mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2215115 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CARADEUX CONSULTANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 novembre 2022, le 19 juillet 2023 et le 28 août 2023, l'association Mouvement national de lutte pour l'environnement Pays de la Loire Naturellement, Mme C B et Mme D A, représentés par Me Daumont, demandent au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 23 mai 2022 par lequel la maire de Nantes a délivré un permis de construire à la SAS CA Immobilier Promotion et, d'autre part, les décisions du 15 septembre 2022 par lesquelles la maire de Nantes a rejeté les recours gracieux présentés par Mme C B et Mme D A ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Nantes le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les fins de non-recevoir opposées à la requête sont sans fondement ;
- l'arrêté attaqué a été signé par une personne incompétente ;
- l'article B.1.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme est méconnu ;
- l'article B.4.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme est méconnu ;
- l'article B.4.2 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme est méconnu ;
- l'article B.2.1 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme est méconnu ;
- le projet est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation Cassin/Bout des Landes.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er mars 2023 et le 28 juillet 2023, la commune de Nantes, représentée par Me Caradeux, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérantes le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable faute d'intérêt à agir des requérantes ;
- la requête est irrecevable faute de justification de la notification des recours gracieux de Mme A et de l'association au pétitionnaire ;
- les conclusions présentées par l'association sont irrecevables comme tardives ;
- l'association n'est pas régulièrement représentée en justice ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoire en défense, enregistrés le 17 mars 2023 et le 17 août 2023, la société Crédit agricole Immobilier Promotion, représentée par Me Nicolas, conclut, à titre principal, au rejet de la requête comme irrecevable, à titre subsidiaire, au rejet de la requête comme mal fondé, à titre très subsidiaire, à la mise en œuvre des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce que soit mis à la charge des requérants le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions de l'association sont irrecevables comme tardives ;
- son recours gracieux est irrecevable faute de respect de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les requérantes ne justifient pas d'un intérêt à agir contre le permis de construire attaqué ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 55 % par une décision du 2 octobre 2023.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Durup de Baleine,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,
- les observations de Me Daumont, avocate des requérants ;
- les observations de Me Dubos, substituant Me Caradeux, avocat de la ville de Nantes ;
- les observations de Me Barboteau, substituant Me Nicolas, avocat de la société Crédit agricole Immobilier promotion ;
- les observations de M. Martel, président de l'association Mouvement national de lutte pour l'environnement Pays de la Loire Naturellement.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 23 mai 2022, la maire de Nantes a délivré à la société Crédit agricole Immobilier Promotion un permis de construire l'autorisant, après démolition d'une construction existante à usage d'habitation d'une surface de plancher de 176 m2 et sur une unité foncière cadastrée section OY n° 314 d'une contenance de 4 238 m2 située 72 avenue du Bout des Landes à Nantes, à édifier un immeuble collectif d'habitation comportant quarante-quatre logements et d'une surface de plancher de 2 510 m2, assorti de quarante-et-une places de stationnement automobile. Contre cet arrêté, Mme B a présenté un recours gracieux en date du 12 juillet 2022 que la commune de Nantes a rejeté par une décision du 15 septembre 2022. Mme A en a fait de même, par un recours en date du 18 juillet 2022, que la commune de Nantes a rejeté par une seconde décision du 15 septembre 2022. L'association Mouvement national de lutte pour l'environnement Pays de la Loire naturellement a, pour sa part et le 14 septembre 2022, frappé ce permis de construire d'un recours gracieux, qui a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Mme B, Mme A et cette association demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 mai 2022 et ces deux décisions du 15 septembre 2022.
Sur les fins de non-recevoir opposées à la requête :
2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. ". Le premier alinéa de ce dernier dispose : " Mention du permis explicite ou tacite ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est acquis et pendant toute la durée du chantier. () ". Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. / () ".
3. A défaut de l'accomplissement des formalités de notification que prévoient l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, un recours administratif dirigé contre un permis de construire ne proroge pas le délai du recours contentieux.
4. Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire attaqué délivré le 23 mai 2022 a fait l'objet d'un affichage conforme aux exigences de l'article R. 424-15 du code de l'urbanisme pendant une période continue de deux mois à compter du 2 juin 2022.
5. Par une lettre du 16 novembre 2022, dont il a été accusé de la réception le 17 novembre 2022, Mme A a été invitée à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en justifiant de la notification, dans les conditions prévues par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, de son recours gracieux daté du 18 juillet 2022 au titulaire de l'arrêté du 23 mai 2022. En dépit de cette lettre comme de la fin de non-recevoir ensuite opposée sur ce point par la commune de Nantes, Mme A n'a pas justifié de cette notification, dans les conditions ainsi prévues, de ce recours gracieux au bénéficiaire de ce permis de construire. Si la requérante présente une lettre non datée qui émanerait de la société Crédit agricole Immobilier Promotion et faisant état de ce que " En date du 19/07/2022, vous nous avez envoyé copie du recours gracieux que vous avez exercé à l'encontre à l'encontre de ce permis auprès de la Ville de Nantes ", elle ne rapporte pas, par la production de ce document ne présentant pas des garanties équivalentes au certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux mentionné au troisième alinéa de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, la preuve du respect des dispositions de cet article. Il en résulte que ce recours gracieux, à supposer qu'il aurait été présenté avant l'échéance du délai de deux mois franc à compter du 2 juin 2022, n'a, en tout état de cause, pas prorogé le délai du recours contentieux ouvert à Mme A pour saisir le juge d'un recours en annulation de ce permis. Par suite, la requête ayant été enregistrée le 15 novembre 2022, elle est, en tant qu'elle émane de Mme A, tardive et, dès lors, irrecevable.
6. Le recours gracieux présenté par l'association Mouvement national de lutte pour l'environnement Pays de la Loire Naturellement a été reçue par la commune de Nantes le 14 septembre 2022, après l'échéance du délai de recours contentieux ouvert aux tiers à compter du 2 juin 2022, et n'a, par suite, pas prorogé ce délai. Il en résulte qu'en tant qu'elle émane de cette association, la requête, enregistrée le 15 novembre 2022, est tardive et, dès lors, irrecevable.
7. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / () ".
8. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous les éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat, justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme B justifie occuper régulièrement un logement dans un immeuble collectif d'habitation au 2 rue de Brest à Nantes. Cet immeuble est distant, à vol d'oiseau, d'environ 135 mètres de l'extrémité nord-ouest de la parcelle cadastrale constituant l'unité foncière de l'immeuble bâti autorisé par le permis de construire attaqué et, compte tenu des conditions de son implantation sur cette unité, d'au moins 140 mètres de l'extrémité nord-ouest de cette construction. Compte tenu du contexte urbain, densément urbanisé, tant au regard de l'immeuble dans lequel Mme B occupe un appartement que de l'unité foncière du projet autorisé, la requérante n'est pas une voisine immédiate de ce projet. Il ressort des pièces du dossier qu'entre l'immeuble où habite cette requérante et le terrain du projet s'interposent, rue de Brest comme de part et d'autre de la rue de Questembert, plusieurs immeubles collectifs d'habitation, outre la rue de Questembert et d'autres constructions. Le bâtiment dans lequel habite Mme B n'offre pas de vue sur l'unité foncière du projet autorisé et, eu égard à ce contexte urbain, il ne ressort pas du dossier que, depuis son logement, cette requérante pourrait avoir une vue, même partielle, sur le bâtiment dont le permis de construire en litige autorise l'édification. Si la requérante fait valoir que cette construction va entraîner la destruction d'un espace de nature en ville bénéficiant à l'ensemble du quartier, il ressort toutefois du dossier que le terrain d'assiette du projet, bâti d'une construction d'habitation appelée à être démolie, est une propriété privée entièrement close, aucune partie n'en formant un jardin qui aurait été ouvert au public. Dès lors, en se bornant, dans un secteur de la commune de Nantes dont elle rappelle elle-même le caractère densément urbanisé, à faire état, de manière très générale et dépourvue de précision, de ce que ce projet de construction va, selon elle, accentuer des nuisances sonores et des difficultés de circulation ainsi que contribuer à l'artificialisation des sols et à la dégradation d'une nappe phréatique, la requérante, alors même que la construction autorisée par l'arrêté du 23 mai 2022 est de dimensions importantes, ne fait pas état d'éléments précis et étayés propres à justifier en quoi cette nouvelle construction pourrait affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du logement où elle réside au 2 rue de Brest. La circonstance que Mme B soit adhérente de l'association requérante est, en outre, sans incidence sur l'application à l'égard de cette personne physique de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Il en résulte que la commune de Nantes et la société Crédit agricole Immobilier Promotion sont fondées à soutenir que, faute pour Mme B de justifier d'un intérêt lui donnant qualité à agir en annulation de cet arrêté, la requête, en tant qu'elle émane de cette requérante, n'est pas recevable.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la commune de Nantes et la société Crédit agricole Immobilier Promotion sont fondés à soutenir que la requête est irrecevable.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Nantes, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement aux requérantes d'une somme à ce titre. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au même titre par cette commune et la société Crédit agricole Immobilier Promotion.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association Mouvement national de lutte pour l'environnement Pays de la Loire Naturellement et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Nantes et la société Crédit agricole Immobilier Promotion au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Mouvement national de lutte pour l'environnement Pays de la Loire Naturellement, représentante unique des requérantes, à la commune de Nantes et à la société Crédit agricole Immobilier Promotion.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.
Le rapporteur,
A. DURUP DE BALEINE
L'assesseure la plus ancienne dans
l'ordre du tableau,
S. THOMAS
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne
au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice à ce
requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026