mercredi 28 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2302472 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | PAUGAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 février 2023, M. A B, représenté par
Me Paugam, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) si l'aide juridictionnelle a été accordée au requérant, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros sur le fondement des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle ;
4°) si sa demande d'aide juridictionnelle a été rejetée, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son profit de la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi que la décision ait été signée par une autorité dûment habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît le droit à être entendu tel que garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'illégalité par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît le droit à être entendu ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 avril 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Une pièce complémentaire a été produite par M. B le 14 juin 2023 avant l'audience et n'a pas été communiquée.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mai 2023.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Marowski, premier conseiller,
-et les observations de Me Paugam, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant arménien, né le 7 janvier 1997, est entré en France le
7 avril 2022. Le 11 avril 2022, il a sollicité la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour (APS) sur le fondement de l'article L. 581-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Un arrêté portant refus de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour portant la mention " bénéficiaire de la protection temporaire " a été édicté à son encontre le 23 juin 2022, et lui a été notifié par voie administrative le jour même. Une autorisation provisoire de séjour d'une durée d'un mois valable jusqu'au 6 août 2022 a cependant été délivrée à l'intéressé. Le
19 juillet 2022, le requérant a sollicité son admission au statut de réfugié. Le 30 septembre 2022, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande. Le
31 janvier 2023, du fait de l'absence d'éléments sérieux, la Cour nationale du droit d'asile a confirmé ce rejet. Par un arrêté du 24 janvier 2023, dont l'intéressé demande au tribunal l'annulation, le préfet de Maine-et-Loire a pris une décision portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays renvoi.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 23 mai 2023. Par suite, sa demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire a perdu son objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français a été signé par Mme Magali Daverton, secrétaire générale de la préfecture de Maine-et-Loire, qui bénéficiait d'une délégation de signature, en vertu d'un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du
31 août 2022 régulièrement publié le 31 août 2022 au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise, notamment, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application. Il rappelle les conditions d'entrée et de séjour en France de M. B ainsi que les éléments tirés de sa biographie, et constate que, compte tenu du refus de lui attribuer une autorisation provisoire de séjour au titre de l'article L. 581-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du rejet définitif de sa demande d'asile, l'intéressé ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français. Par suite, la décision attaquée comporte avec suffisamment de précision les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse uniquement aux institutions et organes de l'Union. Le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un Etat membre est donc inopérant. Toutefois, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts Il n'implique toutefois pas systématiquement l'obligation pour l'administration d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, l'étranger soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de demander un entretien pour faire valoir ses observations orales. En particulier, lorsqu'il demande l'asile, l'étranger, du fait même de l'accomplissement de cette démarche qui vise à ce qu'il soit autorisé à se maintenir en France et ne puisse donc pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement forcé, ne saurait ignorer qu'en cas de refus il sera en revanche susceptible de faire l'objet d'une telle décision. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande qui doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter toutes les précisions qu'il juge utile. En principe, il se trouve ainsi en mesure de présenter à l'administration, à tout moment de la procédure, des observations et éléments de nature à faire obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement. Enfin, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision faisant grief que si la procédure administrative aurait pu, en fonction des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, aboutir à un résultat différent du fait des observations et éléments que l'étranger a été privé de faire valoir.
6. En l'espèce, M. B, qui ne pouvait ignorer, depuis le rejet définitif de sa demande d'asile, qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement, n'établit ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de s'exprimer avant que ne soit prise l'obligation de quitter le territoire français contestée. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le droit d'être entendu n'aurait pas été mis en œuvre avant l'édiction de l'arrêté ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, M. B fait valoir que le préfet n'a pas vérifié si son éloignement n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle, alors qu'il avait dû fuir l'Arménie pour se réfugier en Ukraine juste avant que la Russie n'entre en conflit avec ce pays, et il fait valoir que la compagne de son frère bénéficie en France de la protection temporaire en raison du conflit subi par l'Ukraine et que son frère a formé un recours contre le refus de lui attribuer cette même protection. Toutefois, par ces seules allégations, le requérant n'établit pas que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de droit résultant d'un défaut d'examen de sa situation personnelle. Il n'établit pas davantage que cette décision serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. M. B est célibataire, sans enfant. Il est entré en France en avril 2022, soit moins d'un an avant la décision attaquée. S'il se prévaut de la présence sur le territoire national de son frère, il n'apporte pas d'éléments suffisants, circonstanciés et probants sur la réalité, l'ancienneté et l'intensité des relations qu'il allègue entretenir avec ce dernier qui a lui-même fait l'objet, le
22 novembre 2022, d'une décision portant refus de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour portant la mention " bénéficiaire de la protection temporaire. ". Par ailleurs, le requérant n'établit pas être dépourvu d'attaches culturelles, linguistiques, familiales et personnelles en Arménie, pays dont il a la nationalité. Il ne fait état d'aucune intégration particulière ni d'aucune insertion professionnelle. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
10. En sixième lieu, la décision attaquée ne déterminant pas le pays de renvoi,
M. B ne peut utilement soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
11. En premier lieu, la décision litigieuse, qui prévoit que M. B dispose d'un délai de trente jour pour rejoindre le pays dont il a la nationalité ou tout pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible ", satisfait aux prescriptions énoncées à l'article L. 721-4 précité et est par ailleurs suffisamment motivée s'agissant des risques encourus par le requérant en cas de retour en Arménie.
12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5 et 6,
M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi aurait été prise en méconnaissance de son droit à être entendu.
13. En troisième lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi :/ 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ;/ 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
15. Si M. B, ressortissant d'un pays d'origine sûr, soutient encourir des risques pour sa vie ou sa liberté qui feraient légalement obstacle à son éloignement vers son pays d'origine, il n'apporte cependant à l'appui de ses allégations, aucune justification ou pièce probante nouvelle permettant d'établir la réalité et le caractère personnel et direct des risques qu'il soutient encourir pour sa vie ou sa liberté en cas de retour en Arménie, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA, le 30 septembre 2021, en raison du caractère peu crédible du récit de l'intéressé, et déclarée irrecevable par la Cour nationale du droit d'asile le 31 janvier 2023.. M. B n'est dès lors pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B, à Me Marion Paugam et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2023.
Le rapporteur,
Y. MAROWSKI
La présidente,
C. LOIRAT La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026