LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2300141

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2300141

vendredi 10 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2300141
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantDIALLO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 4 janvier et le 11 septembre 2023, Mme C A et M. D A, agissant tant en son nom personnel qu'en qualité de représentant des enfants mineures B A et E A, représentés par Me A, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours préalable formé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Conakry (Guinée) des 25 et 29 août 2022 rejetant les demandes de visa d'entrée et de long séjour présentées pour Mme C A et les jeunes B et E A en qualité de conjointe et d'enfants de ressortissant français ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer les visas sollicités à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation de leur situation familiale tant au regard du certificat de mariage que des actes de naissance des enfants ;

- la décision méconnaît les dispositions de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 août 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête n'est pas signée et ne comporte aucune conclusion ni aucun moyen en lien avec les décisions de refus de visa ;

- les moyens soulevés par Mme et M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 octobre 2023 :

- le rapport de M. Ravaut, rapporteur,

- les observations de Me A, représentant M. et Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Des demandes de visa ont été déposées pour Mme C A en qualité de conjointe de M. D A, ressortissant français, et pour B A et E A en qualité d'enfants de ressortissant français, nées respectivement le 17 novembre 2008 et le 11 octobre 2015. Ces demandes ont été rejetées par l'autorité consulaire française à Conakry (Guinée) par des décisions des 25 et 29 août 2022. Par une décision implicite dont l'annulation est demandée au tribunal, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé par les requérants contre les décisions de l'autorité consulaire.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 414-4 du code de justice administrative : " L'identification de l'auteur de la requête, selon les modalités prévues par l'arrêté mentionné à l'article R. 414-3, vaut signature pour l'application des dispositions du présent code ". Par suite, les requêtes présentées par un avocat et déposées par la voie de Télérecours n'ont pas à comporter de signature manuscrites. La fin de non-recevoir opposée en ce sens par le ministre en défense doit donc être écartée.

3. En second lieu, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ". Il ressort des écritures des requérants que la requête comporte des moyens et des conclusions dirigées contre les décisions attaquées. La circonstance que la première page du mémoire introductif d'instance comporte une erreur matérielle dans l'identification du destinataire de la décision attaquée est sans incidence. La fin de non-recevoir opposée en ce sens par le ministre doit donc être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne Mme C A :

4. En premier lieu, si la demanderesse de visa a été avertie par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France que, dans le cas où l'absence de réponse expresse de la commission dans un délai de deux mois ferait naître une décision implicite de rejet de son recours, celui-ci serait réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux de la décision de refus de visa contestée, la décision implicite de la commission doit être regardée comme s'étant effectivement approprié ces motifs. En l'espèce, l'accusé de réception du recours formé contre la décision de refus de visa litigieuse comporte cette mention. La décision implicite de la commission doit donc être regardée comme s'étant approprié le motif opposé par l'autorité diplomatique française à Conakry, à savoir, le motif tiré de ce que le ou les documents d'état civil présentés en vue d'établir l'état civil de la demanderesse lors des formalités relatives au mariage comportent des éléments permettant de conclure qu'ils ne sont pas authentiques. La décision consulaire comportant les éléments de fait et de droit qui en constituaient le fondement, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le visa de long séjour est délivré de plein droit au conjoint de ressortissant français. Il ne peut être refusé qu'en cas de fraude, d'annulation du mariage ou de menace à l'ordre public. ". En application de ces dispositions, il appartient en principe aux autorités consulaires ou diplomatiques de délivrer au conjoint étranger d'un ressortissant français dont le mariage n'a pas été contesté par l'autorité judiciaire le visa nécessaire pour que les époux puissent mener une vie familiale normale. Pour y faire obstacle, il appartient à l'administration, si elle allègue une fraude, d'établir, sur la base d'éléments précis et concordants, que le mariage a été entaché d'une telle fraude, de nature à justifier légalement le refus de visa.

6. Il ressort des pièces du dossier que pour justifier de son union avec M. D A, Mme C A, née le 12 décembre 1989 à Labé (Guinée), a produit, à l'appui de sa demande de visa, un document présenté comme la transcription de son mariage guinéen par l'autorité consulaire française faisant état d'un mariage en Guinée le 22 mars 2018. Toutefois, ce document ne présente aucune signature ni mention officielle permettant d'attester de son authenticité. En outre, le ministre soutient que lors d'une précédente demande de visa présentée en 2014, avait été produit un certificat de mariage n°125 du registre n°4 de l'année 2011 entre le dénommé Mamadou Dian A et C A. Ce certificat de mariage n°125 du registre n°4 de l'année 2011 faisant état d'un mariage entre Mamadou Dian A et Mme C A indique des noms des parents de l'épouse, le jour et mois de naissance identiques à ceux de la requérante. Seule l'année de naissance varie entre 1982 et 1989. Les requérants soutiennent que cet acte de mariage produit en défense ne concerne pas la demandeuse du visa en litige mais une homonyme, mais produisent seulement, au soutien de leurs écritures, un diplôme de licence et une attestation d'admission en 7ième année pour une personne dénommée " Djeinabou A " née " en 1989 ", pour l'un des documents à Labé et pour l'autre à Conakry. Dans ces circonstances, les pièces du dossier ne sont pas de nature à établir que la demandeuse de visa n'est pas la personne qui, en 2014, a produit un acte de mariage faisant état d'un mariage avec une autre personne que M. D A et, par suite, à établir avec certitude les liens de mariage allégués lors de la demande de visa litigieuse. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté la demande de visa de Mme C A en qualité de conjointe de ressortissant français au motif que l'acte de mariage produit n'était pas authentique.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que Mme et M. A n'attestent pas de leur union maritale par la production d'un acte de mariage authentique. En outre, il ressort des pièces du dossier que M. A a déclaré, le 4 juin 2016, n'avoir qu'une enfant, B, née le 17 novembre 2008 d'une union religieuse avec Mme C A, être séparée de cette dernière depuis plusieurs années et ne pas avoir de contacts avec elle. Par suite, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'a pas porté au droit de mener une vie familiale normale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision attaquée a été prise.

En ce qui concerne les enfants B et E A :

8. Si les demandeurs de visa ont été avertis par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France que, dans le cas où l'absence de réponse expresse de la commission dans un délai de deux mois ferait naître une décision implicite de rejet de son recours, celui-ci serait réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux de la décision de refus de visa contestée, la décision implicite de la commission doit être regardée comme s'étant effectivement approprié ces motifs. En l'espèce, l'accusé de réception du recours formé contre les décisions de refus de visa litigieuses comporte cette mention. La décision implicite de la commission doit donc être regardée comme s'étant approprié le motif opposé par l'autorité diplomatique française à Conakry, à savoir, le motif tiré de ce que " certaines données du document d'état civil présenté en vue d'établir la filiation remettent en cause son caractère authentique ".

9. Aux termes de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. () ". Aux termes de l'article 47 du code civil, dans sa rédaction applicable au litige : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".

10. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.

11. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'acte de naissance produit concernant l'enfant E A soit inauthentique. En effet, si en défense le ministre fait valoir l'existence d'un autre acte de naissance pris en transcription d'un autre jugement supplétif indiquant une autre filiation paternelle, il ne produit pas de pièces à l'appui de ses allégations. Or, le certificat de naissance produit par les requérants, qui répond au formalisme des actes biométriques mis en place en Guinée, ne comporte pas d'anomalies telles qu'il soit possible de remettre en cause son authenticité. Par ailleurs, ils font valoir que la mise en place des certificats de naissance biométrique permet l'établissement de certificat de naissance sur la base des actes précédents, en l'espèce le jugement supplétif du 2 juillet 2018 et l'acte pris en transcription, lesquels ne sont pas autrement contestés par le ministre de l'intérieur. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a pas déclaré l'enfant E lors de la procédure de demande de naturalisation, cette circonstance, à supposer qu'elle permette de mettre en œuvre l'article 26-4 du code civil, ne suffit pas, en l'espèce et en l'état du dossier, à retirer à l'acte de naissance produit son caractère probant. Par suite, en rejetant le visa sollicité en qualité d'enfant de ressortissant français à E A au motif que l'acte de naissance produit ne serait pas authentique, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a commis une erreur d'appréciation.

12. D'autre part, en se bornant à se rapporter à la fraude dont seraient entachés les actes de Mme C A et de l'enfant E A, le ministre ne démontre pas en quoi l'acte produit pour l'enfant B A serait inauthentique. Il ressort des pièces du dossier que l'acte présenté répond au même formalisme des actes biométriques guinéens et il n'en ressort aucune anomalie permettant de remettre en doute son authenticité. Dès lors, en rejetant la demande de visa de l'enfant B A au motif que l'acte de naissance produit serait inauthentique, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a commis une erreur d'appréciation.

13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C A et M. D A sont seulement fondés à demander l'annulation de la décision contestée en tant qu'elle refuse les visas des enfants B A et E A.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. Eu égard aux circonstances de l'espèce, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer la situation des enfants B A et E A. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais du litige :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme globale de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme et M. A et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a confirmé les décisions de l'autorité consulaire française à Conakry en date des 25 et 29 août 2022 est annulée en tant qu'elle refuse un visa aux enfants B et E A.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer la demande de visa présentée pour les enfants B et E A, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à Mme C A et M. D A une somme globale de 1 200 euros (mille deux cent euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à M. D A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 11 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Douet, présidente,

Mme Chatal, conseillère,

M. Ravaut, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2023.

Le rapporteur,

C. RAVAUT

La présidente,

H. DOUET

La greffière,

A-L. LE GOUALLEC

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026