mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2217085 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LIETAVOVA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Lietavova, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, laquelle fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut " salarié ", dans les quinze jours de la notification du jugement et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours de la notification du jugement et de réexaminer sa situation dans les deux mois de cette notification et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- le refus de séjour est entaché d'une erreur d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sa situation n'a pas été examinée au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui sont méconnus ;
- le refus de séjour est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Durup de Baleine, président,
- les observations de Me Lietavova, avocate de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant bangladais né le 7 mars 2003 est, selon ses déclarations, entré sur le territoire français le 17 juin 2019. Par un jugement du 21 février 2020, le juge des enfants du tribunal judiciaire de Nantes l'a confié au département de la Loire-Atlantique au titre de l'aide sociale à l'enfance. Il a, au mois de février 2021, sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'une carte de séjour temporaire. Par l'arrêté du 8 décembre 2022 dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté cette demande et assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, laquelle obligation fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Par un arrêté du 5 septembre 2022, régulièrement publié le 5 septembre 2022 au recueil des actes administratifs de la Loire-Atlantique, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme C, directrice des migrations et de l'intégration, signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer un arrêté d'une telle nature, en toutes les décisions qu'il comporte. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de cette signataire manque en fait.
3. Il ressort des pièces du dossier que le requérant avait sollicité la délivrance d'un titre de séjour en se prévalant des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de celles, relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, des articles L. 313-14 et L. 313-15 de ce code, repris depuis le 1er mai 2021 aux articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3 de ce code. Il ressort également du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique, qui a examiné la demande de M. B sans méconnaître l'étendue de sa compétence d'appréciation, a procédé à cet examen au regard de ces trois fondements de la demande présentée par l'intéressée.
4. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".
5. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
6. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été scolarisé entre les mois de juillet 2020 et juillet 2022 en première puis deuxième année de certificat d'aptitude professionnelle (CAP) dans la spécialité production et service en restauration (rapide, collective et cafétéria), au sein d'un centre de formation continue. Dans ce cadre et à la faveur d'un contrat d'apprentissage, il a été apprenti dans un établissement de restauration pendant la même période. S'il a ainsi justifié suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, il n'a pas fait l'objet de la part des enseignants d'appréciations particulièrement favorables à l'issue de la première année de ce CAP et il n'en va pas différemment pour les deux semestres de la seconde année. En outre, en dépit de l'apprentissage professionnel dont a pu bénéficier l'intéressé, il a, à l'issue de l'année 2021/2022 et avec une moyenne de 9, 30 / 20, échoué à obtenir ce certificat d'aptitude professionnelle. Il ne justifie pas de diligences quelconques de sa part en vue de poursuivre une scolarité professionnelle à la suite de cet échec, en vue d'obtenir ce CAP ou un autre diplôme et, à la date de l'arrêté attaqué, ne suit plus aucune formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, mais justifie seulement de ses diligences en 2022 en vue d'exercer un emploi salarié, indépendamment de toute formation. Si l'avis du 26 janvier 2021 de la structure d'accueil fait état de ce que M. B est un jeune homme sérieux et responsable, témoignant d'un réel désir de s'intégrer en France ainsi que pleinement acteur de son parcours et réellement déterminé pour mener à bien son projet d'insertion socio-professionnel, il ne ressort pas du dossier que le requérant, qui ne justifie d'aucune attache familiale en France, ne conserverait pas des liens avec sa famille au Bangladesh, dès lors, d'une part, que cet avis fait état de ce que ces liens sont ténus ou dégradés, d'autre part, que le requérant indique qu'il a émigré vers la France avec l'aide de sa sœur et du mari de cette dernière et, enfin, qu'il ressort du jugement du 21 février 2020 que, pour justifier de son identité et de son état civil, l'intéressé a notamment présenté une copie des cartes d'identité de ses deux parents et une copie de l'acte de naissance de sa sœur. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le préfet de la Loire-Atlantique n'a, dans l'appréciation globale de la situation de l'intéressé, pas commis d'erreur manifeste en lui refusant le bénéfice de l'admission exceptionnelle au séjour prévue par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
8. M. B, qui ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français, y est arrivé au mois de juin 2019 et son séjour n'est, ainsi, pas ancien. Célibataire et n'ayant aucune tierce personne à sa charge, il ne dispose pas en France de liens personnels et familiaux qui seraient intenses, anciens et stables. Il ne justifie pas non plus d'une insertion particulière dans la société française, qui ne saurait résulter de sa seule volonté de travailler en France. Il ne ressort pas du dossier qu'il n'aurait plus de liens avec sa famille au Bangladesh, où demeurent au moins ses parents et sa sœur. Il en résulte qu'il n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article L. 423-23 précité lui ouvrent droit à la délivrance d'un titre de séjour.
9. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
10. Il ne résulte pas des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction applicable en l'espèce, distincte de celle des dispositions antérieurement applicables de l'article L. 313-14 de ce code dans leur rédaction issue de la loi n° 2007-1631 du 20 novembre 2007, qu'en présence d'une demande de régularisation fondée sur ces dispositions de l'article L. 435-1, il appartiendrait d'abord à l'autorité administrative de vérifier si des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifient la délivrance d'une carte portant la mention "vie privée et familiale" et, ensuite, en cas de motifs exceptionnels, si la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire" est envisageable.
11. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prescrit pas la délivrance d'un titre de séjour de droit ou de plein droit mais à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut.
12. En l'espèce, le séjour du requérant en France est récent. Il n'y justifie pas de liens personnels, en particulier familiaux, particuliers et il ressort du dossier qu'il a gagné la France seulement pour des raisons de nature économique. En dépit de la scolarisation et de l'apprentissage dont il a pu bénéficier, il n'a pas obtenu le certificat d'aptitude professionnelle qu'il préparait et ne justifie pas d'une qualification particulière. S'il présente une promesse d'embauche, une telle circonstance, qui n'est pas exceptionnelle, est dépourvue de caractère humanitaire. Dès lors, il ne ressort pas du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'admission de M. B au séjour ne répond pas à des considérations humanitaires et ne se justifie pas non plus au regard de motifs exceptionnels qu'il aurait fait valoir.
13. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
14. Il ressort des pièces du dossier que le séjour du requérant en France demeure récent. Il y est entré dans des conditions irrégulières. Il est célibataire et n'a aucune tierce personne à sa charge. Il ne dispose pas de liens personnels, notamment familiaux, particuliers en France, ses parents et sa sœur, notamment, résidant dans le pays dont il est le ressortissant. Il ne justifie pas d'une impossibilité de poursuivre sa vie privée et familiale au Bangladesh où, d'après son récit, il a vécu pendant environ seize ans, comme d'une impossibilité d'y travailler. Dès lors, compte tenu de la durée et des conditions du séjour du requérant en France comme des effets d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Loire-Atlantique, en lui refusant la régularisation de sa situation de séjour et en assortissant ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ont été prises ces décisions, qui ne méconnaissent par suite pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Si le requérant fait valoir qu'il a trouvé un emploi au mois de juillet 2022 dans un établissement de restauration et y a travaillé, percevant ainsi un salaire, de juillet à novembre 2022, cette situation est toutefois très récente et le requérant, qui d'ailleurs faisait alors déjà l'objet d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, ne pouvait ignorer s'exposer au risque que lui soit refusée la régularisation de son séjour en France. Il ne ressort en outre pas du dossier que cet emploi salarié aurait donné lieu à la délivrance d'une autorisation de travail. Si le requérant soutient entendre poursuivre une formation en vue d'obtenir un certificat d'aptitude professionnelle, il ne justifie toutefois d'aucune diligence à cet effet. En outre, s'il fait état d'un projet professionnel en France, il ne justifie pas en quoi il ne pourrait poursuivre un tel projet ailleurs qu'en France, notamment dans le pays dont il est le ressortissant. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
16. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité du refus d'admission au séjour, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.
17. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. ".
18. Le requérant ne justifie pas de circonstances particulières, notamment d'échéances précises qui s'imposeraient à lui, qui justifieraient qu'à titre exceptionnel lui soit accordé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Il en résulte que le préfet de la Loire-Atlantique ne s'est pas livré à une inexacte application de l'article L. 612-1 en ne lui accordant pas un tel délai de plus de trente jours.
19. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité du refus d'admission au séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office à l'issue du délai de départ volontaire est illégale en raison de l'illégalité de cette obligation ou, en tout état de cause, de ce refus.
20. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Les conclusions à fin d'injonction qu'il présente ne peuvent, dans ces conditions, être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ces titres.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Lietavova.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.
Le président-rapporteur,
A. DURUP DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. THOMAS
La greffière,
J. DIONIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026