre 2021, date de la plainte adressée par ladite usagère, il était suspendu de ses activités ;

* le grief n°1 est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des faits de l'espèce en ce que l'administration a considéré qu'ils constituaient un manquement à l'obligation de probité du fait de l'existence d'un intérêt personnel dans le cadre du service de la redevance incitative, alors que la simple maladresse d'un agent dû à la méconnaissance de la règlementation en vigueur, pour laquelle il peut se prévaloir d'une exception à l'erreur, ne suffit pas à caractériser une faute justifiant une sanction disciplinaire ; au cas présent, le manquement qui lui est reproché s'inscrit parfaitement dans l'exception d'erreur, du fait du caractère ambigu du règlementation intérieur, précisément au sujet de l'immeuble à l'origine du litige ; les faits qui lui sont reprochés ne présentent pas un caractère fautif, compte tenu de l'ambiguïté de la règlementation applicable, par rapport aux spécificités du logement litigieux - qui était de notoriété publique, compte tenu de l'offre relativement limitée d'immeubles au titre de la location " Air BetB ", dans le ressort de la modeste commune de Bouvron -, puis de la régularisation immédiate de la situation, au plan financier dès la découverte de son erreur.

* la sanction litigieuse est en tout état de cause disproportionnée au regard des circonstances de l'espèce.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2022, la communauté de communes " Pays de Blain " conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 500 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est à titre principal irrecevable ; le courrier du 17 août 2022 ne peut pas faire l'objet d'un recours, faute d'effet décisoire suffisant. Sa forme n'est pas celle d'un arrêté portant sanction disciplinaire ; manquent les visas et la motivation. Son contenu ne s'apparente pas davantage à celui d'un arrêté portant sanction disciplinaire ; les voies et délais de recours n'y figurent pas ; il s'agit d'une simple information sur l'état d'instruction du dossier ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie : l'exécution de la décision attaquée est insusceptible d'intervenir à brève échéance ; son exécution différée n'est pas de nature à bouleverser les conditions d'existence de M. B, dans la mesure où celui-ci pâtit depuis plusieurs mois et de son seul fait du versement d'une rémunération partielle en raison du prolongement de son congé de maladie ordinaire (50 % désormais). Au surplus, les conditions d'existence de l'intéressé ne s'en trouveront nullement affectées puisqu'il s'est constitué une rente régulière et fructueuse issue de la location de résidences secondaires par le biais de sites de meublés de tourisme tel Airbnb, palliant toute éventualité ; l'intérêt général s'oppose au cas présent à ce que M. B puisse continuer à percevoir sa rémunération comme si de rien n'était ou qu'il puisse revenir à son poste de travail immédiatement. L'introduction tardive de sa requête en référé-suspension traduit le peu d'intérêt que cette procédure revêt à ses yeux et son manque de diligence caractérise le défaut d'urgence.

- aucun des moyens soulevés par M. B n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : le moyen tiré du non-respect des droits de la défense n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits et de l'erreur de qualification juridique de ceux-ci ne sont pas fondés. La sanction d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de trois mois n'est pas disproportionnée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 12 septembre 2022 sous le numéro 2212546 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bouchardon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 novembre 2022 à 09h15 :

- le rapport de M. Bouchardon, juge des référés,

- et les observations de Me Plateau, représentant M. B, en sa présence, qui fait valoir que le courrier du 17 août 2022 fait bien grief à l'intéressé. Sur l'urgence, M. B ne saura faire face à ses charges en l'absence de traitement durant 3 mois. Il développe par ailleurs oralement ses écritures s'agissant de la légalité dudit courrier.

La clôture de l'instruction a été reportée au 4 novembre 2022 à 10h00.

Une note en délibérée, présentée pour le requérant, a été enregistrée le 3 novembre 2022 à 18h00 et a été communiquée.

Une note en délibéré, présentée pour la communauté de communes " Pays de Blain ", a été enregistrée le 4 novembre 2022 à 09h28 et a été communiquée.

Une noté en délibéré, présentée pour la communauté de communes " Pays de Blain ", a été enregistrée le 4 novembre 2022 à 09h53. Elle n'a pas été communiquée.

Une note en délibérée, présentée pour le requérant, a été enregistrée le 7 novembre 2022. Elle n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, adjoint technique principal de deuxième classe, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 17 août 2022 par laquelle la présidente de la communauté de communes " Pays de Blain " l'a exclu temporairement de ses fonctions pour une durée de trois mois.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Aucun des moyens invoqués par M. B, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision par laquelle la présidente de la communauté de communes " Pays de Blain " l'a exclu temporairement de ses fonctions pour une durée de trois mois.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence et sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin de suspension de la requête doivent être rejetées, ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B une somme de 2 500 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes " Pays de Blain " et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes " Pays de Blain " au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la communauté de communes " Pays de Blain ".

Fait à Nantes, le 8 novembre 2022.

Le juge des référés,

L. BOUCHARDON

Le greffier,

J-F. MERCERONLa République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026