mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2214187 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ROULLEAU |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 27 octobre 2022 sous le n° 2214186,
Mme C E, représentée par Me Roulleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de l'admettre au séjour en raison de son état de santé et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, ou subsidiairement, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions respectives des articles L. 425-9 et L. 611-3 (9°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle doit subir une troisième intervention chirurgicale à la main droite pour remédier à une paralysie partielle consécutive à un accident de la circulation survenu en 2013 ; cette intervention est difficilement envisageable dans son pays d'origine.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mars 2023.
II - Par une requête enregistrée le 27 octobre 2022 sous le n° 2214187,
M. A D, représentée par Me Roulleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de l'admettre au séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, ou subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois courant de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que les décisions attaquées :
- sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- sa présence est nécessaire en France en raison de l'état de santé de son épouse, qui doit subir une nouvelle intervention chirurgicale, et de la présence de leurs deux filles, nées en 2010 et 2012, scolarisées en France ; il suit des cours de français afin de pouvoir travailler dès que sa situation le permettra.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mars 2023
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Loirat a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, née le 9 octobre 1990, et son mari, M. D, né le
27 janvier 1985, tous deux ressortissants géorgiens, déclarent être entrés irrégulièrement en France le 1er décembre 2017, accompagnés de leurs deux filles nées respectivement en 2010 et 2012 en Géorgie. Leurs demandes d'admission au statut de réfugié ont été rejetées par l'office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) le 15 juin 2018, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 12 février 2019. Le 6 février 2019, Mme E a sollicité un titre de séjour en raison de son état de santé et a bénéficié d'un récépissé qui a été renouvelé jusqu'au
17 septembre 2022. Sa demande de renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étranger malade a donné lieu à un arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de l'admettre au séjour en raison de son état de santé et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours. Par sa requête n° 2214186, Mme E demande au tribunal d'annuler cet arrêté. La demande de titre de séjour " vie privée et familiale " formée sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par M. D, le 4 mars 2020, a donné lieu à une décision de refus de séjour du préfet de Maine-et-Loire du 19 mai 2020. Puis, par un arrêté du 29 septembre 2022, dont l'intéressé demande l'annulation par sa requête n° 2214187, le préfet lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours. Les deux requêtes concernent la situation d'un couple de ressortissants étrangers et présentent à juger des questions connexes, il y a en conséquence lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions de la requête n°2214186 de Mme E :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
3. Il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour à un étranger qui en fait la demande au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
4. S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier, dont il peut solliciter la communication, du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
5. Pour refuser à Mme E le renouvellement de son titre de séjour en raison de son état de santé, le préfet de Maine-et-Loire, se fondant notamment sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 4 mai 2021, a estimé que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut n'était pas susceptible d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'elle pouvait voyager sans risque vers la Géorgie. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressée présentait une paralysie traumatique subtotale du plexus brachial droit, consécutive à un accident de la circulation survenu en 2013, et qu'elle a bénéficié en France d'un programme chirurgical consistant dans un premier temps en un geste chirurgical sur l'avant-bras et la main, puis, dans un second temps en une arthrodèse d'épaule avec renforcement de la flexion du coude. Dans son compte-rendu du 30 septembre 2020, le docteur B, exerçant au " Centre de la main " à Angers, constatait que les deux opérations avaient été satisfaisantes et évoquait une possible dernière chirurgie pour la stabilisation de l'épaule de l'intéressée par arthrodèse glénohumérale. Le même praticien faisait, le 8 mars 2022, le compte-rendu d'une intervention de libération mini-invasive du nerf médian au canal carpien. La requérante justifie avoir saisi l'OFII, en charge de l'instruction de sa demande, de la préconisation faite le 4 juillet 2022 par le docteur B d'une nouvelle intervention chirurgicale, prévue le 27 octobre 2022. Par les éléments qu'elle produit, la requérante ne peut toutefois pas être regardée comme infirmant l'avis du collège de médecins de l'OFII sur l'absence de conséquences d'une gravité exceptionnelle du défaut de la poursuite des soins en France. Le moyen tiré de ce que le préfet de Maine-et-Loire aurait, en refusant de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé, méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.
6. En second lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Pour les raisons mentionnées au point 5 du jugement, et alors en tout état de cause que, compte tenu de la date de l'arrêté attaqué et du délai de départ volontaire de 30 jours accordé à Mme E, elle pourra effectivement bénéficier de l'intervention chirurgicale prévue le 27 octobre 2022, la requérante n'est pas fondée à soutenir que ces dispositions auraient été méconnues par le préfet de la Loire-Atlantique ni que ce dernier aurait entaché sa décision portant obligation de quitter le territoire d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation de la requérante.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête n° 2214186 à fin d'annulation de l'arrêté du 29 septembre 2022, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
Sur les conclusions de la requête n° 2214187 de M. D :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
9. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci, qui fait suite à la décision du
19 mai 2020 rejetant la demande d'admission au séjour de M. D, se borne à faire application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à faire obligation à M. D de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées relatives à l'admission exceptionnelle au séjour est inopérant à l'encontre de la décision attaquée et doit être écarté.
10. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. M. D se prévaut de la nécessité de sa présence en France compte tenu de l'état de santé de son épouse, de ce qu'il s'occupe de leurs deux enfants scolarisées sur le territoire national et de ce qu'il suit des cours de français afin de pouvoir travailler dès que sa situation le permettra. Toutefois, il résulte de ce qui précède que l'état de santé de son épouse ne justifie plus la délivrance d'un titre de séjour. Le requérant ne justifie par ailleurs d'aucune insertion sociale ou professionnelle. Il ne fait état d'aucun obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Géorgie, dont son épouse est également ressortissante et où leurs deux filles pourront poursuivre leur scolarité. Il n'est en outre pas dépourvu de toute attache dans ce pays, où résident notamment sa mère et sa sœur et où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement attaquée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête n° 2214187 à fin d'annulation de l'arrêté du 29 septembre 2022, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n° 2214186 de Mme E et la requête n° 2214187 de M. D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E, à M. A D, à Me Roulleau et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, président,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Simon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.
La présidente-rapporteure,
C. LOIRAT
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIER La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N° 2214186-2214187
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026