mardi 27 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2215464 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP DUHAMEL-RAMEIX-GURY-MAITRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 novembre 2022, M. C D, représenté par Me Athon-Perez, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 6 octobre 2022 par laquelle l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a mis fin de manière anticipée à son contrat de résident en tant que professeur certifié de philosophie au lycée français de La Condamine à Quito (Equateur) à compter du 1er novembre 2022 ;
2°) d'enjoindre à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, à titre principal, de le réintégrer dans ses fonctions de professeur résident du lycée français La Condamine à Quito, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'AEFE la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, en ce qu'elle le contraint à retourner en France dans son académie d'origine et l'éloigne de son épouse, Mme B, laquelle est affectée durant encore une année en Equateur en tant que professeure des écoles ; même si son épouse décidait de le rejoindre en France, ils seraient séparés car affectés dans deux académies différentes, lui à Créteil et Mme B à Perpignan, le temps de demander leur rapprochement ; Mme B, affectée par cette situation, est suivie par un psychologue ; la décision litigieuse emporte également des effets sur leur situation matérielle : le seul déménagement en urgence de l'Equateur vers Perpignan est estimé à 4 000 ou 5 000 euros ; la vente de sa voiture diplomatique peut être longue et lui imposera des frais supplémentaires ; il ne percevra notamment plus l'indemnité spécifique de la vie locale à hauteur de 650 euros par mois en cas de retour en France et devrait subir, au total, une perte de revenus de 908 euros par mois ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions des articles L. 912-1-1 du code de l'éducation et L. 113-1 du code général de la fonction publique :
- en ce qu'elle est fondée sur le fait que ses pratiques pédagogiques, d'enseignement et d'évaluation ne correspondraient pas aux attendus institutionnels et aux recommandations liées à sa discipline : il est un professeur de qualité dont les compétences ont été saluées et dont la note administrative n'a cessé d'augmenter depuis 2004 ; les difficultés rencontrées récemment par celui-ci sont communes à tous les professeurs et la conséquence des différentes crises qui ont frappé le lycée La Condamine ; il existe une concomitance entre l'exercice du mandat syndical qui lui a été confié et les reproches formulés par la direction du lycée, de nature à faire peser un soupçon grave de discrimination syndicale sur son éviction :
* d'une part, il a été contraint d'adapter sa pratique pédagogique depuis 2020, eu égard à la crise liée à la COVID 19 et la crise sociale en Equateur (en 2020/2021, les cours ont été intégralement dispensés en distanciel et il s'est vu confier les matières dévolues à deux professeurs, tout en réduisant les heures de programme ; en 2021/2022, les cours ont été dispensés de manière alternée en présentiel et distanciel) ; de plus, il a contracté deux fois la COVID 19, a été désigné correcteur des épreuves de spécialité HLP et des épreuves blanches du grand oral, et a dû assister à une formation à Mexico, ce qui a, notamment, eu pour effet de l'empêcher de corriger l'intégralité des copies de baccalauréat blanc de ses 60 élèves de terminale, épreuve qui n'est, en tout état de cause, pas obligatoire ; de surcroît, la direction du lycée a demandé aux professeurs de réduire la charge de travail des élèves compte tenu du contexte sanitaire ; il ne pouvait anticiper que l'épreuve de baccalauréat serait annulée en 2022, et, en tout état de cause, les élèves de terminale n'ont pas été désavantagés par les modalités de leur contrôle continu, obtenant une meilleure note que leurs camarades d'une autre zone ;
* d'autre part, les modes d'évaluation de ses élèves au cours de la période concernée ont été choisis conformément aux consignes données lors des conseils de classe par la direction du lycée, et avaient pour objectif de motiver ses élèves, qui se désintéressaient de la philosophie compte tenu de la récente réforme du baccalauréat (les élèves étaient informés que s'ils ne rendaient pas leur dissertation dans les délais, ils se verraient attribuer une note de 0/20 ; néanmoins il a cherché à compenser cette note sauf pour une quinzaine d'élèves dont la copie est un plagiat de corrigés disponibles en ligne ; l'une de ses élèves, fille du conseiller de coopération et d'action culturelle (COCAC), président de la commission consultative paritaire locale (CCPL), n'a pas rendu sa copie, et s'est donc vu attribuer la note de 0/20, ce qui est à l'origine d'un mouvement de protestation de certains parents porté par la mère de cette élève ; compte tenu de ces circonstances, il est permis de douter de l'impartialité du président de la CCPL) ; en tout état de cause ces modalités d'évaluation ne peuvent remettre en cause ses qualités professionnelles démontrées tout au long de son parcours ;
- en ce qu'elle est fondée sur le prétendu refus de rendre compte de sa pratique et de prendre en compte les procédures d'accompagnement proposées : il a, à la faveur des circonstances, dû migrer de Pronote jusqu'au logiciel Google Education, comme demandé par la direction, dès le 13 avril 2020, mais n'a plus eu accès à ses outils numériques et n'a pu apporter des éléments de réponse aux critiques de Mme A, inspectrice d'académie-inspectrice pédagogique régionale, dont le rapport n'est pas pertinent, en ce qu'il n'est basé que sur le logiciel Pronote ; il n'a jamais démérité et a su remettre en cause sa pratique face aux crises rencontrées à partir de 2020, sans qu'aucun conseil ni avertissement ne lui soit adressé avant la décision litigieuse ; à cet égard, il n'a pas souvenir d'une invitation de Mme E, inspectrice d'académie-inspectrice pédagogique régionale, à un rendez-vous auquel il n'aurait pas daigné se rendre et cette assertion paraît incohérente avec les mentions du mail, l'absence de relance et sa volonté de s'exprimer sur le déroulement de l'année passée ; aucune mesure d'accompagnement ne lui a été proposée ;
- en ce qu'il existe une concomitance entre l'exercice de son mandat syndical et l'émergence de reproches à son encontre : il y a peu de doutes sur le fait qu'en rédigeant le rapport sur sa manière de servir, le 8 juin 2022, le proviseur du lycée avait pour but de sanctionner son engagement syndical ;
* elle est insuffisamment motivée ;
* elle a été prise sans respect des droits de la défense et en méconnaissance de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et recettes de l'exercice 1905 : l'intégralité des griefs qui lui sont reprochés sont d'ordre pédagogiques, or les échanges avec les élèves ou l'administration du lycée sont dématérialisés ; depuis sa suspension, il ne peut avoir accès aux outils numériques et ne peut attester de la bonne tenue de son cahier de texte ; en lui refusant l'accès à ses outils numériques, l'AEFE a porté atteinte à son droit de se défendre dans la présente instance ; pour ces mêmes motifs, le contenu du dossier soumis à la CCPC est irrégulier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2022, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) représentée par la SCP Duhamel Rameix Gury Maitre conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. D la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie : les attaches de M. D en Equateur apparaissent particulièrement limitées et le projet de retour en France était déjà envisagé par l'intéressé et son épouse, Mme B semblant avoir déjà fait le choix de demander à être réintégrée dans son administration d'origine ; la décision litigieuse apparaît ainsi n'avoir pour effet que d'anticiper de quelques mois un retour déjà envisagé par le couple ; concernant Mme B, le certificat médical produit n'apparaît nullement probant puisque ne comportant aucune mention des raisons pour lesquelles un rendez-vous médical aurait été pris ; les atteintes matérielles alléguées ne constitue pas une atteinte grave et immédiate à un quelconque intérêt de M. D dès lors, d'une part, qu'un agent détaché n'a aucun droit au maintien de son détachement, et que, d'autre part, comme tout agent auquel il est mis fin au détachement à la demande de l'organisme d'accueil, celui-ci continue d'être rémunéré jusqu'à sa réintégration sur le premier poste vacant au sein de son administration d'origine, de sorte que le coût d'un déménagement et les démarches nécessaires à la vente du véhicule acquis par M. D peuvent être écartés ; de plus, le montant de la perte de revenus invoquée par M. D, en l'absence de tout élément relatif à sa situation financière, n'est pas de nature à démontrer qu'il serait de ce fait placé dans une situation de précarité financière, susceptible de caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation ; en outre, M. D a manqué de diligence particulière pour saisir le tribunal puisqu'il a attendu plus d'un mois, après la notification de la décision litigieuse, pour saisir le juge des référés ; il y a un intérêt public à ce que soit exécutée la décision litigieuse dès lors que M. D, depuis au moins l'année scolaire 2020-2021, ne prépare plus les élèves de terminale du lycée La Condamine aux épreuves de philosophie du baccalauréat, ce qui est à l'origine de dysfonctionnements dans cet établissement et d'une grande inquiétude pour les parents d'élèves ;
- aucun des moyens soulevés par M. D n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation :
- s'agissant des pratiques pédagogiques de M. D : pour l'année scolaire 2020-2021, le chef d'établissement de son lycée a pu constater que la qualité de son enseignement ne correspondait pas aux attentes, les élèves ne s'entraînant pas à la dissertation et les pratiques d'évaluation du travail des élèves étant très éloignées des recommandations de l'inspection générale de philosophie ; par ailleurs, M. D a fait obstruction à un entretien prévu avec Mme E, ; en dépit des démarches engagées par la direction du lycée, le comportement de M. D n'a jamais changé ; pour l'année 2021-2022, M. D reconnaît n'avoir pas corrigé les copies du bac blanc de philosophie avant les conseils de classe du troisième trimestre, ce défaut de correction s'inscrivant dans un contexte d'absence d'entraînement de ses élèves aux exercices types en lien avec l'épreuve du baccalauréat, en dépit des recommandations de l'inspection générale de philosophie, publiées sur la plateforme Eduscol ;
- s'agissant de l'évaluation de ses élèves au cours de l'année 2022, il ne lui est pas reproché d'avoir infligé la note minimale à plusieurs élèves mais de répugner à les corriger ou, plus généralement, de ne leur attribuer qu'une seule note par trimestre de sorte qu'ils ne puissent pas se rattraper, ce qui leur porte préjudice dans la poursuite de leur études supérieures, et alors que, de surcroît, du fait des mouvements sociaux en Equateur, l'épreuve de philosophie a été annulée et remplacée par le contrôle continu ; si M. D soutient qu'il ne pouvait imaginer que l'épreuve du baccalauréat serait annulée, l'usage qu'il a fait du 0/20 est, en tout état de cause, réservé à certaines situations spécifiques qui ne correspondent pas à celles de ses élèves ; cette situation dommageable pour ses élèves aurait dû être compensée par les autres évaluations qu'il se devait d'organiser ;
- s'agissant des refus de rendre compte de sa pratique et de prendre en compte les mesures d'accompagnement proposées : M. D n'a pas cessé de remplir le logiciel Pronote au lieu de Google Education, ce qui justifie que Mme A ait rédigé son rapport sur la base de cet outil ; M. D ne soutient pas que les éléments défaillants dans son travail figureraient sur le logiciel Google Education ; il a refusé tout entretien avec Mme E, l'allégation de faux soulevée, s'agissant du mail l'invitant à un entretien, est mal fondée ;
- s'agissant de la prétendue discrimination syndicale dont M. D ferait l'objet : la circonstance qu'un agent soit engagé au sein d'un syndicat ne suffit pas à faire peser un soupçon de discrimination sur toute décision qui pourrait être prise à son encontre, laquelle est, en l'espèce, notamment fondée sur un rapport rédigé par une inspectrice d'académie-inspectrice pédagogique régionale ;
* elle est suffisamment motivée ;
* elle n'a pas été prise en méconnaissance des droits de la défense : M. D a été informé en amont de la mesure envisagée et n'a jamais formulé une demande explicite tendant à avoir accès à son dossier individuel et aux outils numériques qu'il utilisait lorsqu'il était en poste ; il n'a donc été privé d'aucune garantie.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 23 novembre 2022 sous le numéro 2215542 par laquelle M. D, demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et recettes de l'exercice 1905 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 décembre 2022 à 10 heures 30 :
- le rapport de Mme Robert-Nutte, juge des référés,
- les observations de Me Lachaux substituant Me Athon-Perez, représentant M. D ;
- et les observations de Me Andrieu, représentant l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, professeur certifié de philosophie, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 6 octobre 2022 par laquelle l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a mis fin de manière anticipée à son contrat de résident auprès du lycée français de La Condamine à Quito (Equateur), à compter du 1er novembre 2022.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Aucun des moyens invoqués par M. D, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 6 octobre 2022 par laquelle l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a mis fin de manière anticipée à son contrat de résident auprès du lycée français de La Condamine à Quito (Equateur), à compter du 1er novembre 2022.
4. Il y a lieu, par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, de rejeter les conclusions de la requête de M. D à fin de suspension et, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sous astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'AEFE, la somme demandée par M. D au titre des frais exposés par lui à l'occasion de l'instance et non compris dans les dépens.
6. D'autre part, il n'apparaît pas inéquitable, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à la charge de l'AEFE, les frais engagés par celle-ci à l'occasion de l'instance et non compris dans les dépens.
7. Par suite, les conclusions susvisées des parties sont rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D et à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger.
Fait à Nantes, le 27 décembre 2022.
La juge des référés,
O. Robert-Nutte
La greffière,
G. PeignéLa République mande et ordonne au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026