jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2302334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | BLIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 février 2023, Mme B A, représentée par Me Dahani et en dernier lieu par Me Blin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans cette attente un récépissé valant autorisation de séjour dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, au bénéfice de son conseil, une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour l'intéressée de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale dès lors que le préfet se fonde sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et procède d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle a intégré en septembre 2022 le BTS " gestion de PME " de l'université régionale des métiers et de l'artisanat en alternance, dont elle a validé le premier semestre avec une moyenne de 10,60/20 qui ne reflète toutefois pas son sérieux et ses capacités selon ses professeurs ; elle suit son contrat d'apprentissage avec la chambre des métiers et de l'artisanat en tant qu'assistante de direction avec implication et s'est bien intégrée selon son maître de stage ; le caractère sérieux de ses études ne peut se circonscrire à la seule réussite des examens des deux années de licence 3 qu'elle a suivies avant de se réorienter en BTS, d'autant qu'elle s'est toujours montrée assidue et investie et qu'elle démontre avoir une réelle stratégie professionnelle ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :
- il n'est pas établi que la décision a été signée par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi que la décision a été signée par une autorité compétente ;
- l'illégalité des décisions portant refus de renouvellement de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il y a lieu d'opérer la substitution des stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise, applicables en l'espèce, aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comme base légale de la décision attaquée ;
- aucun des moyens soulevés par Mme A n'est fondé.
Par ordonnance du 20 février 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 12 avril 2023.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes du 2 octobre 2023.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention franco-sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hannoyer, premier conseiller,
- et les observations de Me Blin, représentant Mme A en présence de cette dernière.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante sénégalaise née le 20 janvier 1999 à Diourbel (Sénégal), est entrée en France le 11 septembre 2020 munie d'un visa de long séjour " étudiant " valant titre de séjour, valable du 31 août 2020 au 31 août 2021. Un titre de séjour " étudiant " valable jusqu'au 31 aout 2022 lui a ensuite été délivré. L'intéressée a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 13 janvier 2023, portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination, le préfet a rejeté sa demande. Par sa requête, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 110-1 du même code, " sous réserve des conventions internationales ". L'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 modifiée stipule que : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre Etat, doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. Les intéressés reçoivent le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants ". L'article 13 de la même convention stipule que : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article 4 de cette convention : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les ressortissants sénégalais à l'entrée sur le territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation. ".
3. Il résulte de ces stipulations que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants sénégalais désireux de poursuivre leurs études en France, dont la situation est régie par l'article 9 de la convention franco-sénégalaise précitée. Par suite, c'est à tort que le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur ces dispositions pour refuser de délivrer à Mme A un titre de séjour portant la mention " étudiant ".
4. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée et que les parties aient été mises à même de présenter des observations sur ce point.
5. La décision de refus de renouvellement du titre de séjour contestée trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise, qui peut être substitué aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée qui peuvent être substituées aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont l'arrêté attaqué fait application, dès lors, d'une part, que les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise et les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont équivalentes au regard des garanties qu'elles prévoient, d'autre part, que l'administration dispose, le cas échéant, du même pouvoir d'appréciation sur la réalité et le sérieux des études poursuivies par l'intéressée pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes. Les parties ont été mises à même de présenter leurs observations sur ce point. Il convient dès lors de procéder à cette substitution de base légale.
6. Il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies, en tenant compte, notamment, de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi et que le postulant dispose de moyens d'existence suffisants, ces critères présentant un caractère cumulatif.
7. Pour refuser le renouvellement du titre de séjour " étudiant " de Mme A, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur le motif tiré de ce qu'elle ne justifie pas du caractère réel et sérieux de son parcours d'études depuis son arrivée sur le territoire national, dès lors qu'elle a échoué à valider sa formation en " Licence de sociologie niveau 3 " à deux reprises, en 2020-2021 et 2021-2022, en obtenant les moyennes respectives de 8,96 sur 20 puis 9,06 sur 20, et qu'elle s'est ensuite inscrite en " BTS gestion de la PME " de niveau bac alors que l'intéressée était auparavant inscrite à un niveau bac +2, formation qui est par ailleurs sans aucun rapport avec la formation suivie jusqu'à présent.
8. Toutefois, si les résultats obtenus par Mme A en troisième année de licence de sociologie ont certes été insuffisants pour lui permettre de valider son année de licence et ce à deux reprises, il ressort toutefois des pièces du dossier et notamment des notes obtenues, de son admission à certaines matières et de ce qu'elle n'a été défaillante à aucun examen, que l'intéressée a fourni des efforts et suivi avec sérieux ses études, sans se démobiliser alors que comme elle le soutient la crise sanitaire liée à la COVID19 a été de nature à impacter substantiellement les modalités de travail des étudiants au cours des années en cause, et ce a fortiori pour l'intéressée qui venait d'arriver en France et découvrait son système universitaire. En outre, après avoir suivi au cours de l'année 2021-2022, auprès de l'" école française de comptabilité ", organisme privé situé à Lyon, une formation à distance de préparation au métier d'assistante en ressources humaines, d'une durée de 9 mois et impliquant un travail estimé d'environ 20 heures par semaine, et avoir particulièrement mûri son projet professionnel en s'appuyant notamment sur l'aide de l'association " Proxité " située à Nantes, tel que cela ressort de l'attestation circonstanciée rédigée par son parrain et bénévole de cette association, Mme A a intégré en septembre 2022 une formation en BTS " Gestion de la PME " auprès de l'université régionale des métiers de l'artisanat de Loire-Atlantique, avec un contrat d'apprentissage, formation qu'elle suivait avec assiduité et sérieux depuis 5 mois à la date de la décision attaquée. Il ressort ainsi des pièces du dossier que Mme A a validé le premier semestre 2022-2023 de ce BTS, avec une moyenne générale de 10,11 et des appréciations élogieuses de ses enseignants qui soulignent unanimement son investissement et son sérieux, tel qu'en atteste son bulletin de notes qui, s'il est daté du 27 janvier 2023, à une date certes postérieure à celle de la décision attaquée du 13 janvier 2023, fait néanmoins état d'éléments antérieurs à celle-ci et révèle une assiduité et le sérieux dont Mme A a fait preuve dans le suivi de ses études. Dans ces conditions, le préfet de la Loire-Atlantique a méconnu les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise en refusant la délivrance du titre de séjour sollicité au motif que l'intéressée ne justifierait pas du caractère réel et sérieux de son parcours d'études depuis son arrivée sur le territoire national.
9. Il suit de là que Mme A est fondée à demander, pour ce motif et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, l'annulation du refus de séjour qui lui a été opposé le 13 janvier 2023. L'annulation du refus de séjour entraine par voie de conséquence l'annulation des décisions, du même jour, portant à l'encontre de Mme A obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office à défaut de se conformer à cette obligation.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. L'exécution du présent jugement, compte tenu du motif d'annulation retenu, implique qu'il soit enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à Mme A un titre de séjour dans un délai qu'il y a lieu de fixer à deux mois à compter de la notification du jugement, en lui délivrant dans l'intervalle une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
11. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Blin de la somme de 1 200 euros dans les conditions fixées à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 13 janvier 2023 par lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à Mme A un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination duquel elle pourrait être reconduite d'office sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à Mme A un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, en lui délivrant dans l'intervalle une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : L'Etat versera à Me Blin la somme de 1 200 euros (mille deux-cents euros) dans les conditions fixées à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Blin.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Hannoyer, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
Le rapporteur,
R. HANNOYER
La présidente,
M. BÉRIA-GUILLAUMIE
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au le préfet de la Loire-Atlantique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026