mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2215391 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | KADDOURI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2022, M. A C, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;
- sa motivation est insuffisante ;
- il n'a pas été précédé d'un examen sérieux de sa situation particulière ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; sa situation a été manifestement mal appréciée ;
Sur le refus de lui accorder une protection contre l'éloignement :
- il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet a commis une erreur de droit en analysant sa demande comme tendant à obtenir une protection contre l'éloignement ; il a été privé de la garantie constituée par l'intervention d'un médecin rapporteur, chargé de rédiger un rapport à l'intention des médecins membres du collège médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- le préfet a méconnu le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il appartient à cette autorité de démontrer que l'interruption des traitements qu'il suit en France serait sans conséquence sur son état de santé dès lors qu'il existe des possibilités de traitement dans son pays d'origine ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- le préfet a méconnu l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; il est père d'un enfant, né le 27 juillet 2022, qui réside en France et dont il assure l'entretien et l'éducation ; la mère de l'enfant est titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 18 août 2031 ;
Sur la décision fixant le pays de départ :
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 21 février 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant guinéen né le 11 mai 1993, est arrivé en France le 22 octobre 2018. Après le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, M. C a fait l'objet d'un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 30 octobre 2020 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays de destination. L'intéressé s'est maintenu sur le territoire français et a sollicité, le 2 avril 2022, la délivrance d'un premier titre de séjour " pour maladie " et, le 8 avril suivant, la protection contre l'éloignement, au titre des articles R. 611-1 et R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande de protection contre l'éloignement a été rejetée par un arrêté du 6 octobre 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux différentes décisions attaquées :
2. En premier lieu, le préfet de Maine-et-Loire, par un arrêté du 31 août 2022 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, a donné délégation de signature à Mme Daverton, secrétaire générale de la préfecture et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet notamment de signer " tous arrêtés () relevant des attributions de l'Etat dans le département de Maine-et-Loire ", à l'exception de certains actes limitativement énumérés au nombre desquels ne figurent pas les décisions contenues dans l'arrêté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, les décisions attaquées mentionnent de façon suffisamment précise les motifs de fait et de droit qui les fondent. Si le préfet n'a pas fait état, dans les motifs de son arrêté, de la naissance de l'enfant du requérant, le 27 juillet 2022, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C l'en avait informé. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées doit, par suite, être écarté comme manquant en fait.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire a bien procédé à un examen circonstancié de la situation du requérant.
5. En quatrième et dernier lieu, M. C, entré récemment en France, à la fin de l'année 2018, en vue d'y solliciter l'asile. Il s'est déclaré célibataire et dépourvu de toute attache familiale en France. Il fait valoir, pour la première fois dans la présente instance, qu'il est père d'un enfant, né, le 27 juillet 2022, de sa relation avec une compatriote, titulaire d'une carte de résident. Il ressort des pièces du dossier, en particulier d'une attestation de la mère de l'enfant, datée du 2 novembre 2022, qu'à la date de l'arrêté attaqué, M. C était séparé de cette dernière. L'intéressé ne précise pas les raisons de cette séparation et ne fournit aucune indication sur les activités qu'il exercerait ou les relations qu'il entretiendrait sur le territoire français. Si la mère de l'enfant le décrit, dans son attestation, comme " très sage et très attentionné, attaché à son enfant et lui faisant des fois des petits cadeaux avec ses maigres moyens qu'il gagne auprès des étalagistes au marché hebdomadaire de Monplaisir ", cette seule attestation ne suffit pas à établir l'intensité et la stabilité des liens que l'intéressé a pu développer en France, en particulier avec son enfant. M. C ne justifie pas d'une impossibilité de poursuivre son existence dans le pays dont il a la nationalité et où il a vécu pendant au moins vingt-cinq ans. Dès lors, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France, M. B n'est pas fondé à soutenir que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de protection contre l'éloignement :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivré une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas exigée. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
7. D'autre part, aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ()".
8. Enfin, aux termes de l'article L. 611-3, dans sa rédaction alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". Aux termes de l'article R. 611-1 de ce code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Aux termes de l'article R. 611-2 du même code : " L'avis mentionné à l'article R. 611-1 est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu : 1° D'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier ; 2° Des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ".
9. Il résulte de ces dispositions que l'autorité préfectorale doit solliciter l'avis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lorsqu'un étranger est susceptible de bénéficier des dispositions protectrices du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ce cas, conformément à l'article R. 611-2 de ce code, l'avis du collège est émis au vu du seul certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger, à l'exclusion de tout rapport médical établi par un médecin de l'OFII.
10. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et il est constant que M. C a sollicité le 2 avril 2022 au sein des services de la préfecture de Maine-et-Loire la délivrance d'un titre de séjour pour raison de santé, en se fondant implicitement sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, puis, le 8 avril 2022, la protection contre l'éloignement, au titre du 9° de l'article L. 611-3 du même code et ce, à la suite de l'édiction de l'arrêté du 30 octobre 2020 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays de destination. Le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de droit et l'a privé de la garantie tenant en l'intervention du médecin rapporteur de l'OFII en requalifiant sa demande de titre de séjour en demande de protection contre l'éloignement. Toutefois, comme il a été dit, M. C a signé successivement un imprimé de première demande de titre de séjour et un imprimé de demande de protection. Le préfet était dès lors fondé, tenant compte de ce qu'une première obligation de quitter le territoire français avait été prise, à requalifier la demande de titre de séjour en demande de protection, laquelle requalification a été validée par le requérant. Le moyen tiré de l'erreur de droit et de la privation d'une garantie doit, par suite, être écarté.
11. En second lieu, pour rejeter la demande de protection présentée par M. C, le préfet de Maine-et-Loire, faisant sien l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII, a estimé que si l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de cette prise en charge ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité.
12. M. C produit un certificat médical, établi par un psychiatre du centre médico-psychologique Césame d'Angers, daté du 24 novembre 2022, selon lequel il souffre depuis son arrivée en France d'un syndrome anxieux constitutif d'un stress post traumatique et bénéficie d'un suivi depuis juin 2021. Ce seul certificat, qui ne précise pas les conséquences qu'un arrêt de ce suivi serait susceptible d'entrainer sur l'état de santé du requérant, n'est pas de nature à remettre en cause l'avis du collège médical de l'OFII, sur lequel le préfet s'est fondé. Dès lors, en considérant que le défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entrainer de conséquences d'une exceptionnelle gravité, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas commis d'erreur d'appréciation. Le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté, de même que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. Le moyen tiré de ce que le préfet ne démontre pas que M. C pourrait bénéficier d'un suivi approprié dans son pays d'origine doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. Aux termes de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
14. Pour les raisons indiquées au point 5 et compte tenu de la portée d'une obligation de quitter le territoire français, non assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, aurait méconnu l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, alors même que l'exécution de cette mesure aura pour effet de séparer le requérant de son enfant.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision accordant un délai de départ volontaire :
15. L'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. C, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :
16. L'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. C, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision désignant la Guinée comme pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
17. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. C entraîne, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
18. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Hamid Kaddouri.
Délibéré après l'audience du 21 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTINL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
D. LABOUYSSE
La greffière,
S. BARBERA
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
cc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026