jeudi 28 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2300813 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CARADEUX CONSULTANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés les 17 janvier 2023, 18 janvier 2023, 12 septembre 2023 et 15 novembre 2023, Mme E B, M. A F, Madame H F et Mme D I, représentés par Me Diversay, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 août 2022 par lequel le maire de La Roche-sur-Yon a délivré à la société Nexity Ir Programmes Atlantique un permis de construire un bâtiment de 22 logements collectifs sur un terrain situé 109 boulevard d'Italie, ainsi que la décision du 17 novembre 2022 de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Roche-sur-Yon la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Ils soutiennent que :
- il n'est pas établi que l'arrêté attaqué ait été signé par une autorité compétente ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions des articles R. 431-21 et L. 451-1 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 632-1 et L. 632-2 du code du patrimoine ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 3 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 4 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 7 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 11 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 12 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 13 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon.
Par deux mémoires enregistrés les 17 février 2023 et 3 novembre 2023, la société Nexity Ir Programmes Atlantique, représentée par Me Leraisnable, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants.
Elle soutient que :
- les requérants ne produisent aucune pièce de nature à établir leur qualité de propriétaire ou d'occupant régulier comme le prévoit l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ;
- ils ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- la requête est irrecevable à défaut d'avoir été notifiée conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis en ce qu'il vaut permis de démolir est irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 19 avril 2023, Mme D I déclare se désister purement et simplement de la requête.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 19 juin 2023 et 27 octobre 2023, la commune de La Roche-sur-Yon, représentée par Me Caradeux, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis en ce qu'il vaut permis de démolir est irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 novembre 2023.
Par une ordonnance du 6 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été reportée au 24 novembre 2023.
Par une lettre du 17 janvier 2024, le tribunal a invité la commune de La Roche-sur-Yon, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire des pièces pour compléter l'instruction. Le 19 janvier 2024, la commune de La Roche-sur-Yon a produit les pièces demandées par le tribunal, qui les a communiquées aux requérants et à la société pétitionnaire le 8 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huet,
- les conclusions de Mme Diniz, rapporteure publique,
- les observations de Me Gallot, substituant Me Diversay, représentant les requérants,
- les observations de Me Dubos, substituant Me Caradeux, représentant la commune de La Roche-sur-Yon,
- et les observations de Me Le Pallabre, substituant Me Leraisnable, représentant la société pétitionnaire.
Considérant ce qui suit :
1. La société Nexity Ir Programmes Atlantique a déposé le 17 novembre 2021 en mairie de La Roche-sur-Yon une demande de permis pour la construction, après démolition du bâtiment existant, d'un immeuble d'habitat collectif abritant un total de vingt-deux logements, sur un terrain situé 109 boulevard d'Italie en zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon. Par arrêté du 8 août 2022, le maire a délivré l'autorisation ainsi sollicitée. Mme E B et autres demandent l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision du 17 novembre 2022 rejetant leur recours gracieux.
Sur le désistement de Mme D I :
2. Par un mémoire enregistré le 19 avril 2023, Mme I déclare se désister purement et simplement de la présente instance. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué :
3. L'arrêté du 8 août 2022 a été signé par M. C G, adjoint au maire de La Roche-sur-Yon. Par un arrêté du 13 juillet 2020, affiché en mairie et transmis en préfecture le même jour, le maire de La Roche-sur-Yon a accordé une délégation de fonctions à M. C G, deuxième adjoint au maire, et l'a autorisé à signer tous les actes relatifs à la " délivrance des autorisations d'occupation des sols ". La circonstance que cet arrêté de délégation n'a pas été mentionné dans les visas de l'arrêté litigieux est sans incidence sur la légalité de cet acte. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens tirés du caractère incomplet, insuffisant ou imprécis des documents du dossier de demande de permis de construire :
4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
S'agissant de la notice du dossier de demande de permis de construire :
5. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / () / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; () ".
6. D'une part, si la notice jointe à la demande de permis indique seulement que le terrain d'assiette du projet est situé " dans le périmètre des bâtiments de France ", il ressort des pièces du dossier, et en tout état de cause, que la situation du terrain dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable et dans les abords d'un monument historique était connue des services instructeurs, justifiant la saisine de l'architecte des Bâtiments de France le 26 novembre 2021. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance du 1° de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme doit être écarté.
7. D'autre part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, la notice décrit de manière détaillée le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer. En particulier, il ressort des pièces du dossier que la notice jointe à la demande de permis précise le caractère imperméable de l'ensemble du terrain d'assiette du projet en son état initial et comporte un développement sur les espaces libres du projet, duquel il ressort que " l'enrobé au sud du bâtiment laissera place à un espace vert engazonné planté de quelques arbres ", que " l'angle nord-est sera également traité en espace vert " et qu' " une bande végétale sera créée le long de la limite séparative nord pour former un écran visuel ". Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du e) de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme doit être écarté.
S'agissant des documents photographiques, du plan de situation et du plan de masse du dossier de demande de permis de construire :
8. Aux termes de l'article R. 431-10 de code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / () / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
9. Si les requérants soutiennent que les points et les angles de prise de vues des documents photographiques n'ont pas été reportés sur le plan de situation et sur le plan de masse, cette omission est sans influence sur la légalité de l'arrêté attaqué, dès lors que l'examen du dossier dans son ensemble permettait de déterminer les endroits à partir desquels ces documents photographiques ont été pris. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance du d) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 451-1 et R. 431-21 du code de l'urbanisme :
10. Aux termes de l'article L. 451-1 du code de l'urbanisme : " Lorsque la démolition est nécessaire à une opération de construction ou d'aménagement, la demande de permis de construire ou d'aménager peut porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement. Dans ce cas, le permis de construire ou le permis d'aménager autorise la démolition ". Aux termes de l'article R. 431-21 de ce code : " Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire ou d'aménager doit : a) Soit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande de permis de démolir ; b) Soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement. ".
11. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que lorsqu'un permis de construire autorise un projet qui implique la démolition totale ou partielle d'un bâtiment soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire doit, soit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande de permis de démolir, soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction. D'autre part, si le permis de construire et le permis de démolir peuvent être accordés par une même décision, au terme d'une instruction commune, ils constituent des actes distincts ayant des effets propres. Eu égard à l'objet et à la portée du permis de démolir, la décision statuant sur la demande de permis de construire ne peut valoir autorisation de démolir que si le dossier de demande mentionne explicitement que le pétitionnaire entend solliciter cette autorisation. Est par elle-même sans incidence la circonstance que les plans joints à la demande de permis de construire montrent que la réalisation de la construction implique la démolition de bâtiments existants.
12. Il résulte des mentions portées sur le formulaire de demande de permis de construire que le pétitionnaire y a expressément déclaré, à la rubrique 6 " A remplir lorsque le projet nécessite des démolitions " tout en cochant la case " démolition totale ", que le projet prévoit " la démolition du dernier bâtiment à l'angle sud-ouest (40,8m2) ", conformément au plan référencé PC27 de l'état existant qui représente les éléments à déposer, et a indiqué à la rubrique 5.5, " Destination des constructions et tableau des surfaces ", qu'une surface de plancher de 40,8 m2 serait supprimée. Les documents d'insertion paysagère, comportant une vue de l'état projeté, permettent en outre d'apprécier la nature des démolitions envisagées, lesquelles sont également mentionnées dans la notice descriptive, référencée PC4. Ainsi, la demande de permis de construire a porté à la fois sur la démolition totale d'un bâtiment de 40,8 m2 et sur la construction d'un bâtiment d'habitat collectif et les documents qui y ont été joints présentaient de manière complète les deux volets de l'opération. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 451-1 et R. 431-21 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne l'incomplétude du dossier de demande de permis, en ce qu'il vaut permis de démolir :
13. En se bornant à soutenir que " le dossier ne comporte aucune information sur la pollution de la toiture du bâtiment à démolir et sur les modalités envisagées quant à la dépollution " du site, les requérants, qui ne précisent pas les dispositions qui auraient été méconnues, ne mettent pas le tribunal à même d'apprécier le bien-fondé de ce moyen. Le moyen doit donc être écarté, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur sa recevabilité au regard de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme :
14. Aux termes de l'article A. 424-1 du code de l'urbanisme : " La décision expresse prise sur une demande de permis de construire, d'aménager ou de démolir ou sur une déclaration préalable prend la forme d'un arrêté. / () ". Selon l'article A. 424-2 du même code : " L'arrêté prévu au premier alinéa de l'article A. 424-1 : / () / b) Vise la demande de permis ou la déclaration et en rappelle les principales caractéristiques : nom et adresse du demandeur, objet de la demande, numéro d'enregistrement, lieu des travaux ; / c) Vise les textes législatifs et réglementaires dont il est fait application ; / d) Vise les avis recueillis en cours d'instruction et leur sens. / () ". Ces dispositions ne sont pas prescrites à peine de nullité du permis de construire délivré.
15. Si les requérants soutiennent que la décision attaquée, d'une part, vise une date erronée de dépôt du dossier de demande et omet de mentionner des dates de dépôt de pièces complémentaires, d'autre part, ne mentionne pas le sens des avis du service gestionnaire du réseau d'eau ainsi que de l'architecte des bâtiments de France et, enfin, ne précise pas la date de l'entrée en vigueur du plan local d'urbanisme, les erreurs ou les omissions dans les visas d'un acte administratif ne sont pas de nature à en affecter la légalité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 632-1 et L. 632-2 du code du patrimoine :
16. Aux termes de l'article L. 632-1 du code du patrimoine : " Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis, y compris du second œuvre, ou des immeubles non bâtis. / () / L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du site patrimonial remarquable ". Aux termes de l'article L. 632-2 du même code : " I. - L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. A ce titre, ce dernier s'assure du respect de l'intérêt public attaché au patrimoine, à l'architecture, au paysage naturel ou urbain, à la qualité des constructions et à leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant. Il s'assure, le cas échéant, du respect des règles du plan de sauvegarde et de mise en valeur ou du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine. () / Le permis de construire, le permis de démolir, le permis d'aménager () tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 632-1 du présent code si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, dans les conditions prévues au premier alinéa du présent I. / En cas de silence de l'architecte des Bâtiments de France, cet accord est réputé donné. () ".
17. Aux termes de l'article R. 423-54 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, l'autorité compétente recueille l'accord ou, pour les projets mentionnés à l'article L. 632-2-1 du code du patrimoine, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. ".
18. Aucun texte ni aucun principe n'impose la motivation de l'avis de l'architecte des bâtiments de France. Par ailleurs, aucune disposition n'impose à l'architecte des bâtiments de France d'indiquer au titre de quelle législation il donne son accord à un projet de construction.
19. Il est constant que le projet litigieux est situé à moins de 500 mètres du Pavillon Renaissance, bâtiment faisant l'objet d'une protection au titre des monuments historiques. Il est également constant qu'une partie du terrain d'assiette du projet, à savoir son accès sur les Boulevards, se situe dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable. Les requérants soutiennent, en se fondant sur l'absence de mention de ce périmètre dans l'avis de l'architecte des bâtiments de France, que ce dernier s'est seulement prononcé en application de la législation relative aux monuments historiques sans prendre en compte le périmètre d'un site patrimonial remarquable, alors qu'il lui appartenait pourtant d'apprécier si la construction projetée est susceptible de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis ou non bâtis présents dans un tel périmètre. Toutefois, il ressort sans ambiguïté des pièces du dossier que l'architecte des bâtiments de France a pris connaissance de la consistance du projet le 26 novembre 2021, et qu'il a émis un avis, en application de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, mentionnant que " ce projet n'appelle pas d'observation ". Dans ces conditions, et alors que les pièces du dossier de demande faisaient clairement apparaître la situation du terrain d'assiette des travaux projetés, situé 109 Boulevard d'Italie, l'architecte des bâtiments de France, consulté le 26 novembre 2021, doit être regardé comme s'étant nécessairement prononcé en toute connaissance de cause, quand bien même son avis ne mentionne pas que le projet se situe dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable. En tout état de cause, d'une part, les dispositions précitées n'imposent pas un avis exprès de l'architecte des Bâtiments de France et, d'autre part, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier de demande que les travaux autorisés seraient susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable dès lors qu'aucune construction ni aucun aménagement, à l'exception des réseaux enterrés, ne sont prévus au sein de la partie du terrain d'assiette du projet intégrée dans le périmètre du site patrimonial remarquable. Le moyen doit donc être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon :
20. Aux termes de l'article 3 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon relatif aux conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées : " Tout terrain doit avoir accès à une voie ou à un chemin public ou privé, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisin. Une largeur de 4 mètres minimum est exigée pour l'accès et la voie d'accès. () Les accès et voies doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie, de la protection civile ".
21. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit la construction d'un immeuble d'habitat collectif abritant un total de vingt-deux logements sur un ensemble de trois parcelles cadastrées section 191 BT nos 101, 169 et 235. Le boulevard d'Italie, sur lequel sera ouvert l'accès automobile du projet, constitue un axe principal de circulation de la commune, et a le statut de route départementale. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cet axe, s'il est déjà très fréquenté, ne puisse absorber le surcroît de trafic lié aux allers et venues des futurs occupants des constructions projetées. Par ailleurs, au niveau où il longe le terrain d'assiette du projet, le boulevard d'Italie est doublé d'une contre-allée qui n'a vocation qu'à être empruntée par les riverains, dont les futurs occupants des constructions projetées. C'est précisément sur cette contre-allée que sera aménagé l'accès au terrain d'assiette du projet. Situé à un endroit où la contre-allée présente un caractère rectiligne et est à sens unique, cet accès offre une visibilité satisfaisante en entrée comme en sortie. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, cet accès n'est pas situé au droit d'un passage pour piétons. L'accès se prolonge également par une voie interne conduisant au parc de stationnement qui présente une largeur oscillant entre 5,96 mètres et 7,65 mètres et une longueur d'une soixantaine de mètres assurant ainsi l'entrée et la sortie simultanées des véhicules. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon :
22. Aux termes de l'article 4 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon relatif aux conditions de desserte des terrains par les réseaux publics : " UB.4.5. Electricité () / Les transformateurs électriques doivent être intégrés soit aux constructions soit faire l'objet d'une insertion paysagère. / UB.4.6. Ordures ménagères / Toute construction nouvelle doit permettre, à l'intérieur de l'unité foncière, le stockage des conteneurs destinés à recevoir les déchets en attente de collecte. / De plus, les immeubles collectifs devront prévoir le stockage des conteneurs destinés au tri sélectif. / Des espaces de stockages collectifs des conteneurs destinés au tri sélectif sont à prévoir lorsque l'enlèvement des ordures ménagères ne peut pas être réalisé au droit de chaque parcelle privée. / Des espaces de regroupement de collecte de déchets pourront être aménagés de façon à être directement accessible par les véhicules chargés de les enlever ".
23. D'une part, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire que le projet prévoit l'implantation d'un transformateur électrique, en limite est du terrain, sur la limite séparative avec la parcelle n°110. Ce transformateur ne sera pas intégré à la construction projetée. En outre, il ressort des pièces du dossier de demande, notamment des documents graphiques et du plan de masse, que sa façade ouest sera partiellement masquée par un écran végétal constitué d'une haie de bambou et qu'un espace enherbé ainsi qu'un arbre de haute tige seront prévus au droit de sa façade est. Ce transformateur doit ainsi être regardé comme faisant l'objet d'une insertion paysagère. Par suite, il y a lieu d'écarter cette première branche du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 4 de la zone UB du règlement précité.
24. D'autre part, selon les requérants, le projet de construction ne comporte pas de lieu de stockage des containers destinés au tri sélectif. Toutefois, il ressort du plan du rez-de-chaussée joint à la demande de permis de construire que la société pétitionnaire a entendu faire du local à ordures ménagères un espace de stockage des containers destinés au tri sélectif. A cet égard, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce local serait sous-dimensionné pour accueillir les conteneurs destinés aux déchets ménagers et au tri sélectif. Il ressort également des pièces du dossier que la communauté d'agglomération dans sa correspondance du 12 mai 2022 adressée à la société pétitionnaire, a émis un avis favorable à la collecte des déchets ménagers " en porte à porte, avec une présentation sur la voie publique au niveau de la contre-allée ". Il suit de là que la deuxième branche du moyen ne peut qu'être écartée.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon :
25. Aux termes de l'article 7 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon relatif aux règles d'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives au-delà de la bande des 18 mètres à compter de l'alignement : " les constructions pourront être implantées : / () / En retrait des limites séparatives : / Le retrait devra respecter une distance comptée horizontalement au moins égale à la moitié de la hauteur de la construction (L = H/2) (L représentant la distance de la construction à la limite séparative) ". En outre, selon le lexique du règlement du plan local d'urbanisme, le retrait est " l'espace situé entre une construction et la limite séparative. Sa largeur est constituée par la mesure de l'horizontale au nu de la façade du bâtiment considéré (saillies incluses) jusqu'à sa rencontre avec la limite de propriété ".
26. Il résulte de ces dispositions, en l'absence de mention particulière du règlement du plan local d'urbanisme figurant au dossier, que tout point de la façade doit respecter une distance minimale par rapport à la limite séparative correspondant à la moitié de la hauteur de la façade, mesurée à l'égout du toit ou, dans le cas d'un mur pignon, au sommet de ce dernier.
27. D'une part, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse et des plans de coupe, que le projet se présente sous la forme d'un immeuble R+1+combles implanté au-delà de la bande des 18 mètres à compter de l'alignement et que le permis prévoit un pan de toit en croupe sur la façade ouest du projet litigieux, qui fait face à la parcelle n°99. Il convient de prendre en compte, pour déterminer le point de référence le plus haut de cette façade, non le faîtage qui se situe en retrait, mais le point le plus élevé du mur lui-même, qui correspond à l'égout du toit sous le pan en croupe. La distance entre le point le plus élevé de ce mur ainsi défini et le point le plus proche de la limite séparative avec la parcelle n°99 atteint 3,42 mètres à l'horizontale de l'égout du toit situé à une hauteur de 6,14 mètres. Dans ces conditions, l'implantation de cette partie de la construction en retrait de la limite séparative n°99 respecte une distance minimale mesurée à l'horizontale de l'égout du toit de 3,07 mètres. D'autre part, la distance entre le bâtiment et le point le plus proche de la limite séparative avec la parcelle n°392 atteint 3,24 mètres à l'horizontale de l'égout du toit situé à une hauteur de 6,03 mètres. Dans ces conditions, l'implantation de cette partie de la construction en retrait de la limite séparative n°392 respecte une distance minimale mesurée à l'horizontale de l'égout du toit de 3,02 mètres. Enfin et s'agissant du mur pignon qui fait face à la parcelle n°392, il ressort de ces mêmes pièces que la distance entre le sommet de ce mur et le point le plus proche de la limite séparative avec la parcelle n°392 mesurée à l'horizontale du faîtage du mur pignon est supérieure à la distance minimale de 4,48 mètres. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 11 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon :
28. Aux termes de l'article 11 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon relatif à l'aspect extérieur : " Le permis de construire peut être refusé si la construction, par sa situation, son volume ou son aspect, est de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. / Les constructions et les clôtures devront s'intégrer au paysage urbain environnant. Les plantations et les bâtiments annexes doivent faire l'objet de la même attention. / L'environnement à considérer est celui visible depuis l'espace public délimitant le projet. / Seuls les éléments intéressants et caractéristiques devront être pris en compte : / Pour l'îlot ou le quartier : l'épannelage des bâtiments, les clôtures, les éléments végétaux importants / () / Les principes architecturaux suivants doivent être respectés : harmonie des volumes, formes et couleurs en accord avec les constructions voisines existantes (notamment pour les matériaux, pente de toits, éléments de toiture). () ".
29. D'abord, le projet de construction s'insère dans un environnement densément bâti qui comprend des maisons individuelles et des immeubles d'habitat collectif, dont l'un est de type R+3 face à l'accès au projet. Des bâtiments à usage industriel, très volumineux et d'une architecture peu qualitative, se situent également sur les parcelles jouxtant le projet, au sud et à l'est. Il ressort par ailleurs des plans et vues versés au débat que les constructions environnantes sont de styles, de hauteur, de couleur, de matériaux et d'époques de construction différents et ne présentent ainsi pas une architecture homogène.
30. Le terrain d'assiette du projet en litige se situe par ailleurs en zone UB au plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon qui, selon son règlement, " correspond à une zone mixte à dominante d'habitations mitoyennes, jumelées ou isolées et des collectifs de faible hauteur. Elle peut également accueillir des équipements collectifs d'intérêt général et des activités compatibles avec le caractère de la zone ".
31. Le projet contesté consiste en l'édification d'un immeuble d'habitat collectif de type R+1+combles, sur le site d'un ancien bâtiment industriel. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet, par ses dimensions, ne s'intégrerait pas au paysage urbain environnant, au sens des dispositions de l'article 11 de la zone UB du règlement du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier de demande de permis que les façades des constructions projetées seront principalement enduites en ton blanc, à l'exception des plus petites surfaces tels que les fonds de loggia qui seront enduites en ton brun, se rapprochant du traitement des façades des constructions avoisinantes. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet serait de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants.
32. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet a été autorisé en méconnaissance des dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 12 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon :
33. Aux termes de l'article 12 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon relatif aux règles de stationnement : " () Pour les deux roues : / Pour les constructions à usage d'habitation, des espaces devront être aménagés pour le stationnement des deux roues et devront être facilement accessibles. Il est exigé de créer 1/2 espace par tranche de 60m² surface de plancher ".
34. Il ressort des pièces du dossier que le local à vélos, situé au rez-de-chaussée du bâtiment, dispose de son propre accès à l'extérieur. Il est directement accessible depuis la voie d'accès au terrain d'assiette du projet et depuis le cheminement stabilisé interne au projet. La seule circonstance que le local prévu pour le stationnement des deux roues non motorisés se situe " en fond de parcelle, à l'opposé de la voie publique, et à proximité immédiate d'un emplacement de stationnement " ne suffit pas à établir que ce local ne serait pas facilement accessible au sens des dispositions précitées, alors par ailleurs qu'aucune configuration atypique ou irrégulière ne caractérise son accès. Les requérants ne sont ainsi pas fondés à soutenir que ce local n'est pas facilement accessible. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 12 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 13 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon :
35. Aux termes de l'article 13 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de La Roche-sur-Yon relatif aux espaces libres et plantations : " Les surfaces libres de toute construction ainsi que les délaissés des aires de stationnement doivent être plantés et en harmonie avec l'environnement existant ou à créer ".
36. Les requérants soutiennent que les trois espaces de stationnement aériens ne seront pas plantés. Toutefois, les auteurs de l'article 13 précité doivent être regardés comme s'étant bornés à imposer des plantations, selon les modalités définies, sur les surfaces non bâties ou non affectées au stationnement. Il s'en suit que les trois espaces de stationnement aériens n'ont pas à être plantés. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que les délaissés de ces trois aires de stationnement seront plantés. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 13 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme doit être écarté.
37. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme B et autres doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
38. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de La Roche-sur-Yon, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse aux requérants une somme que ceux-ci demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
39. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants le paiement d'une somme à verser à la commune de La Roche-sur-Yon et à la société Nexity Ir Programmes Atlantique au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme D I.
Article 2 : La requête de Mme B et autres est rejetée.
Article 3 : Les conclusions de la commune de La Roche-sur-Yon et de la société Nexity Ir Programmes Atlantique présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, représentante désignée pour l'ensemble des requérants, à la commune de La Roche-sur-Yon et à la société Nexity Ir Programmes Atlantique.
Délibéré après l'audience du 29 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Giraud, président,
Mme Beyls, conseillère,
M. Huet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.
Le rapporteur,
F. HUET
Le président,
T. GIRAUD
Le greffier,
G. VIEL
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026