mardi 16 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2216814 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | - 96h - Eloignement |
| Avocat requérant | CAPUL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 décembre 2022 et 12 mai 2023, M. A B, représenté en dernier lieu par Me Bourget, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2022 par lequel le préfet de la Vendée a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ainsi qu'un titre de séjour portant la mention " salarié " dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- le refus de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et de celles de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la menace à l'ordre public n'est pas établie ;
- elle méconnaît l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 mai 2023, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne en matière de séjour et de travail, signé 17 mars 1988, modifié par les avenants des 19 décembre 1991 et 8 septembre 2000 ;
- le code du travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thierry, conseillère, pour statuer sur les litiges visés aux articles L. 614-1 à L. 614-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 mai 2023 à 11 heures :
- le rapport de Mme Thierry, magistrate désignée,
- et les observations de Me Jaud, substituant Me Bourget, représentant M. B.
Le préfet de la Vendée, régulièrement convoqué à l'audience, n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 614-1 du même code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". Aux termes de l'article L. 614-4 de ce code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. () Le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine. ". Et aux termes du second alinéa de l'article L. 614-9 : " Dans le cas où la décision d'assignation à résidence () intervient en cours d'instance, le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin statue dans un délai de cent quarante-quatre heures à compter de la notification de cette décision par l'autorité administrative au tribunal. ".
2. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Et aux termes de l'article L. 732-8 du même code : " La décision d'assignation à résidence prise en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-1 peut être contestée devant le président du tribunal administratif dans le délai de quarante-huit heures suivant sa notification. Elle peut être contestée dans le même recours que la décision d'éloignement qu'elle accompagne. / Le délai de quarante-huit heures prévu au premier alinéa est également applicable à la contestation de la décision d'assignation à résidence notifiée postérieurement à la décision d'éloignement, alors même que la légalité de cette dernière a été confirmée par le juge administratif ou ne peut plus être contestée. / Les dispositions des articles L. 614-7 à L. 614-13 sont applicables au jugement de la décision d'assignation à résidence contestée en application du présent article. ".
3. M. A B, ressortissant tunisien né le 6 février 1987, est être entré régulièrement en France le 14 octobre 2017 muni d'un visa de court séjour valable jusqu'au 5 décembre 2017. L'intéressé s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français à l'expiration de ce visa. Le 12 décembre 2020, il a contracté mariage avec Mme C, ressortissante française, et a en conséquence sollicité du préfet de la Vendée la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante française, titre qui lui a été délivré le 25 juin 2021 pour une durée d'un an. Le 12 juin 2022, il a sollicité du préfet de la Vendée le renouvellement de ce titre moyennant un changement de statut en raison de la cessation de la communauté de vie avec son épouse, afin de se voir délivrer, à titre principal, une carte de résident valable dix ans, à titre subsidiaire, un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien et de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile enfin, à titre infiniment subsidiaire, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 30 novembre 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. Par arrêté du 7 avril 2023, intervenu en cours d'instance, M. B a été assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours sur le territoire de la commune de La Roche-sur-Yon. M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2022.
Sur les conclusions dirigées contre le refus de renouvellement du titre de séjour :
4. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est () assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire (), la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. Les actes de procédure précédemment accomplis demeurent valables. L'avis d'audience se substitue, le cas échéant, à celui qui avait été adressé aux parties en application de l'article R. 776-11. / Toutefois, lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que si le président du tribunal ou le magistrat qu'il désigne à cet effet est compétent pour statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision préfectorale portant obligation de quitter le territoire lorsque l'étranger est assigné à résidence après avoir introduit ce recours, la formation collégiale du tribunal administratif demeure toutefois compétente pour statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision comprise dans le même arrêté portant refus de délivrance d'un titre de séjour. Par suite, il y a lieu de renvoyer à une formation collégiale de ce tribunal les conclusions du requérant relatives à la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour ainsi que les conclusions accessoires afférentes à cette décision.
Sur les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français :
En ce qui concerne le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et qui, en particulier, fait mention des articles L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle () ". Selon les termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Lorsque l'administration expose un motif lié à la menace à l'ordre public pour refuser de faire droit à la demande de l'intéressé, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
8. Il est constant que M. B a été condamné, le 15 mars 2022, par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon à dix mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans pour des faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte de solidarité, commis le 22 juillet 2021. Contrairement à ce que fait valoir M. B, le préfet de la Vendée n'a ni méconnu les dispositions précitées, ni commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits à l'origine de sa condamnation étaient de nature à caractériser le fait que son comportement était constitutif d'une menace à l'ordre public et faisaient à ce titre obstacle à sa demande de changement de statut en vue de la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". A cet égard, les circonstances, d'une part, que ces faits, au demeurant récents à la date de la décision attaquée, n'ont pas entrainé d'incapacité totale de travail pour la victime et ont été commis de manière isolée et, d'autre part, que l'intéressé respecte scrupuleusement l'exécution de sa peine, ne sauraient contribuer à minimiser leur gravité.
9. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 8 que M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait dû se voir attribuer un titre de séjour portant la mention " salarié " en application des stipulations de l'accord franco-tunisien ni davantage des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En quatrième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que le refus de renouvellement de titre de séjour contesté méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui reprend les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 de ce code qu'il invoque, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il n'a aucunement sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur ce fondement.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Si M. B soutient qu'il réside sur le territoire français depuis cinq ans à la date de la décision attaquée, son séjour est relativement récent et il ressort des pièces du dossier qu'il n'a pas d'enfant et a rompu la communauté de vie avec son épouse au cours de l'année 2021. S'il se prévaut de la présence en France de deux frères et d'un neveu, il n'établit ni même n'allègue être dépourvu de liens dans son pays d'origine où résident son père et d'autres frères et sœurs, et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de trente ans. Par ailleurs, s'il se prévaut de son intégration professionnelle en qualité de plaquiste jointeur, en produisant notamment deux contrats de travail à durée déterminée à temps partiel conclus pour les périodes du 14 juin au 14 décembre 2021 puis du 14 février au 14 août 2022, ces expériences ne sauraient à elles seules établir qu'il a fixé en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux. Par suite, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée, eu égard au motif pour lequel elle a été prise, au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale.
En ce qui concerne les autres moyens :
13. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour eu égard à ce qui a été exposé aux points 6 à 12 de ce jugement, il n'est pas fondé à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
14. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 12 du présent jugement, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire, le préfet de la Vendée aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête n° 2216814 de M. B tendant à l'annulation de la décision du 30 novembre 2022 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé le renouvellement de son titre de séjour ainsi que les conclusions accessoires afférentes à cette décision sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal administratif de Nantes.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Bourget et au préfet de la Vendée.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.
La magistrate désignée,
S. THIERRYLa greffière,
G. PEIGNE
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026