vendredi 29 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2213819 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SMATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 octobre 2022, M. C A, représenté par Me Smati, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour et de travail, dans un délai de deux mois dans les mêmes conditions d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son avocat en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et d'une erreur de droit ; c'est à tort que sa demande de titre de séjour en qualité d'étudiant a été examinée comme une première demande alors que l'impossibilité d'enregistrer dans les délais sa demande de renouvellement de son titre de séjour ne lui est pas imputable ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet ne pouvait rejeter sa demande sur ce fondement au seul motif qu'il n'avait pas demandé à nouveau un visa de long séjour ; il remplit par ailleurs les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en ce qu'elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mai 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Béria-Guillaumie, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant libyen né en février 1989, est entré régulièrement en France le 30 décembre 2014, sous couvert d'un visa de long séjour valable de mai 2014 à mai 2015. Il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " en mai 2015 et il lui a été délivré une carte de séjour temporaire valable du 29 mai 2015 au 28 mai 2016, carte qui a été régulièrement renouvelée jusqu'au 19 novembre 2020. Les 15 et 30 novembre 2021, après un retour en Libye en 2019, M. A a sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a complété sa demande le 16 mai 2022 d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 28 juillet 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. A demande au tribunal d'annuler les décisions du 28 juillet 2022.
Sur le moyen commun aux décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. / Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la décision portant refus de titre de séjour vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 412-1, L. 422-1, et L. 435-1, ainsi que celles du code des relations entre le public et l'administration et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision attaquée est ainsi suffisamment motivée en droit. Par ailleurs, le refus de séjour mentionne les éléments relatifs à la situation personnelle de M. A sur lesquels le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé, notamment sa date d'entrée et sa durée de présence sur le territoire, les titres de séjour qui lui ont été délivrés ainsi que leurs mentions, ses années d'études, son retour en Lybie au titre de l'année 2019, suivi de son maintien irrégulier sur le territoire français pendant plus d'un an, son absence d'inscription en études supérieures au titre des années 2019/2020 et 2020/2021, son inscription en études supérieures au titre de l'année 2021/2022, et sa situation familiale. La décision portant refus de séjour est, par conséquent, suffisamment motivée tant en droit qu'en fait. Par suite, et en application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision, comprise dans le même arrêté, portant obligation de quitter le territoire français est par suite également suffisamment motivée. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an ". Aux termes de l'article L. 411-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France ou du livre II, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire de l'un des documents de séjour suivants : / 1° Un visa de long séjour ; / 2° Un visa de long séjour conférant à son titulaire, en application du second alinéa de l'article L. 312-2, les droits attachés à une carte de séjour temporaire () lorsque le séjour envisagé sur ce fondement est d'une durée inférieure ou égale à un an () ". Selon l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire () est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Enfin l'article R. 311-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable lors de l'expiration du titre de séjour dont disposait M. A jusqu'au 19 novembre 2020 disposait que : " La demande est présentée par l'intéressé dans les deux mois de son entrée en France. S'il y séjournait déjà, il présente sa demande : () / 4° Soit dans le courant des deux derniers mois précédant l'expiration de la carte de séjour dont il est titulaire, sauf s'il est titulaire du statut de résident de longue durée-UE accordé par la France en application des articles L. 314-8, L. 314-8-1 et L. 314-8-2. / A l'échéance de ce délai et en l'absence de présentation de demande de renouvellement de sa carte de séjour, il justifie à nouveau des conditions requises pour l'entrée sur le territoire national lorsque la possession d'un visa est requise pour la première délivrance de la carte de séjour () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que pour rejeter la demande tendant à la délivrance, à M. A, d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", le préfet de Maine-et-Loire a relevé, d'une part, que l'intéressé était rentré en Lybie au titre de l'année 2019, puis entré à nouveau en France en janvier 2020 et que sa carte de séjour temporaire avait expiré le 19 novembre 2020, qu'il n'avait pas déposé sa demande de délivrance d'un titre de séjour dans les délais réglementaires dès lors que l'intéressé avait déposé sa nouvelle demande en novembre 2021, d'autre part, qu'il ne justifiait pas d'une entrée en France, en 2020, sous couvert d'un visa d'entrée et de long séjour, et qu'il ne pouvait justifier de la poursuite de ses études au titre de l'année 2019/2020 et de l'année 2020/2021.
6. Il est constant d'une part, qu'à l'expiration de son dernier titre de séjour le 19 novembre 2020, M. A s'est maintenu de manière irrégulière pendant une année sur le territoire avant de solliciter un nouveau titre de séjour portant la mention " étudiant " en novembre 2021, et ce sans justifier de la détention d'un nouveau visa de long séjour, et que d'autre part, M. A ne peut justifier avoir poursuivi ses études au titre des années 2019/2020 et 2020/2021. Si M. A invoque l'existence d'une erreur de droit commise par le préfet, lequel a examiné sa demande de titre de séjour comme une première demande de titre de séjour, et allègue avoir entrepris les démarches relatives au renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " dans les délais impartis, il ressort des pièces du dossier, notamment de ses échanges avec l'administration, que l'intéressé ne peut justifier avoir questionné l'administration en vue de débuter ces démarches que le 23 novembre 2020, soit à une date postérieure à la date d'expiration de son précédent titre de séjour. Dans ces conditions, le préfet a pu se fonder sur ces seuls motifs pour refuser de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité. Par suite et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur le caractère réel et sérieux des études passées de l'intéressé et de sa reprise d'études, tant le moyen tiré de l'erreur de droit quant à la nature de sa demande de titre de séjour et du défaut d'examen de sa situation personnelle que celui tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
8. M. A se prévaut de sa présence en France depuis le mois de décembre 2014, soit une durée de séjour sur le territoire de près de six années à la date d'expiration de son dernier titre de séjour, de son parcours étudiant et de son intégration par le travail, ainsi que de ses liens privés et familiaux, anciens, intenses et stables qu'il entretiendrait en France. Toutefois, le titre de séjour portant la mention " étudiant " qui lui a été délivré puis qui a été renouvelé jusqu'au 19 novembre 2020 ne lui donnait pas vocation à s'établir de manière pérenne sur le territoire français. Par ailleurs, si le sérieux et la réussite des études passées de l'intéressé ne sont pas contestés par le préfet de Maine-et-Loire, M. A ne justifie pas avoir poursuivi ses études au cours des années universitaires 2019/2020 et 2020/2021. La circonstance que M. A a travaillé du 20 avril 2020 au 20 juillet 2020, soit sur une période de trois mois, n'est pas de nature, à elle seule, à établir ou à justifier son intégration socio-professionnelle. Enfin, si le requérant se prévaut de l'ancienneté, de l'intensité et de la stabilité des liens privés et familiaux qu'il entretiendrait sur le territoire, ces allégations ne permettent pas, à elles seules, d'établir la réalité, l'ancienneté, l'intensité et la stabilité de ces liens. Par ailleurs, l'intéressé ne démontre pas qu'il serait dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a passé la majeure partie de sa vie, ni qu'il aurait établi le centre de ses relations amicales et familiales en France. Ainsi, l'ensemble des éléments apportés par M. A est insuffisant à justifier d'une particulière intégration sur le territoire français. Par suite, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit donc être écarté.
9. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
10. Les éléments de la vie personnelle et professionnelle de M. A, tels que décrits au point 8 du présent jugement, ne caractérisent pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement. Le moyen doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, eu égard à ce qui a été dit précédemment, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, que M. A invoque par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Eu égard aux motifs exposés au point 8 ci-dessus, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas entaché sa décision portant obligation de quitter le territoire français d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de sauvegarde des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
13. L'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, eu égard à ce qui été dit précédemment, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le délai de départ volontaire serait illégale en raison de l'illégalité de cette décision.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 11 et 12 ci-dessus que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Smati.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Hannoyer, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2023.
La présidente-rapporteure,
M. BERIA-GUILLAUMIE
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
R. HANNOYER
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
gf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026