jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2214051 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | POLLONO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 25 octobre, 10 et 15 novembre 2022, M. A, représenté par Me Pollono, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 10 novembre 2021 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de procéder à un nouvel examen de sa situation, dans un délai de 7 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros hors taxes au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il est inscrit en 2ème année de BTS compatibilité-gestion et qu'une entreprise lui a proposé de conclure un contrat d'apprentissage, lequel doit être signé au plus tard six mois avant le mois de mai 2023, pour pouvoir se présenter aux épreuves d'admission en vue de l'obtention de son diplôme ; il a été diligent dans ses démarches, en tentant d'obtenir un rendez-vous auprès de la préfecture de la Vendée en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour, avant même d'avoir été de nouveau mis en possession de ses documents d'identité ; la décision contestée, entachée d'un doute sérieux quant à sa légalité, préjudicie ainsi de manière grave et immédiate à sa situation ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : ses actes d'état civil établissent son identité et sa date de naissance, le 10 juillet 2022 ; il a été empêché par la pratique des services du préfet du Cantal, de déposer sa demande de titre de séjour auprès du préfet de la Vendée avant son 19ème anniversaire, ses documents d'état civil étant détenus par l'administration alors qu'il pensait légitimement que sa situation était en cours de régularisation ; ces circonstances caractérisent un cas de force majeure justifiant que sa demande de titre de séjour soit regardée comme ayant été déposée avant son 19ème anniversaire ; il remplit l'ensemble des conditions prévues par l'article L. 423-22 précité, qui doivent être appréciées globalement (il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, justifie du caractère réel et sérieux de sa formation, ses liens avec sa famille dans son pays d'origine sont minces, il a fait l'objet d'un avis favorable de la structure d'accueil qui l'a pris en charge, il justifie d'une parfaite intégration au sein de son établissement et de la société française) ;
* elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : le centre de ses intérêts et attaches personnels se situe en France ;
* elle est entachée d'un défaut d'examen approfondi de sa situation ;
* elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, au regard de l'intensité de ses attaches en France et en ce qu'elle met en danger son équilibre en tant que jeune adulte, en le contraignant à retourner dans son pays d'origine où ses possibilités de poursuivre des études sont nulles.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 et 15 novembre 2022, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie : si l'intéressé se prévaut de la proposition de conclure un contrat d'apprentissage, il ne pouvait ignorer l'irrégularité de sa situation, à la suite de la notification de la décision contestée et d'une mesure d'éloignement, opposée par le préfet du Cantal le 2 août 2021, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand ; il a tardé à introduire la présente requête ; il n'a pas été diligent, ayant sollicité une prise de rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour, le 9 août 2021, date à laquelle il était âgé de plus de 19 ans ;
- aucun des moyens soulevés par M. A n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 novembre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 28 mars 2022 sous le numéro 2203936 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 novembre 2022 à 14 heures :
- le rapport de Mme Robert-Nutte, juge des référés,
- les observations de Me Neve, substituant Me Pollono, représentant M. A, en sa présence, qui s'est prévalu de ses attaches fortes en France.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 10 juillet 2002, entré en France en 2017, a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance du Cantal, par une ordonnance de placement provisoire et un jugement en assistance éducative du juge des enfants au tribunal de grande instance d'Aurillac, les 26 octobre et 7 décembre 2017. Le 2 septembre 2021, il a sollicité du préfet de la Vendée la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 10 novembre 2021, dont M. A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution, le préfet de la Vendée a rejeté sa demande.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Il résulte de l'instruction que M. A, alors confié aux services de l'aide sociale à l'enfance du département du Cantal, à la fin de l'année 2017, a été scolarisé, à compter de l'année 2018/2019 au lycée à Aurillac, où, après suivi sérieusement les enseignements dispensés en classe de 2nde, 1ère et terminale, a obtenu son baccalauréat professionnel spécialité gestion administrative section européenne, avec mention assez-bien, en 2021. Les professeurs et l'équipe pédagogique de ce lycée ont au cours de ces années, souligné s'agissant de M. A, " un jeune exemplaire ", " une constance exceptionnelle dans le travail et l'investissement ", d'excellents résultats, " un investissement sans faille ", un " bel esprit positif ", un " professionnalisme ", un élève " désireux de réussir ". Au titre de l'année académique 2021/2022, M. A a été admis en BTS comptabilité gestion à Fontenay-Le-Comte, à l'occasion duquel l'intéressé a conclu un contrat d'apprentissage, valable du 2 septembre 2021 au 31 août 2023, avec l'entreprise BOUY. La proviseure de ce lycée a attesté de l'attitude positive de M. A et son comportement exemplaire, au cours de cette 1ère année de BTS et le chef d'établissement fait état d'un étudiant motivé et impliqué, ayant obtenu les encouragements de l'équipe pédagogique de la 2ème année de BTS comptabilité gestion, débutée en 2022, et un apprentissage auprès de l'entreprise BOUY, pour la poursuite de son cursus. De même, les nombreuses attestations de ses professeurs et de la famille au sein de laquelle il a été accueilli, louent les qualités humaines de M. A, sa parfaite intégration dans la société française, son sérieux, son investissement, sa motivation, ses bons résultats scolaires, son désir de réussir et ses capacités à exercer un métier dans la comptabilité. Le directeur de site de l'entreprise au sein de laquelle M. A a notamment effectué un stage du 16 mai au 25 juin 2022, a attesté, le 19 octobre 2022, des qualités professionnelles de l'intéressé, de son intégration et de sa soif d'apprentissage, conduisant cette a entreprise a souhaité l'accueillir comme apprenti rapidement.
4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
5. D'une part, eu égard aux éléments rappelés au point 3, M. A démontre la réalité de ses perspectives de réussite de son BTS comptabilité gestion et d'emploi dans ce secteur, notamment à la suite de son apprentissage au sein de l'entreprise BOUY, tel qu'il lui est proposé, au titre de l'année académique 2022/2023, comme l'atteste les directeurs de site et responsable comptable de cette entreprise, par une lettre du 19 octobre 2022 ayant pour objet la demande d'une autorisation de travail auprès du préfet de la Vendée, au bénéfice de M. A. En outre, il résulte de l'instruction que, faute de justifier de la régularité de son séjour en France, M. A ne pourra prétendre à cet apprentissage, lequel doit être conclu avant le 21 novembre 2022, pour lui permettre de s'en prévaloir au titre des examens de fin d'année. Un tel apprentissage, outre la source de revenus qu'il représente pour M. A, constitue une opportunité professionnelle pour l'intéressé en ce qu'il augmente ses chances de trouver un emploi à l'issue de son BTS. Ainsi, la décision litigieuse expose M. A au risque de ne pas pouvoir honorer la proposition de contrat d'apprentissage faite par l'entreprise BOUY, le privant ainsi de ressource et minimisant ses perspectives d'emploi à l'issue de son BTS, en dépit de son sérieux et de son implication dans ses études, tout au long de son parcours. Au regard de ces circonstances particulières, et compte tenu par ailleurs des éléments extrêmement positifs relatifs au comportement et à l'intégration de M. A depuis son arrivée en France, tels qu'ils résultent des attestations produites au dossier et évoquées au point 3, la condition d'urgence prévue par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui s'apprécie objectivement et globalement, doit être regardée comme satisfaite, alors même que M. A a fait l'objet d'une mesure d'éloignement prononcée par le préfet du Cantal, le 2 août 2021, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, le 14 octobre 2021 et que la décision litigieuse a été édictée le 10 novembre 2021.
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ".
7. Il résulte des notes de rencontre établies par les services d'aide sociale à l'enfance du Cantal, les 1er, 9 juillet et 12 février 2021 que M. A a remis l'ensemble de ses documents d'état civil aux services de la préfecture du Cantal, en novembre 2020, en vue de leur authentification, à la suite de leur légalisation, procédure initiée par l'intéressé en septembre 2020. Il résulte de ces mêmes notes que la remise de ces documents s'inscrit dans une démarche de régularisation de la situation de M. A au regard de son droit au séjour en France. Cette pratique d'authentification préalable des actes, en vue de l'obtention d'un titre de séjour, est, de plus, attestée par le courrier du 25 septembre 2020 du préfet du Cantal au président du conseil départemental de ce même département, aux termes duquel, s'agissant d'un mineur confié à l'aide sociale à l'enfance, " l'examen anticipé de son droit au séjour s'effectuera selon deux phases distinctes ", " première phase : la vérification de l'état civil et de la nationalité ", " seconde phase : la vérification des conditions de fond ", laquelle intervient " dans un délai de six mois après le dépôt de la demande ". Ainsi, il résulte des termes clairs de ce courrier que la procédure mise en place par le préfet du Cantal, ouverte aux mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance en vue de la délivrance d'un titre de séjour, débute par la remise des documents d'état civil du demandeur. Par ailleurs, il résulte de l'instruction qu'entre novembre 2020 et le 10 août 2021, M. A n'était pas en possession de ses actes d'état civil, détenus par la préfecture du Cantal et était ainsi empêché de présenter utilement une nouvelle demande de titre de séjour. En outre, l'authenticité des actes d'état civil de M. A, faisant état de sa naissance le 10 juillet 2002, n'est pas contestée dans la présente instance. Dans ces conditions, dès lors que M. A a remis ses documents d'état civil aux services préfectoraux, en novembre 2020, date non contestée en défense et à laquelle l'intéressé était âgé de moins de 19 ans, et qu'il était dans l'impossibilité matérielle de présenter une nouvelle demande de titre de séjour avant le 10 août 2021, le moyen tiré de ce que le préfet de la Vendée a commis une erreur manifeste d'appréciation, tel qu'énoncé dans les visas de cette ordonnance, en estimant que le requérant a présenté sa première demande de titre de séjour, alors qu'il était âgé de plus de 19 ans, est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.
8. D'autre part, eu égard à l'intégration de M. A dans la société française, à son implication dans ses études et à ses perspectives d'emploi en France, où il réside depuis 2017, et où il noué des liens forts avec la famille qui l'accueille, tel que cela résulte des attestations produites à l'instance évoquées au point 3 et des observations du requérant lors de l'audience, le moyen tiré de ce que la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, est également de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.
9. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision du 10 novembre 2021 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
10. La présente ordonnance implique nécessairement, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au préfet de la Vendée de procéder à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de M. A, dans un délai de trois jours à compter de sa notification. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés à l'instance
11. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Pollono d'une somme de 800 euros (huit cents euros).
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 10 novembre 2021 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Vendée de procéder à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de M. A, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'Etat versera à Me Pollono, avocate de M. A, la somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Pollono.
Copie en sera également adressée au préfet de la Vendée.
Fait à Nantes, le 17 novembre 2022.
La juge des référés,
O. ROBERT-NUTTE
Le greffier,
J-F.MERCERONLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2214051
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026