lundi 30 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2215676 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | REGENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 novembre et 6 décembre 2022, et 27 mars et 3 mai 2023, Mme I A B, épouse C, agissant en son nom propre et pour le compte de G C, E C, D C, Clyfirene C et Herwann C, représentée par Me Regent, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 8 novembre 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours contre les décisions implicites de rejet de l'autorité consulaire française à H (République démocratique du Congo) refusant de délivrer à G C, E C, D C des visas de long séjour au titre de la réunification familiale, ainsi que la décision du 24 janvier 2023 par laquelle le président de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a déclaré la commission incompétente pour examiner les recours dirigés contre les nouveaux refus opposés par l'autorité consulaire française à H le 12 janvier 2023 aux demandes de visas déposées pour les trois enfants ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer ces visas dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer les demandes de visas dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- les dispositions de l'article L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration ont été méconnues ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée, à ce titre, d'une erreur d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation à ce titre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A B ne sont pas fondés.
Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme André,
- les conclusions de M. Guilloteau, rapporteur public,
- et les observations de Me Régent, avocate de la requérante, en présence de Mme A B.
Considérant ce qui suit :
1. Des demandes de visas de long séjour en qualité de membres de famille de réfugiée ont été présentées auprès de l'autorité consulaire française à H (République démocratique du Congo) pour G C, née le 25 mars 2005, et E C, D C, nés le 19 novembre 2010, que Mme I A B, ressortissante congolaise, bénéficiaire du statut de réfugié, présente comme ses enfants. Ces demandes ont été rejetées par des décisions implicites de rejet nées le 8 avril 2022. Par une décision du 8 novembre 2022, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre ces décisions consulaires. Par une décision du 24 janvier 2023, le président de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a déclaré la commission incompétente pour examiner les recours dirigés contre les nouveaux refus, explicites, opposés par l'autorité consulaire française à H le 12 janvier 2023 aux demandes de visas déposées pour les trois enfants. Mme A B demande l'annulation de la décision du 8 novembre 2022 et de celle du 24 janvier 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 24 janvier 2023 du président de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France :
2. Il résulte des dispositions de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui instituent un recours administratif préalable obligatoire que la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se substitue à celle qui a été prise par les autorités diplomatiques ou consulaires.
3. Il ressort des pièces du dossier que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a statué le 8 novembre 2022 sur le recours formé par Mme A B contre les décisions implicites de rejet nées du silence gardé par l'autorité consulaire française à H (République démocratique du Congo) sur les demandes de visa déposées pour les trois enfants G C, E C et D C. L'exercice de ce recours devant la commission, dont la décision se substitue à celle prise par l'autorité consulaire ainsi qu'il a été dit au point 2, a eu pour effet de dessaisir cette autorité. Il s'ensuit que tant le second refus de l'autorité consulaire du 12 janvier 2023 que la décision du président de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 24 janvier 2023 sont insusceptibles de recours contentieux. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de cette décision du 24 janvier 2023 sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 novembre 2022 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France :
4. D'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite ". Aux termes des dispositions de l'article L. 561-5 de ce code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables (). " Aux termes de l'article L. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendu applicable à la procédure de réunification familiale par l'article L. 561-4 du même code : " L'enfant pouvant bénéficier du regroupement familial est l'enfant ayant une filiation légalement établie, y compris l'enfant adopté, en vertu d'une décision d'adoption, sous réserve de la vérification par le ministère public de la régularité de cette décision lorsqu'elle a été prononcée à l'étranger. "
6. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial des enfants d'une personne admise à la qualité de réfugié ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir la réalité du lien matrimonial entre les époux ou du lien de filiation produits à l'appui des demandes de visa.
7. Enfin, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
8. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
9. Il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.
10. Pour refuser de délivrer à G, E et D C les visas sollicités, la commission de recours contre les refus de visa s'est fondée sur les motifs tirés de ce que, d'une part, le lien familial des jeunes D et E C avec Mme A B ne correspond pas à l'un des cas leur permettant d'obtenir un visa dans le cadre de la procédure de réunification familiale en qualité de membre de famille de réfugiée, le jugement d'adoption ayant été rendu après l'obtention du statut de réfugiée le 16 juillet 2020, et d'autre part, compte-tenu des déclarations incohérentes de Mme A B, notamment sur l'année de naissance et sur la filiation paternelle de G, et de l'absence d'éléments de possession d'état, l'identité de l'enfant et le lien familial ne sont pas établis et ce faisceau d'indices démontre une tentative frauduleuse pour obtenir un visa au titre de membre de famille d'une réfugiée.
En ce qui concerne E et D C
11. Pour justifier de son lien de filiation avec les enfants E et D, Mme A B produit un jugement n° RC-AD 0037/III, rendu le 17 mai 2017 par le tribunal pour enfants de H/F, qui l'autorise à les adopter. La circonstance que les actes d'adoption pris en transcription de ce jugement ont été établis le 27 août 2021 par l'officier d'état civil de la commune de Bumbu, est sans incidence sur sa date effective d'application, dès lors qu'il est intervenu avant l'obtention du statut de réfugiée par la requérante le 11 mars 2021. Par ailleurs, la circonstance que ce jugement ne soit pas homologué, en l'absence de précisions apportées par l'administration sur ce qu'elle entend contester, n'a pas pour effet d'en démontrer le caractère frauduleux. Dans ces conditions, en fondant sa décision sur le motif énoncé au point précédent, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne G C
12. Pour justifier de son lien de filiation avec l'enfant G, Mme J produit un acte de naissance n°837, établi en transcription d'un jugement supplétif n° RC 3639/III du tribunal pour enfants de H, rendu le 6 avril 2021 indiquant que l'enfant est né le 25 mars 2005 de l'union de M. L C et de Mme A B. Si le ministre de l'intérieur et des outre-mer relève une incohérence dans les déclarations de Mme A K concernant la filiation paternelle de son fils G et sa date de naissance lors de l'introduction de sa demande d'asile, cette seule incohérence n'est pas de nature à démontrer une tentative frauduleuse de la part de la requérante pour obtenir le visa de long séjour sollicité pour l'enfant G. Par ailleurs, les déclarations de la requérante lors de l'établissement de la fiche familiale de référence remplie le 4 avril 2021 et du formulaire présenté au bureau des familles de réfugiés sont concordantes avec les mentions du jugement supplétif du 6 avril 2021, dont le ministre ne démontre pas, par ailleurs, le caractère frauduleux. Par suite, l'identité et le lien de filiation entre la requérante et G C doivent être regardés comme établis. Dans ces conditions, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer le visa pour le motif énoncé au point 2.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme A B est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas sollicités, au profit de G, E et D C, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Mme A B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Regent, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 8 novembre 2022 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer à G, E et D C des visas de long séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Regent la somme de 1 200 euros (mille deux cents) sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Régent et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvet, présidente,
Mme André, première conseillère,
Mme Heng, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2023.
La rapporteure,
M. ANDRE
La présidente,
C. CHAUVET
La greffière,
A. VOISIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026