mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2300166 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - 5ème chambre |
| Avocat requérant | NDEKO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 décembre 2022 par le greffe du tribunal administratif de Paris, transmise par une ordonnance du 4 janvier 2023 du président de ce tribunal au tribunal administratif de Nantes et enregistrée à cette même date par le greffe de ce dernier tribunal, et un mémoire complémentaire enregistré le 17 février 2023, M. E A, représenté par Me Ndeko, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 décembre 2022 par lequel le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de vingt-quatre mois ;
2°) d'enjoindre à l'administration de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;
- sa motivation est insuffisante ; la motivation en fait est totalement absente ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ; dès son arrivée en France, il a été maltraité par son épouse ; par ignorance, il n'a pas accompli les démarches pour régulariser sa situation administrative ; il ne connait pas le prénom de son enfant mais il en prend parfois la charge ; il souhaite rester en France afin de s'occuper de son enfant ; il souhaite réussir son intégration socio-professionnelle ; il vient en aide à une personne souffrant de diabète ; le préfet de police n'a pas suffisamment examiné sa situation personnelle ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation ; l'essentiel de ses attaches privées et familiales se situe désormais en France ;
- le préfet a méconnu l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; en effet, la mesure d'éloignement attaquée a pour effet de séparer son enfant de l'un de ses parents ;
Sur la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- cette décision sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
Sur la décision portant fixation du pays de destination :
- cette décision sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- il ne représente pas une menace pour l'ordre public.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 et 20 février 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- M. A justifiant d'une entrée régulière sur le territoire français, il convient de fonder l'obligation de quitter le territoire français en litige sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lieu et place du 1° de ce même article ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Martin, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 mars 2023 :
- le rapport de M. Martin, magistrat désigné ;
- et les observations de Me Ndeko, avocat de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant de la République du Congo-Brazzaville, né le 10 mars 1974, a épousé, le 21 juillet 2018, à Brazzaville, Mme C, une compatriote établie régulièrement à Ris-Orangis, en France. Cette dernière a obtenu le regroupement familial au bénéfice de son époux. Celui-ci l'a rejointe le 2 mars 2021 sur le territoire français muni d'un visa D de long séjour délivré par l'autorité consulaire française à Pointe-Noire. Le 18 décembre 2022, M. A a été interpellé à la gare du Nord, à Paris, alors qu'il s'apprêtait à monter dans l'Eurostar à destination de Londres, pour utilisation de documents de voyage et d'identité d'un tiers. Le lendemain, le préfet de police a pris un arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et désignant la République du Congo comme pays de destination. M. A demande, par la présente requête, l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par arrêté n° 2022-01166 du 3 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de police du même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme D B, adjointe au chef de la division des reconduites à la frontière et signataire de l'arrêté attaqué, à effet de signer tous actes, arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme B doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes applicables à la situation de M. A, notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il comporte en outre les considérations de fait sur lesquelles le préfet de police s'est fondé afin de prononcer une mesure d'éloignement à son encontre sans délai de départ volontaire et de fixer le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué est infondé.
4. En troisième lieu, si M. A soutient que l'arrêté attaqué serait entaché d'un défaut d'examen suffisant de sa situation personnelle, cela ne ressort ni de ses motifs, ni des autres pièces du dossier, de sorte que ce moyen doit aussi être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ;() ".
6. L'arrêté attaqué a été pris sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire national et était dépourvu de passeport et du visa normalement requis. Or, il ressort des pièces du dossier que M. A justifie, comme il a été dit, de la possession d'un visa D, apposé sur son passeport et portant la mention " regroupement familial OFII, carte de séjour à solliciter ". Dès lors, le requérant ne pouvait pas faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Toutefois, le préfet sollicite, en défense, une substitution de base légale au motif que l'arrêté attaqué trouve son fondement légal dans les dispositions du 2° du même article L. 611-1 qui peuvent être substituées à celles du 1°. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
8. En l'espèce, il est constant que M. A n'a pas sollicité de titre de séjour après son arrivée en France de sorte qu'à la date de son interpellation, il entrait dans le champ d'application des dispositions du 2° du même article L. 611-1 qui peuvent être substituées à celles du 1° dès lors, d'abord, que, s'étant maintenu en France au-delà de la durée de validité de son visa sans être titulaire d'un premier titre de séjour, M. A se trouvait dans la situation où, en application de ces dispositions, le préfet pouvait décider qu'il serait reconduit à la frontière, ensuite, que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et, enfin, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.
9. En cinquième lieu, M. A expose qu'une fois arrivé en France, il a été maltraité par son épouse qui l'aurait notamment empêché d'effectuer les démarches nécessaires à l'obtention d'un titre de séjour, avant de le chasser de son domicile alors qu'elle était enceinte. Il a indiqué lors de son audition par les services de police, après son interpellation, que son enfant était âgé de neuf mois, que son épouse l'empêchait de le voir et de subvenir à ses besoins mais qu'il souhaitait rester en France pour l'aider et l'élever. Il ressort cependant de ce même procès-verbal d'audition qu'au moment de son interpellation, M. A était en possession du passeport et du titre de séjour d'un tiers en vue de se rendre en Angleterre où il devait retrouver une connaissance " pour y tenter sa chance le temps que ses affaires se règlent ". Dans ces conditions, compte tenu de la rupture de la relation entre le requérant et son épouse, de l'absence de relation entre celui-ci et son enfant, de son maintien en situation irrégulière sur le territoire français et de sa tentative d'usurper l'identité d'un tiers en vue de se rendre en Angleterre, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui faisant obligation de quitter le territoire français.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".
11. M. A fait valoir qu'il est hébergé à Nantes par une personne qui souffre de diabète, qu'il accompagne dans ses démarches de soins, et que lui-même souffre de problèmes de santé, (goutte, hernie discale, inflammation du nerf sciatique), pour lesquels il est soigné au centre hospitalier universitaire de Nantes. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté attaqué, M. A était séparé de son épouse depuis au moins un an. Il ne justifie d'aucune intégration particulière et n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale au Congo où il a vécu jusqu'à l'âge de 47 ans. Il ne soutient ni même n'allègue que, compte tenu des pathologies dont il souffre, le défaut de la prise en charge médicale nécessitée par son état de santé pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Enfin, comme il a été dit, s'il produit une photographie d'un enfant qu'il présente comme le sien, il ne justifie pas entretenir de relations avec lui. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de police aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle et méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En septième lieu, en l'absence d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, M. A n'est pas fondé à se prévaloir de cette annulation pour demander celle, par voie de conséquence, de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
13. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ", de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " et de l'article L. 612-3 dudit code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement () ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
14. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de l'arrêté attaqué, que le préfet de police, pour refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire, a considéré qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Dans son mémoire en défense, le préfet soutient que le comportement du requérant constitue une menace pour l'ordre public. Il doit ainsi être regardé comme demandant au tribunal de fonder sa décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire sur le 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lieu et place du 3° de ce même article.
15. Il est constant que le requérant a été interpellé en possession des documents d'identité et de voyage d'un tiers dont il cherchait à usurper l'identité en vue de s'établir en Angleterre. Dès lors, le préfet de police était fondé à considérer que le comportement de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. Le préfet aurait donc pu prendre légalement la même décision de refus d'octroi de départ volontaire en se fondant sur les dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande de substitution de base légale demandée, qui ne prive M. A d'aucune garantie, doit être accueillie. Par suite, le moyen tiré de ce que le requérant ne constitue pas une menace à l'ordre public doit être écarté.
16. En neuvième lieu, en l'absence d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, M. A n'est pas fondé à se prévaloir de cette annulation pour demander celle, par voie de conséquence, de la décision fixant le pays de destination.
17. En dernier lieu, si M. A demande l'annulation de la décision par laquelle le préfet de police lui a interdit le retour sur le territoire français, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une telle décision aurait été prise à son encontre.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 19 décembre 2022. Ses conclusions à fin d'injonction doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les conclusions présentées par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, ne peuvent, dès lors que ce dernier n'est pas partie perdante dans la présente instance, qu'être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, au préfet de police et à Me Ndeko.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
Le magistrat désigné,
L. MARTIN La greffière,
V. MALINGRE La République mande et ordonne au préfet de police
en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026