lundi 4 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2301062 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | POLLONO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 23 janvier 2023 et les 25 janvier et 29 mai 2023, M. A C H, M. E H A et Mme D H A, représentés par Me Pollono, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 mai 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours contre la décision implicite de l'autorité consulaire française à Djibouti refusant de délivrer à M. E H A et à Mme D H A des visas de long séjour en qualité de membres de famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer ces visas dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer les demandes dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'a pas examiné de façon sérieuse le recours dont elle a été saisie ;
- le motif tiré de ce que M. E H A, en raison de son âge, n'est pas éligible à la réunification familiale, est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation ;
- la décision attaquée est illégale, d'une part, par exception d'illégalité de l'article R. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'autre part, par exception d'inconventionnalité de l'article L. 561-2 du même code au regard du droit de l'Union européenne, concernant la date à laquelle l'âge de l'enfant du réunifiant doit être apprécié ;
- le motif tiré de l'existence d'une situation de réunification partielle est entaché d'une erreur d'appréciation ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dès lors que l'identité de Mme D H A et son lien familial avec le réunifiant sont établis par la production d'un certificat de naissance, sans que l'administration ne puisse se prévaloir de l'absence de légalisation de cet acte, et par la possession d'état ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 avril 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C H, M. H A et Mme F ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Heng,
- et les observations de Me Pollono, représentant M. C H, M. H A et Mme H A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C H, ressortissant somalien, s'est vu admettre au bénéfice de la protection subsidiaire par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 6 décembre 2013. M. E H A et Mme D H A, qu'il présente comme ses enfants, ont déposé des demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale auprès de l'autorité consulaire française à Djibouti, qui a implicitement rejeté ces demandes. Par une décision du 24 mai 2022, dont M. C H, M. H A et Mme H A demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre cette décision consulaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment de la motivation de la décision contestée, que la situation des demandeurs de visa n'aurait pas fait l'objet d'un examen complet et sérieux par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France.
En ce qui concerne Mme D H A :
3. Pour rejeter le recours introduit au nom de Mme D H A, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur les motifs tirés de ce que l'intéressée ne justifie pas de son identité et de son lien de filiation avec le réunifiant, dès lors qu'elle produit des actes d'état civil non-légalisés, et de ce qu'aucune demande de visa n'a été déposée pour Asad H A et C H A, rompant ainsi le principe d'unité familiale dont s'était initialement prévalue ce dernier auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).
4. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. " L'article L. 561-5 de ce code dispose que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".
5. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial de l'enfant d'une personne bénéficiaire de la protection subsidiaire ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir la réalité du lien de filiation produits à l'appui de la demande de visa.
6. Pour justifier de l'identité de Mme H A et de son lien de filiation avec le réunifiant, a été produit un certificat de naissance enregistré sous le numéro 71312 et délivré le 20 juillet 2020 par les autorités somaliennes, qui indique que l'intéressée est née le 30 mars 2004 de F C et de Rahma Hussen B. La commission de recours relève que ce certificat de naissance n'a pas été légalisé, tant par les autorités consulaires françaises que par les autorités somaliennes. Toutefois, cette absence de légalisation ne permet pas à elle seule de remettre en cause la valeur probante de ce document. Par ailleurs, le passeport de la demandeuse comporte des mentions concordantes avec cet acte. Il en résulte que l'identité de la demandeuse de visa et son lien de filiation sont établis par ces documents, dont les mentions sont au demeurant corroborées par les déclarations de M. C H à l'OFPRA. Par suite, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer à Mme H A le visa sollicité pour le premier motif exposé au point 3.
7. Aux termes de l'article L. 434-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendu applicable à la réunification familiale par l'article L. 561-4 de ce code : " Le regroupement familial est sollicité pour l'ensemble des personnes désignées aux articles L. 434-2 à L. 434-4. Un regroupement partiel peut toutefois être autorisé pour des motifs tenant à l'intérêt des enfants. ". Il résulte de ces dispositions que la réunification familiale doit concerner, en principe, l'ensemble de la famille du ressortissant étranger qui demande à en bénéficier et qu'une réunification familiale partielle ne peut être autorisée que si l'intérêt des enfants le justifie.
8. S'il est vrai qu'à la date de la décision attaquée, aucune demande de visa n'avait été introduite pour le compte d'Asad H A et de C H A, il est constant, d'une part, qu'Asad H A, née le 30 mars 2004, était majeure à cette date, et d'autre part, que M. C H a constamment déclaré la disparition du jeune C, qui est, par ailleurs, corroborée par l'attestation d'" enfant disparu " délivrée par la police somalienne. Toutefois, et comme le relève le ministre de l'intérieur et des outre-mer en défense, aucune demande de visa n'a été introduite par ou pour Mme G B, épouse du réunifiant, la première demande initialement déposée en son nom ayant fait l'objet, par un arrêt de la Cour administrative de Nantes n° 20NT03162 rendu le 10 décembre 2021, soit plus de cinq mois avant la décision attaquée, d'un refus devenu définitif. La seule circonstance que l'intégralité des membres de la famille ait entamée, postérieurement à la décision attaquée, des démarches pour déposer des demandes de visas, enregistrées en mai 2023, est sans incidence sur la légalité de cette décision qui s'apprécie à la date à laquelle elle a été prise. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que la commission de recours a refusé de délivrer le visa sollicité pour le second motif exposé au point 3. Il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision en se fondant sur ce seul motif.
En ce qui concerne M. E H A :
9. Pour rejeter le recours introduit au nom de M. H A, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur les motifs tirés de ce qu'étant âgé de plus de 19 ans le jour où il a déposé sa demande de visa, il n'était plus éligible à la procédure de réunification familiale, et de qu'aucune demande de visa n'a été déposée pour les deux enfants mineurs de M. C H, rompant ainsi le principe d'unité familiale dont s'était initialement prévalue ce dernier auprès de l'OFPRA.
10. Pour l'application des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 4, l'article R. 561-1 du même code prévoit que : " La demande de réunification familiale est initiée par la demande de visa des membres de la famille du réfugié ou du bénéficiaire de la protection subsidiaire mentionnée à l'article L. 561-5. Elle est déposée auprès de l'autorité diplomatique ou consulaire dans la circonscription de laquelle résident ces personnes ". Il résulte de ces dispositions que l'âge de l'enfant pour lequel il est demandé qu'il puisse rejoindre son parent réfugié sur le fondement de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être apprécié à la date de la demande de réunification familiale, c'est-à-dire à la date à laquelle est présentée la demande de visa à cette fin, sans qu'aucune condition de délai ne puisse être opposée. La circonstance que cette demande de visa ne peut être regardée comme effective qu'après son enregistrement par l'autorité consulaire, qui peut intervenir à une date postérieure, est sans incidence à cet égard.
11. Il ressort des pièces du dossier que la demande de visa de M. H A a été déposée postérieurement au mois de juillet 2020, et qu'il a été reçu par l'autorité consulaire française à Djibouti le 19 octobre 2020. Ainsi, M. H A, né le 19 janvier 2000, était âgé de plus de 19 ans à la date de présentation de sa demande de visa. Si pour expliquer l'âge de M. H A lors du dépôt de la demande de réunification familiale le concernant, les requérants se prévalent de ce qu'il était porté disparu depuis 2015, cette circonstance n'est pas imputable à l'administration. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a pu se fonder sur le motif rappelé au point 9 pour rejeter la demande de visa de M. H A. Il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision en se fondant sur ce seul motif.
12. En deuxième lieu, l'article R. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile vient préciser que la demande de réunification familiale prévue par l'article L. 561-2 du même code correspond à la date de la demande de visa. Par suite, l'exception d'illégalité de ces dispositions règlementaires ne peut qu'être écartée.
13. En troisième lieu, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), dans son arrêt n°s C-133/19, C-136/19 et C-137/19 du 16 juillet 2020, Etat belge a dit pour droit que " l'article 4, paragraphe 1, premier alinéa, sous c), de la directive 2003/86/CE du Conseil, du 22 septembre 2003, relative au droit au regroupement familial, doit être interprété en ce sens que la date à laquelle il convient de se référer pour déterminer si un ressortissant d'un pays tiers ou un apatride non marié est un enfant mineur, au sens de cette disposition, est celle à laquelle est présentée la demande d'entrée et de séjour aux fins du regroupement familial pour enfants mineurs, et non celle à laquelle il est statué sur cette demande par les autorités compétentes de cet État membre, le cas échéant après un recours dirigé contre une décision de rejet d'une telle demande. ". Dans son arrêt n° 279/20 du 1er août 2022, Bundesrepublik Deutschland c. XC, la CJUE a dit pour droit que " l'article 4, paragraphe 1, premier alinéa, sous c), de la directive 2003/86/CE du Conseil, du 22 septembre 2003, relative au droit au regroupement familial, doit être interprété en ce sens que la date à laquelle il convient de se référer pour déterminer si l'enfant d'un regroupant ayant obtenu le statut de réfugié est un enfant mineur, au sens de cette disposition, dans une situation où cet enfant est devenu majeur avant l'octroi du statut de réfugié au parent regroupant et avant l'introduction de la demande de regroupement familial, est celle à laquelle le parent regroupant a présenté sa demande d'asile en vue d'obtenir le statut de réfugié, à condition qu'une demande de regroupement familial ait été introduite dans les trois mois suivant la reconnaissance du statut de réfugié au parent regroupant. ".
14. D'une part, la CJUE estime qu'en dépit du silence de la directive sur ce point, la question de la date à laquelle il convient de se placer pour déterminer l'âge des bénéficiaires du regroupement familial ne saurait être laissée à l'appréciation de chaque Etat membre, l'âge devant être apprécié à la date à laquelle est présentée la demande de réunification familiale. D'autre part, et en l'espèce, M. H A n'est pas devenu majeur entre la date du dépôt de demande de protection internationale du réunifiant et la date d'octroi de cette protection, de sorte que l'exception prévue par l'arrêt n° 279/20, rappelée au point précédent, ne peut lui être appliquée. Par suite, le moyen, soulevé par la voie de l'exception, tiré de la méconnaissance, par les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des stipulations de la directive 2003/86/CE du Conseil du 22 septembre 2003, n'est pas fondé.
15. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
16. Outre que les requérants n'exposent pas d'éléments permettant d'apprécier concrètement les conditions de vies, privées et familiales, des demandeurs de visa, il est constant que ces derniers sont majeurs, et que leurs deux frères et leur mère, résident, comme eux, à Djibouti. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. En cinquième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant est inopérant dès lors que M. H A Mme D H A sont, comme dit, majeurs.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A C H, M. E H A et Mme D H A doivent être rejetées. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des frais liés au litige doivent l'être également.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A C H, M. E H A et Mme D H A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C H, à M. E H A, à Mme D H A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 13 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvet, présidente,
Mme André, première conseillère,
Mme Heng, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2023.
La rapporteure,
H. HENGLa présidente,
C. CHAUVET
La greffière,
A. VOISIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026