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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2215029

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2215029

lundi 5 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2215029
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOIDIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 novembre et 1er décembre 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 8 août 2022 par laquelle le maire de la commune d'Arnage (Sarthe) s'est opposé à la réalisation des travaux objet de la déclaration préalable n° DP 72008 22 Z0045 déposée le 12 juillet 2022 en vue de l'installation d'une station relais de radiotéléphonie sur une parcelle cadastrée section AX numéro 288 ;

2°) d'enjoindre à la commune d'Arnage, à titre principal, de lui délivrer une décision de non-opposition, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, d'instruire à nouveau sa demande dans le même délai ;

3°) de mettre à la charge de la commune la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient dans le dernier état de ses écritures que :

- la condition d'urgence est satisfaite au vu de la jurisprudence administrative au terme de laquelle il suffit que la décision entreprise préjudicie de manière suffisamment grave et

immédiate à un intérêt public pour que la condition d'urgence puisse être considérée comme

remplie, sans qu'il soit même besoin de rechercher si la décision considérée s'accompagne d'une

atteinte aux intérêts propres de la société requérante ; en tout état de cause, la décision litigieuse fait obstacle à ce qu'elle puisse lancer ses travaux. La station relais concernée est nécessaire au déploiement du réseau. Elle verse aux débats des cartes de couverture réseau qui montrent que la partie de territoire sur laquelle la station relais ici en cause doit être implantée n'est pas couverte par ses réseaux :

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* sur la prétendue atteinte paysagère, il est faux de dire que le projet n'a pas vocation à s'insérer dans un environnement résidentiel composé uniquement de " maisons individuelles " ; en outre, il s'agit d'un pylône d'à peine 30 mètres de hauteur et non de 36 mètres ; le pylône à installer sera un pylône tubulaire dont l'aspect industriel ne dénotera pas particulièrement au sein du milieu dans lequel il est destiné à s'insérer. En effet, il s'agit d'un milieu au sein duquel on distingue des bâtiments à l'architecture de type " industrielle ". Par ailleurs, il s'agit d'un ouvrage qui se range parmi les installations de faible ampleur ; il en découle un impact visuel forcément limité.

* sur la prétendue absence de " cohérence " des implantations d'antennes relais et

l'exigence de mutualisation : ce motif ne repose sur aucun fondement juridique mais simplement sur le souhait de la commune de voir les opérateurs mutualiser leurs installations. Or, en l'absence de fondement juridique, le motif avancé manque en droit et doit, à ce titre, être censuré. De surcroît, on ne peut manquer de relever qu'en lui reprochant de ne pas avoir cherché à mutualiser ses installations, le signataire de la décision entreprise s'est, ni plus ni moins, érigé en juge de l'opportunité du choix du lieu d'implantation retenu par l'opérateur ;

* sur la prétendue absence d'information préalable : la procédure d'information du public préalable au dépôt d'une demande d'autorisation d'urbanisme pour la construction d'une station relais de téléphonie mobile est organisée par le code des postes et des communications

électroniques. Or, les dispositions issues de ce code ne sont pas opposables à une demande d'autorisation d'urbanisme, laquelle doit être instruite au regard du droit des sols uniquement. Il en va du principe dit d'indépendance des législations. D'autre part, et au surplus, elle a bien transmis son dossier d'information à la mairie préalablement au dépôt de sa déclaration préalable ;

* sur le prétendu obstacle à un projet d'intérêt public : il est vrai que le secteur d'implantation est concerné par un Programme d'Orientation et d'Action Mobilités consistant à améliorer et faciliter l'accès et la circulation piétonne et automobile vers et depuis la gare d'Arnage. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet d'aménagement, une partie de la parcelle d'assiette du projet avait ainsi été identifiée comme une zone dédiée à une " extension possible du stationnement " à proximité de la gare. Cette orientation d'aménagement a été retranscrite au niveau du règlement du PLU applicable, via l'outil des emplacements réservés. Or, force est de constater, à la consultation de ce plan de zonage, qu'aucun des emplacements réservés pour la mise en œuvre du programme d'aménagement susvisé ne se trouve sur la parcelle d'assiette du projet. En tout état de cause, il suffit de se reporter au plan figurant dans la fiche dédiée au programme d'orientation concerné pour constater que seule une partie de la parcelle d'assiette du projet (et non la parcelle dans son intégralité) était initialement concernée par la potentielle création de place de stationnement supplémentaires.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2022 la commune d'Arnage, représentée par Me Boidin, conclut au rejet de la requête et à ce soit mise à la charge de la société Free Mobile la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- s'agissant de l'urgence ; certes, la jurisprudence administrative a jugé que le refus d'implantation d'antennes relais créait une situation d'urgence au regard du déploiement des

réseaux sur le territoire national et de l'intérêt public, mais sa jurisprudence concerne le déploiement du réseau 3G et 4G, ainsi que le relève la requérante elle-même. En l'espèce, la situation concerne une commune sur laquelle la couverture en termes de réseau est déjà largement satisfaite sur le territoire. Le déploiement du réseau 5G correspond en réalité à une amélioration du réseau déjà existant qui suffit à garantir l'accès à la téléphonie mobile à toute la

commune d'Arnage. Le Conseil d'Etat a jugé que les refus opposés à des autorisations d'urbanisme portant sur les projets d'amélioration du réseau ne permettent pas de justifier

d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, la société requérante ne peut pas non plus se prévaloir d'une atteinte à ses intérêts propres. En effet, la commune ne s'oppose non pas à l'implantation d'une antenne relais mais à l'implantation de l'antenne de manière incohérente sur son territoire. La commune ne s'oppose pas, par principe, au projet de la société Free Mobile mais souhaite un dialogue en amont.

- aucun des moyens soulevés par la société Free Mobile n'est propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* sur l'atteinte paysagère : le projet litigieux consiste à implanter un pylône d'une hauteur de 30 mètres sur un terrain vaste, sur lequel aucun autre pylône n'est installé. Le terrain ne contient aucune végétation, il ne sera pas caché. Dès lors, le pylône sera visible depuis le centre-bourg et depuis les voies publiques. Du fait de sa dimension et de son aspect, le projet est de nature à altérer l'aspect des lieux et est considéré comme ne s'intégrant pas harmonieusement à son environnement. De plus, le projet projeté porte atteinte aux paysages naturels avoisinants. En effet, des habitations se situent à proximité du projet, ce que la société requérante omet de préciser et de présenter dans son dossier de présentation. La commune accueille déjà des antennes relais et ne peut permettre l'implantation de nouvelles antennes sans prendre en considération l'impact esthétique de ces constructions.

* sur l'absence de cohérence avec des implantations d'antennes relais et l'exigence de mutualisation : il existe déjà plusieurs stations relais sur la commune d'Arnage, la commune peut demander à l'opérateur la justification du choix de ne pas recourir à une solution de partage de site. La commune d'Arnage, en s'opposant à la déclaration préalable, était bien fondée à exiger de Free Mobile la justification de ne pas recourir à une solution de mutualisation, contrairement à ce qu'elle soutient. La société Free Mobile a refusé toute discussion amiable. La commune n'a eu d'autre choix que de prendre à un arrêté d'opposition à l'installation d'une antenne relais.

* sur l'absence d'information préalable : la cohérence du territoire implique également

une réflexion dans l'implantation d'équipements tels que les antennes relais. Cette réflexion ne peut avoir lieu sans dialogue nécessaire et préalable avec les opérateurs, ce qui a conduit à une impossibilité d'empêcher que le projet de Free ne porte atteinte à l'insertion paysagère de l'antenne, et a fait obstacle à une implantation cohérente. La communication pure et simple du dossier d'information sans aucune concertation avec la commune concernée ne permet pas d'obtenir un droit automatique à l'implantation de l'antenne.

* l'arrêté attaqué est bien fondé dès lors qu'il existe sur la parcelle d'assiette du projet d'antenne relais, un projet d'intérêt public à moyen et long terme. Le projet de la société requérante fait obstacle au projet d'un arrêt ferroviaire et d'un parking associé. Une partie de la parcelle, constituant l'assiette du projet d'antenne, est concernée par le projet de parking.

Vu :

- les pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 6 octobre 2022 sous le numéro 2213253, par laquelle la société Free mobile demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des postes et des communications électroniques ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bouchardon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 décembre 2022 à 9h30 :

- le rapport de M. Bouchardon, juge des référés,

- les observations de Me Mirabelle, substituant Me Martin, représentant la société Free mobile, qui fait notamment valoir qu'il convient, s'agissant de la 5G, de raisonner ainsi que la jurisprudence a appréhendé le passage à la 4G en ce qui concerne l'intérêt public ;

- et les observations de Me Boidin, avocate de la commune d'Arnage, qui insiste sur le fait que la couverture en terme de réseau est déjà largement satisfaite sur le territoire de la commune, le déploiement du réseau 5G correspondant à une simple amélioration du réseau déjà existant, qui suffit à garantir l'accès à la téléphonie mobile à toute la population.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. La société Free Mobile demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision du 8 août 2022 par laquelle le maire de la commune d'Arnage (Sarthe) s'est opposé à la réalisation des travaux objet de la déclaration préalable n° DP 72008 22 Z0045 déposée le 12 juillet 2022 en vue de l'installation d'une station relais de radiotéléphonie de 30 mètres de hauteur sur une parcelle cadastrée section AX numéro 288.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne la condition d'urgence :

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce.

4. Si la commune en défense fait valoir que le projet d'installation de la station relais en cause consiste à favoriser, non la couverture du réseau, mais la seule amélioration du débit et de la vitesse de connexion, il résulte de l'instruction que la société Free Mobile a pris des engagements vis-à-vis de l'Etat, attestés par les termes de son cahier des charges, quant à la couverture du territoire par son réseau 5G. Eu égard à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile 5G et aux intérêts propres de la société Free Mobile, qui a été autorisée le 12 novembre 2020 par l'autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) à utiliser des fréquences dans la bande de fréquence 3,4 - 3,8 GHz pour le déploiement de son réseau 5G et qui est soumise à un cahier des charges lui imposant notamment d'assurer l'accès à son réseau 5G à partir de 3 000 sites à compter du 31 décembre 2022, et en particulier à la circonstance que le territoire objet de la déclaration préalable litigieuse n'est pas couvert par le réseau de téléphonie mobile 5G de la société Free Mobile, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie. La circonstance que la société requérante ait attendu 3 mois avant d'introduire son référé suspension n'est enfin pas de nature à minorer l'urgence qui s'attache à remplir les objectifs qui lui ont été assignés et la satisfaction des utilisateurs de son réseau.

5. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, l'exécution de la décision contestée porte à la situation de la société Free Mobile une atteinte suffisamment grave et immédiate pour caractériser une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :

6. D'une part, au regard de la configuration des lieux d'implantation du projet en cause telle qu'elle résulte des pièces versées au débat, le moyen tiré de ce que la commune d'Arnage, en considérant que le projet était de nature, d'une part à porter atteinte à son milieu environnant, et, d'autre part, à faire obstacle à un projet d'intérêt public, a porté sur l'impact du projet une appréciation erronée, est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

7. D'autre part, le dernier moyen soulevé par la société requérante, tiré d'une application erronée en droit des dispositions de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, s'agissant de l'exigence d'une mutualisation des installations et de l'article L. 34-9-1 II du même code s'agissant de l'information du public, est également propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de ladite décision.

8. Les deux conditions prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant satisfaites, il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

9. Lorsque le juge suspend un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision ainsi suspendue interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date de l'ordonnance y fait obstacle. La décision de l'administration prise en exécution de cette injonction ne revêt toutefois qu'un caractère provisoire dans l'attente du jugement à intervenir sur la requête tendant à l'annulation de l'autorisation d'urbanisme ou de la déclaration préalable en cause.

10. En l'espèce il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision suspendue interdiraient que la demande puisse être accueillie pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date de la présente ordonnance y ferait obstacle. Par suite, il doit être enjoint à la commune d'Arnage, par une décision qui revêtira un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation n° 2213253, de prendre une décision de non-opposition à la déclaration préalable n° DP 72008 22 Z0045 déposée le 12 juillet 2022 par la société Free Mobile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés à l'instance :

11. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Free mobile, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune d'Arnage demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

12. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune d'Arnage la somme que demande la société Free mobile au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision du 8 août 2022 par laquelle le maire de la commune d'Arnage (Sarthe) s'est opposé à la réalisation des travaux objet de la déclaration préalable n° DP 72008 22 Z0045 déposée le 12 juillet 2022 en vue de l'installation d'une station relais de radiotéléphonie sur une parcelle cadastrée section AX numéro 288, est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint à la commune d'Arnage, par une décision qui revêtira un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation n° 2213253, de prendre une décision de non-opposition à la déclaration préalable n° DP 72008 22 Z0045 déposée le 12 juillet 2022 par la société Free Mobile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par la société Free mobile est rejeté.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune d'Arnage au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Free mobile et à la commune d'Arnage.

Fait à Nantes, le 5 décembre 2022.

Le juge des référés,

L. Bouchardon

Le greffier,

J-F. MerceronLa République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous

commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre

les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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