LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2302620

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2302620

mercredi 13 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2302620
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationOQTF 6 semaines - 5ème chambre
Avocat requérantTOUCHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 février et 30 août 2023, M. A B, représenté par Me Touchard, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 février 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- sa motivation est insuffisante ; aucun examen de sa situation personnelle n'a été effectué ;

- le préfet a méconnu les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet n'a pas cherché à mesurer l'intensité de ses liens affectifs en France, pays dans lequel il séjourne depuis quatre ans ; son frère s'y trouve actuellement en tant que demandeur d'asile ; il vit en couple depuis le mois de novembre 2021 avec une ressortissante française ; leur vie commune remonte à septembre 2022 ; il s'est marié le 31 mai 2023 ; sa fille est née le 16 juin 2023 ;

- le préfet a commis une erreur de fait en ne faisant aucune référence à sa situation familiale ; il justifie avoir établi le centre de sa vie privée et familiale en France ;

- en s'abstenant de prendre en considération des éléments dont l'importance est pourtant majeure, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- le préfet, qui n'a pas pris en compte sa vie privée et familiale sur le territoire français, n'apporte aucune précision sur ses conditions de retour et de vie dans son pays d'origine, n'a pas cherché à connaître la situation sécuritaire en Tchétchénie et a méconnu les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; s'il devait rentrer en Tchétchénie, il serait gravement menacé du fait des problèmes de son frère Elsi avec le pouvoir tchétchène ; il risquerait également un enrôlement forcé dans l'armée russe afin d'aller combattre en Ukraine.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par décision du 3 mai 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Martin, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 juin 2023 :

- le rapport de M. Martin, magistrat désigné ;

- et les observations de Me Touchard, avocate de M. B.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant russe d'origine tchétchène né le 20 mars 1988, déclare être entré en France le 22 novembre 2019. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 18 juin 2021. Ce rejet a été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 4 novembre 2021. L'intéressé a sollicité le réexamen de sa situation. Cette demande de réexamen a été déclaré irrecevable par l'OFPRA le 27 avril 2022. Le recours formé contre cette décision devant la CNDA a été rejeté le 19 mai 2022. Une seconde demande de réexamen a été présentée par M. B. L'OFPRA a constaté son caractère irrecevable le 28 février 2023, décision confirmée par la CNDA le 12 avril 2023. Par un arrêté du 6 février 2023 pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique a fait obligation à M. B de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné la Russie comme pays de destination. M. B demande, par la présente requête, l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".

3. La décision attaquée, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.

4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé, avant son édiction, à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B, ni qu'il se serait cru tenu de prononcer l'obligation de quitter le territoire français litigieuse, fondée sur les dispositions précitées du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'un défaut d'examen préalable de la situation du requérant et de ce que le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu l'étendue de sa compétence doivent, par suite, être écartés.

5. En troisième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

6. M. B se prévaut de l'ancienneté de sa présence en France, de plus de trois ans à la date de l'arrêté attaqué, du fait qu'il partage sa vie, depuis novembre 2022, avec une ressortissante française qu'il a épousée le 31 mai 2023 et qui a donné naissance, le 16 juin 2023, à un enfant de sorte qu'il est devenu conjoint de Française et parent d'un enfant français. Il ajoute que son frère Elsi est arrivé en France en décembre 2022 et s'est vu reconnaître, après n'avoir pas déféré à une décision de transfert en Croatie, la qualité de demandeur d'asile en France. Toutefois, à la date de l'arrêté attaqué, la relation du requérant avec sa future épouse était encore récente et son frère faisait l'objet d'une décision de transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Les circonstances postérieures à l'arrêté attaqué, relatées ci-dessus, sont sans incidence sur la légalité de cet arrêté. Dans ces conditions, à la date à laquelle elle a été prise, la décision attaquée obligeant M. B à quitter le territoire français n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquelles elle a été prise et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

7. En quatrième lieu, M. B ne peut utilement soutenir que le préfet aurait méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'ayant pas fait application de cet article qui concerne les titres de séjour.

8. En cinquième lieu, pour les raisons indiquées au point 6, le préfet de la Loire-Atlantique, en considérant que M. B, célibataire sans enfant, non dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, n'a commis ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant désignation du pays de renvoi :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

10. M. B fait état dans ses écritures de ce qu'un retour dans son pays d'origine l'exposerait au risque d'être victime de mauvais traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il se prévaut, d'une part, de la situation de son frère Elsi, gravement menacé par le président de la Tchétchénie et ses proches pour avoir refusé de devenir polygame comme ce président voulait le lui imposer. Il fait valoir que la menace dirigée par le président tchétchène contre son frère s'étend à l'ensemble des membres de sa famille. Toutefois, alors au demeurant que l'OFPRA et la CNDA ont considéré que la réalité des dangers invoqués par le requérant ne pouvait être tenue pour établie, les documents concernant son frère et ceux d'ordre général relatifs à la situation en Tchétchénie ne suffisent pas à démontrer qu'il encourrait un risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. D'autre part, M. B invoque le risque très sérieux d'être enrôlé, en cas de retour en Russie, au sein de l'armée russe, afin d'être envoyé en Ukraine pour combattre. Toutefois, il ne produit aucune convocation qui lui aurait été adressée par les autorités militaires. Les articles et rapports à caractère général qu'il verse au dossier, en l'absence de toute autre précision sur les conditions dans lesquelles il pourrait se trouver mobilisé puis appelé à combattre, ne suffisent pas à établir qu'il serait contraint, en cas de retour en Russie, d'aller combattre en Ukraine. Dès lors, en l'absence d'élément susceptible d'étayer ses allégations selon lesquelles il serait exposé de manière suffisamment personnelle, certaine et actuelle au risque de subir des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le moyen tiré de ce que le préfet, en désignant la Russie comme pays de renvoi, aurait méconnu l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

11. En second lieu, si M. B soutient que le préfet, en désignant la Russie comme pays de destination, aurait méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier la portée.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 6 février 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction et les frais liés au litige :

13. Les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B étant rejetées, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence. De même, la demande présentée par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, ne peut, dès lors que ce dernier n'est pas partie perdante dans la présente instance, qu'être rejetée.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Corrine Touchard.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2023.

Le magistrat désigné,

L. MARTIN La greffière,

V. MALINGRE La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique

en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

V. Malingre

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions