vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2215757 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL CARADEUX CONSULTANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 30 novembre et 12 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Leraisnable, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution, d'une part, du permis d'aménager n° PA 044 083 21 B3002 du 10 novembre 2021, délivré par le maire de la commune de La Limouzinière (Loire-Atlantique) à la société à responsabilité limitée (SARL) " CHAELA " en vue de l'aménagement d'un lotissement de six lots à bâtir sur le terrain situé au lieu-dit Le Chiron, d'autre part, de la décision par laquelle le maire a implicitement rejeté son recours gracieux formé à l'encontre dudit arrêté du 10 novembre 2021, et enfin, par voie de conséquence, du permis d'aménager modificatif délivré le 27 septembre 2022 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Limouzinière la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors, d'une part, qu'il justifie d'un intérêt à agir en tant que voisin immédiat du projet litigieux et alors que les parcelles sont actuellement des terrains enherbés qui ne connaissent aucun trafic et que la création de six lots à construire et d'une voie de circulation automobile aura un impact important sur les conditions de jouissance de son bien et le développement de ses arbres situés en limite en propriété ; d'autre part, au regard des dispositions des articles R. 600-2, R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme dès lors que sa requête en annulation a été introduite dans le délai contentieux de deux mois à compter de la naissance de la décision implicite de rejet, qu'il justifie s'être acquitté des notifications requises et qu'il fournit, à l'appui de sa requête, son titre de propriété ;
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'elle est présumée à l'encontre d'un arrêté de permis d'aménager, alors, en outre, que la société pétitionnaire a démarré les travaux autorisés par le permis contesté ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :
* elles méconnaissent les dispositions de l'article 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), lesquelles prévoient que la végétation identifiée sur les documents graphiques doit être conservée et que les constructions doivent en être espacées d'un minimum de cinq mètres, dès lors que la voie d'accès, laquelle constitue une voie d'accès au sens du lexique du règlement du PLU, se situe le long de l'alignement de pins parasols à préserver de sorte que la suppression de ces arbres est inévitable, ainsi que l'atteste le rapport de l'expert arboricole intervenu sur place ; si le permis modificatif a supprimé l'accès véhicule problématique, le projet modifié prévoit toujours de réaliser, le long des plantations protégées, un projet de voie carrossable et des travaux d'affouillement en vue de la pose d'une canalisation d'assainissement des eaux pluviales ; l'arrêté initial du 8 octobre 2021 par lequel la commune avait refusé d'accorder le permis litigieux, par la suite abrogé, considérait que ces dispositions étaient méconnues ; contrairement à ce que fait valoir la commune, l'implantation de la canalisation d'eau pluviale projetée sur les parcelles cadastrées ZO n° 199 et 202, qui nécessite de creuser une tranchée à proximité immédiate des pins parasols protégés, impactera le système racinaire de ces arbres et conduira à leur suppression ; il ressort par ailleurs du plan d'état des lieux et du plan " voirie et assainissements " du dossier de permis d'aménager que la haie protégée est implantée pour moitié sur le terrain d'assiette du projet et qu'il est prévu de supprimer toute la partie située dans l'emprise de ce terrain ; le projet prévoit d'implanter une voie d'accès à une distance d'un mètre de la partie de la haie située en dehors du terrain, de sorte que les travaux de voirie et le passage des véhicules impacteront le développement racinaire de la haie protégée et conduiront à terme à sa suppression ; la construction d'une voie carrossable qui nécessite de décaisser le sol sur plusieurs mètres de profondeur a un impact sur le développement des éléments de paysage protégés et leur développement racinaire, de sorte que les dispositions de l'article 3.2 du règlement du PLU qui imposent aux " constructions " de s'implanter en retrait de 5 mètres des haies protégées y sont applicables ;
* elles méconnaissent les dispositions de l'article 5.1 du règlement du PLU, lesquelles prévoient que les demandes d'autorisation de construire peuvent être refusées sur des terrains non desservis par des voies publiques ou privées, dès lors que le projet doit être desservi par une voie interne à sens unique sur des parcelles enherbées comportant des arbres et des haies protégées, non viabilisées et ne pouvant, par conséquent, être aménagées pour la desserte automobile ; si la sortie des véhicules doit s'effectuer sur des terrains privés non aménagés, il n'est pas établi que la commune dispose d'une servitude de passage sur ces terrains, ni qu'elle en serait propriétaire (en tout état de cause, il n'est pas établi qu'elle se serait engagée à effectuer des travaux sur ces parcelles, alors qu'elle ne serait pas fondée à engager des deniers publics uniquement pour satisfaire les intérêts d'une société privée afin de lui permettre de réaliser un projet de construction ; la sortie véhicule telle que prévue dans le permis modificatif ne présente pas une largeur minimal de six mètres, en méconnaissance des dispositions de l'article 5.1.2 du règlement du PLU ; la voie interne du lotissement permettra aux modes doux de relier la voie départementale et la voie de desserte du lieu-dit " Le Chiron " et il ne ressort pas du dossier de permis d'aménager qu'elle sera fermée à la circulation automobile générale, de sorte qu'elle sera ouverte à la circulation publique ; contrairement à ce que fait valoir la commune, le tronçon de voie situé entre les lots 5 et 6 est une voie à double sens de circulation, la circonstance que ce tronçon dessert uniquement un lot étant sans incidence sur la qualification de la voie ; ce tronçon présente une largeur de 4 mètres inférieure au minimum imposé par les dispositions du règlement du PLU pour les voies à double sens de circulation ;
* elles méconnaissent les dispositions de l'article 5.2.3 du règlement du PLU, lesquelles prévoient que les aménagement réalisés doivent garantir l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau collecteur, dès lors qu'il ressort du plan de voirie réseau que les eaux pluviales seront collectées et acheminées vers le réseau public par l'installation d'une canalisation sur des parcelles situées hors du terrain d'assiette du projet, de sorte que le dossier ne présente aucune garantie quant à l'écoulement des eaux pluviales ; aucun aménagement n'est réalisé sur le terrain d'assiette du projet pour garantir l'écoulement des eaux pluviales du lot 6 dans le réseau collecteur.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2022, la commune de La Limouzinière, représentée par Me Caradeux, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. B, n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :
- l'article 3.2 du règlement du PLU n'a pas été méconnu : la SARL " CHAELA " a déposé et obtenu une demande de permis d'aménager modificatif dont l'objet est précisément de supprimer l'accès véhicule à l'endroit des quatre pins parasols que M. B souhaite voir préservés ; l'accès à partir du chemin communal a été supprimé et la chaussée s'arrête désormais au niveau du lot 6, préservant de ce fait toute la haie et les arbres situés au-delà de ce lot, le long de la voie communale, de sorte qu'il n'est désormais plus prévu aucun accès véhicule à cet endroit, seul subsistant un accès piétons et cycles ; il ne reste plus au niveau de cette liaison douce qu'une canalisation d'eau pluviale dont la commune envisage de prescrire le déplacement, une telle canalisation n'emportant en tout état de cause pas les mêmes effets sur la conservation des arbres que ceux évoqués dans le rapport arboricole en cas de route en enrobé ; ni la canalisation ni la voie d'accès au nord ne saurait être qualifiée de " construction " au sens du règlement du PLU ; alors même que les plantations à protéger se situent à l'extérieur du terrain d'assiette et qu'à ce titre, le projet ne peut prévoir de les supprimer, il est quoi qu'il en soit prévu de les mettre en valeur et d'en protéger le système racinaire par la création d'une noue d'une largeur d'un mètre tout le long de la voie d'accès ;
- l'article 5.1 du règlement du PLU n'a pas été méconnu : le moyen tiré de ce que le terrain devrait être considéré comme n'étant pas desservi par une voie publique est inopérant dès lors que les parcelles ZO n° 199 et 202 n'ont nullement vocation à servir de desserte au projet litigieux ; celui-ci est en réalité desservi à l'ouest par la voie communale n°202, de sorte que l'argument tiré du manque de desserte, faute de servitude de passage ou d'engagement de la commune à réaliser des travaux sur les parcelles cadastrées ZO n° 199 et 202 est dénué de fondement ; M. B n'est pas davantage fondé à soutenir que la largeur de la voie de desserte serait insuffisante, l'article 5.1.2 du règlement du PLU ne visant pas les voies nouvelles à créer et ne pouvant donc concerner que la voie qui dessert l'ensemble du projet, à savoir la voie communale n°202, mais non la voie de desserte interne du projet ; en tout état de cause, la voie interne créée ne va desservir que 4 logements individuels pour lesquels les véhicules risquent de se croiser, seuls les lots 2, 3, 4 et 5 ayant vocation à emprunter cette voie, dont la largeur de 5 mètres est dès lors suffisante ;
- l'article 5.2.3 du règlement du PLU n'a pas été méconnu : l'autorité administrative ne pouvait exiger du pétitionnaire la production d'une pièce justifiant d'une quelconque autorisation de travaux sur les parcelles ZO n° 199 et 202.
La requête a été communiquée à la société à responsabilité limitée (SARL) " CHAELA ", qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 4 mai 2022 sous le numéro 2205667, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Le Barbier, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 décembre 2022 à 10 heures 30 :
- le rapport de Mme Le Barbier, juge des référés,
- les observations de Me Le Pallabre, substituant Me Leraisnable, avocat de M. B ;
- et les observations de Me Dubos, substituant Me Caradeux, représentant la commune de La Limouzinière.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 8 octobre 2021, le maire de la commune de La Limouzinière a refusé de délivrer un permis d'aménager à la société à responsabilité limitée (SARL) " CHAELA " en vue d'aménager un lotissement de six lots à bâtir sur un terrain situé au lieu-dit Le Chiron, parcelles cadastrées ZO n°188 et 189. Par un arrêté du 10 novembre suivant, le maire de la commune de La Limouzinière (Loire-Atlantique) a procédé au retrait de son arrêté du 8 octobre 2021 et a délivré le permis d'aménager sollicité, complété par un permis d'aménager modificatif, délivré le 27 septembre 2022. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution, d'une part, du permis d'aménager n° PA 044 083 21 B3002 du 10 novembre 2021 ainsi que la décision par laquelle le maire de la commune de La Limouzinière a implicitement rejeté son recours gracieux formé à l'encontre de cet arrêté, et, d'autre part et par voie de conséquence, du permis d'aménager modificatif délivré le 27 septembre 2022.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. Aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite ". Il est de principe que l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d'un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l'exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite ainsi que le prévoit l'article
L. 600-3 du code de l'urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l'autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d'urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l'ensemble des circonstances de l'espèce qui lui est soumise.
4. Le recours dirigé contre la décision litigieuse ayant été assorti d'une requête en référé suspension déposée avant l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le tribunal, la condition d'urgence est présumée satisfaite. De plus, il ressort des photographies communiquées par M. B que les travaux objet de cette décision ont débuté. Dans ces conditions, la condition d'urgence doit être regardée comme satisfaite, ce qui n'est au demeurant pas contesté en défense.
En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
5. Le moyen soulevé par M. B à l'encontre de la légalité des trois décisions litigieuses, tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3.2 du règlement du PLU, pris en ses différentes branches, paraît, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de ces décisions.
6. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'apparaît propre à créer, en l'état de l'instruction, un tel doute.
7. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'exécution du permis d'aménager n° PA 044 083 21 B3002 du 10 novembre 2021, délivré par le maire de la commune de La Limouzinière (Loire-Atlantique) à la société " CHAELA " en vue de l'aménagement d'un lotissement de six lots à bâtir sur le terrain situé au lieu-dit Le Chiron, de la décision par laquelle le maire a implicitement rejeté le recours gracieux formé par M. B à l'encontre de ce permis d'aménager du 10 novembre 2021 et du permis d'aménager modificatif délivré le 27 septembre 2022, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête en annulation par le juge du fond.
Sur les frais liés à l'instance :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de La Limouzinière le versement à M. B de la somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge M. B, qui n'est pas partie perdante à la présente instance, la somme que demande la commune de La Limouzinière sur le même fondement.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution du permis d'aménager n° PA 044 083 21 B3002 du 10 novembre 2021, délivré par le maire de la commune de La Limouzinière (Loire-Atlantique) à la SARL " CHAELA " en vue de l'aménagement d'un lotissement de six lots à bâtir sur le terrain situé au lieu-dit Le Chiron, la décision par laquelle le maire a implicitement rejeté le recours gracieux formé par M. B à l'encontre de ce permis d'aménager du 10 novembre 2021 et du permis d'aménager modificatif délivré le 27 septembre 2022 est suspendue.
Article 2 : La commune de La Limouzinière versera à M. B la somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de La Limouzinière au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la commune de La Limouzinière et à la société à responsabilité limitée " CHAELA "
Fait à Nantes, le 16 décembre 2022.
La juge des référés,
M. C
La greffière,
M-C. MinardLa République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026