mercredi 11 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2216207 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NERAUDAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 décembre 2022, le préfet de la Sarthe demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à Mme A B de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe situé ZI Sud Plan d'eau de la Gémerie, rue de la Gémerie à Arnage (Sarthe), et géré par l'association ADOMA ;
2°) de l'autoriser à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique ;
3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du logement afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de Mme B, à défaut pour celle-ci de les avoir emportés.
Il soutient que :
- le juge administratif est compétent en application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sa requête est recevable en application des mêmes dispositions ;
- les conditions d'urgence et d'utilité sont satisfaites dès lors que le maintien de Mme B, alors qu'elle est coupable de manquements graves au règlement du lieu d'hébergement, compromet le bon fonctionnement du service public, alors qu'au 30 septembre 2022, 136 demandeurs d'asile étaient en attente d'un hébergement dans le département de la Sarthe ;
- elle ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse dès lors que Mme B a refusé de se rendre à des convocations en vue de l'exécution de la décision de transfert à destination du pays responsable de l'examen de sa demande d'asile ; bien que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui ait notifié la cessation de ses conditions matérielles d'accueil le 9 juin 2022, elle se maintient dans le logement ; par un courrier du 26 août 2022 notifié, le 1er septembre 2022, le préfet l'a mise en demeure de quitter les lieux dans un délai de quinze jours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2022, Mme A B, représentée par Me Neraudau, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre reconventionnel, à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Sarthe de lui indiquer un hébergement d'urgence dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire, à ce qu'il soit sursis à statuer à l'exécution de la mesure d'expulsion pendant un délai de six mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 700 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle fait valoir que :
* s'agissant de la demande du préfet de la Sarthe :
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que le préfet n'établit pas la saturation du dispositif local d'hébergement des demandeurs d'asile dont il se prévaut ; il n'établit pas davantage de perturbations graves au fonctionnement normal du service public ; elle est demandeuse d'asile et se trouve dans un état de grande vulnérabilité, aggravé par l'état de santé de son fils et dans l'impossibilité d'obtenir un autre hébergement ;
- elle fait l'objet d'une contestation sérieuse dès lors qu'elle justifie de circonstances exceptionnelles : elle et son fils présentent une situation de vulnérabilité ; elle est en attente que le tribunal administratif de Nantes se prononce sur la décision de l'OFII de cessation de ses conditions matérielles d'accueil ; le préfet a entaché la procédure d'expulsion litigieuse d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article R. 744-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il n'est pas établi que le préfet l'ait régulièrement mis en demeure de quitter les lieux ; la présente demande du préfet de la Sarthe se fonde uniquement sur la circonstance que l'OFII a pris une décision de cessation des conditions matérielles d'accueil, sans qu'il ait été procédé à un nouvel examen de sa situation, alors de plus, que cette décision de l'OFII fait l'objet d'une contestation pendante devant le tribunal ; la mesure demandée méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
* s'agissant de ses conclusions présentées à titre reconventionnel : elles sont justifiées dès lors qu'elle présente une vulnérabilité particulière, qu'un recours concernant la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil est en cours d'instruction devant le tribunal, elle a tenté en vain d'obtenir des solutions d'hébergement ;
* s'agissant de l'octroi d'un délai de six mois avant qu'il soit procédé à son expulsion : ses problèmes de santé et ceux de son fils justifient l'octroi de ce délai.
Madame B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 janvier 2023.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 janvier 2023 à 9 heures 30 :
- le rapport de Mme Robert-Nutte, juge des référés,
- et les observations de Me Neraudau, en présence de Mme B, qui insiste à la barre sur la situation de vulnérabilité de la requérante, femme isolée et demandeuse d'asile, et de son fils, dont l'état de santé nécessite qu'elle se maintienne en France ; Me Neraudau rappelle qu'il existe une contestation sérieuse, compte tenu du statut de demandeuse d'asile de Mme B, et dès lors que la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil fait l'objet d'une contestation en cours d'instruction devant le tribunal. La vulnérabilité de Mme B (femme isolée avec un enfant mineur, souffrant tous deux de pathologies, demandeuse d'asile ayant subi des violences dans son pays) justifie, en tout état de cause, qu'un délai lui soit accordé avant que le préfet puisse procéder à l'expulsion demandée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de la Sarthe demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner l'expulsion de Mme B du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe, situé ZI Sud Plan d'eau de la Gémerie, rue de la Gémerie à Arnage (Sarthe), et géré par l'association ADOMA.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Lorsque le juge des référés est saisi par l'administration, sur le fondement des dispositions précitées, d'une demande d'expulsion d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile, il lui appartient de rechercher si, au jour où il statue, la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et si la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
3. Aux termes de l'article L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Sont des lieux d'hébergement pour demandeurs d'asile : / 1° Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile définis à l'article L. 348-1 du code de l'action sociale et des familles ; / 2° Toute structure bénéficiant de financements du ministère chargé de l'asile pour l'accueil de demandeurs d'asile et soumise à déclaration, au sens de l'article L. 322-1 du même code. ". Aux termes des dispositions de l'article L. 552-2 du même code : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre Etat européen. ". Aux termes de l'article L. 552-15 du même code, applicable aux lieux d'hébergement pour demandeurs d'asile qui accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre Etat européen : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. / Le premier alinéa n'est pas applicable aux personnes qui se sont vues reconnaître la qualité de réfugié ou qui ont obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire. Il est en revanche applicable aux personnes qui ont un comportement violent ou commettent des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement. / La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire. ". Enfin, aux termes l'article L. 551-16 du même code : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil prévues à l'article L. 744-1 est subordonné :/ () 2° Au respect des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes./ Le demandeur est préalablement informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que () le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile prévues au 2° entraîne de plein droit le refus ou, le cas échéant, le retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil () ".
4. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le préfet ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut saisir le juge des référés du tribunal administratif d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile de toute personne commettant des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement, y compris les demandeurs d'asile en attente de la détermination de l'Etat responsable de l'examen de leur demande d'asile ou de leur transfert effectif vers celui-ci. Il résulte également de l'économie générale et des termes des dispositions précitées que le fait pour un demandeur d'asile de se maintenir dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile alors qu'il ne bénéficie plus des conditions matérielles d'accueil et qu'en conséquence, il a été mis fin à son hébergement doit être regardé comme caractérisant un tel manquement grave au règlement du lieu d'hébergement.
5. Il résulte de l'instruction que Mme B, ressortissante guinéenne née le 23 décembre 1998, est entrée sur le territoire français le 5 août 2021. Elle est hébergée dans un logement dédié aux demandeurs d'asile, situé ZI Sud Plan d'eau de la Gémerie, rue de la Gémerie à Arnage (Sarthe), et géré par l'association ADOMA. L'intéressée ne s'est pas présenté à sa convocation en vue de l'exécution de la décision de transfert vers l'Italie, Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile, dont elle a fait l'objet, le 3 novembre 2021 et dont la légalité a été confirmée par le tribunal, le 13 décembre 2021. L'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a notifié la cessation de ses conditions matérielles d'accueil le 9 juin 2022. Le 27 juin 2022, le centre d'hébergement lui a rappelé qu'elle se maintenait indûment dans son logement. Malgré une mise en demeure de quitter les lieux dans un délai de quinze jours du préfet de la Sarthe en date du 26 août 2022, notifiée le 1er septembre 2022, l'intéressée se maintient au centre d'accueil pour demandeurs d'asile.
6. Le préfet de la Sarthe soutient, sans être sérieusement contesté, que le département de la Sarthe dispose de 1 160 places en lieux d'accueil pour demandeurs d'asile et que le taux de présence indue s'élève à 8,2 % en septembre 2022. Au 30 septembre 2022, 136 demandeurs d'asile sont en attente d'hébergement. Ainsi, la libération des lieux occupés par la requérante présente un caractère d'urgence et d'utilité. Si Mme B se prévaut du recours juridictionnel formé contre la décision portant cessation de ses conditions matérielles d'accueil, ni cette circonstance, ni le non-respect des dispositions de l'article R. 744- 12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tel qu'invoqué par Mme B, ni sa situation et celle de son fils ne révèlent l'existence d'une contestation sérieuse faisant obstacle à son expulsion. Ainsi, la demande d'expulsion présentée par le préfet de la Sarthe ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Par suite, la libération des lieux par Mme B, coupable de manquements graves au règlement de son lieu d'hébergement en s'y maintenant indument alors même qu'elle ne bénéficie plus des conditions matérielles d'accueil, présente, eu égard aux exigences de bon fonctionnement et de continuité du service public d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile, ainsi qu'à la situation de tension de ce dispositif, un caractère d'urgence et d'utilité et apparaît comme la seule mesure susceptible de préserver la continuité du service public de l'accueil des demandeurs d'asile.
7. Toutefois, eu égard aux circonstances que Mme B est une femme isolée, mère d'un très jeune enfant âgé de deux ans, dont elle assume seule la charge et qui connaît des difficultés de santé, alors qu'elle-même souffre de troubles psychologiques, la situation de l'intéressée justifie qu'il lui soit accordé un délai de trois mois à compter de la notification de la présente ordonnance pour libérer le logement qu'elle occupe et, en l'absence de départ volontaire de l'intéressée à l'issue de ce délai, d'autoriser le préfet de la Sarthe à procéder à l'évacuation forcée des lieux avec le concours de la force publique et à prendre les mesures nécessaires pour faire enlever, aux frais et risques de Mme B, les biens meubles qui s'y trouveraient.
8. Enfin, d'une part, la situation de Mme B relève désormais, à son initiative, de l'hébergement d'urgence de droit commun, tel qu'il est organisé par les dispositions de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et de la famille et qu'il lui appartient d'actionner, sans qu'il puisse être reproché à l'Etat, qui n'en a pas l'obligation, de ne pas avoir engagé de démarches en vue de son relogement au titre de ces dispositions. Il n'y a donc pas lieu de conditionner l'expulsion de Mme B à la proposition effective par le préfet de la Sarthe d'une solution de relogement au titre de l'hébergement d'urgence.
9. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1 : Il est enjoint à Mme B de libérer, dans un délai de trois mois à compter de la notification de la présente ordonnance, le logement qu'elle occupe au sein du centre d'accueil pour demandeurs d'asile, situé ZI Sud Plan d'eau de la Gémerie, rue de la Gémerie à Arnage (Sarthe) et géré par l'association ADOMA.
Article 2 : En l'absence de départ volontaire de Mme B dans le délai imparti, le préfet de la Sarthe, à l'issue du délai fixé à l'article 1er, pourra faire procéder à son expulsion et à l'évacuation de ses biens, par les moyens légaux de son choix, aux frais, risques et périls de l'intéressée, au besoin avec le concours de la force publique.
Article 3 : Les conclusions de Mme B présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et celles tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Sarthe de lui indiquer un hébergement d'urgence sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à Mme A B, et à Me Néraudau.
Copie en sera en outre adressée au préfet de la Sarthe.
Fait à Nantes, le 11 janvier 2023.
La juge des référés,
O. ROBERT-NUTTE
La greffière,
G. PEIGNELa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026