jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2302849 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 février 2023, Mme A C, représentée par Boezec, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 décembre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté son recours gracieux contre l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel cette même autorité a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a rappelé qu'elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'issue de ce délai, ainsi que cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas établi que la décision du 21 décembre 2022 a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée et révèle un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît les articles 6, 5° et 7 bis, b de l'accord franco-algérien ;
- elle est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il y a lieu de substituer au motif tiré de ce que Mme C a détourné l'objet de son visa de court séjour les motifs tirés, d'une part, de ce que son séjour sur le territoire est irrégulier et, d'autre part, de ce qu'elle ne justifie pas que ses filles subviendraient effectivement à ses besoins ;
- les autres moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Boezec, représentant Mme C en présence de celle-ci.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante algérienne née le 27 janvier 1954, est entrée en France le 17 février 2019 sous couvert d'un visa de court séjour " ascendant non à charge ". Sa demande de délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé a été rejetée par un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 17 décembre 2020 portant également obligation de quitter le territoire français et son recours contre cette décision a été rejeté par un jugement du 21 décembre 2021 du tribunal administratif de Nantes. Sa seconde demande de délivrance d'un titre de séjour pour raison de santé a fait l'objet d'une décision de refus d'enregistrement du 19 septembre 2022. Elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles 6, 5° et 7 bis, b de l'accord franco-algérien ainsi que des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 13 octobre 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'issue de ce délai. Mme C demande au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision du 21 décembre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté son recours gracieux.
2. En premier lieu, la décision du 21 décembre 2022 a été signée par Mme E, attachée adjointe à la cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 5 septembre 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme D, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique, et, en son absence ou empêchement, à M. B, son adjoint, à l'effet de signer un arrêté de la nature de celui attaqué, en toutes les décisions qu'il comporte, ainsi, en cas d'absence ou d'empêchement simultanés de Mme D et de M. B, qu'à Mme E. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision du 21 décembre 2022 doit ainsi être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 411-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision rejetant un recours administratif dirigé contre une décision soumise à obligation de motivation en application des articles L. 211-2 et L. 211-3 est motivée lorsque cette obligation n'a pas été satisfaite au stade de la décision initiale ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 411-4 du même code : " L'administration se prononce sur le recours formé à l'encontre d'une décision créatrice de droits sur le fondement de la situation de fait et de droit prévalant à la date de cette décision. En cas de recours formé contre une décision non créatrice de droits, elle se fonde sur la situation de fait et de droit prévalant à la date à laquelle elle statue sur le recours ".
4. L'arrêté du 13 octobre 2022 du préfet de la Loire-Atlantique, qui comporte les éléments de fait et de droit qui le fondent, est suffisamment motivé. Par suite, alors que l'obligation de motivation était satisfaite par la décision initiale, la décision du 21 décembre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté le recours gracieux contre cet arrêté n'avait pas à faire l'objet d'une motivation particulière. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas examiné la situation de Mme C avant de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : / () b) A l'enfant algérien d'un ressortissant français si cet enfant a moins de vingt et un ans ou s'il est à la charge de ses parents, ainsi qu'aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge ".
6. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
7. Le préfet de la Loire-Atlantique a refusé à Mme C la délivrance d'une carte de résidente sur le fondement de l'article 7 bis, b de l'accord franco-algérien au motif que l'intéressée, entrée sur le territoire sous couvert d'un visa de court séjour en qualité d'ascendante non à charge, aurait détourné l'objet du visa qui lui avait été délivré et se serait maintenue sur le territoire français en vue d'y résider. Cette circonstance ne pouvait pas, à elle seule, justifier que la délivrance d'un titre de séjour lui fût refusée, dès lors que la détention d'un visa de long séjour n'est pas au nombre des conditions auxquelles est soumise une telle délivrance sur le fondement de l'article 7 bis, b de l'accord franco-algérien précité.
8. Toutefois, le préfet de la Loire-Atlantique, invoque, dans son mémoire en défense, communiqué à la requérante, deux autres motifs tirés d'une part, de ce que Mme C ne justifie pas d'un séjour régulier sur le territoire français et d'autre part, qu'elle ne justifie que ses filles subviendraient effectivement à ses besoins.
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que Mme C, entrée en France le 17 février 2019 comme ascendant non à charge, s'est irrégulièrement maintenue sur le territoire à l'expiration de son visa de court séjour, en dépit de l'obligation de quitter le territoire qui lui a été faite par arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 17 décembre 2020.
10. D'autre part et en tout état de cause, si la requérante soutient que son époux l'a abandonnée, elle n'établit pas être en incapacité de subvenir à ses besoins par les pièces versées aux dossiers et notamment par les seuls relevés de compte de son livret A faisant état d'un solde de 20 euros pour le mois de novembre 2019 et de 625,88 euros pour le mois de janvier 2022 et les avis d'imposition mentionnant qu'elle n'avait déclaré aucun revenu pour l'année 2019 et l'année 2020. De surcroît, s'il ressort des pièces du dossier que Mme C est hébergée par une de ses filles, elle n'apporte, par-delà les attestations peu circonstanciées établies par ses filles, aucun élément précis permettant d'établir que celles-ci prendraient effectivement à leur charge ses dépenses, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'une partie des factures est au nom de Mme C, ni qu'elles disposeraient de ressources suffisantes pour la prendre en charge.
11. Il résulte de ce qui précède, d'une part, que Mme C ne justifie pas d'un séjour régulier sur le territoire et d'autre part, qu'elle ne démontre, ni être dépourvue de ressources, ni que ses filles subviendraient à ses besoins et auraient effectivement les moyens de la prendre en charge. Dans ces conditions, il y a lieu de faire droit à la substitution de motif demandée par le préfet de Loire-Atlantique, qui n'a pas pour effet de priver Mme C d'une garantie, et d'écarter en conséquence le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs de refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Il ressort des pièces du dossier que Mme C est entrée le 17 février 2019 sur le territoire français sous couvert d'un visa de court séjour délivré en qualité " d'ascendant non à charge ". Son séjour présentait donc un caractère récent à la date à laquelle la décision attaquée a été prise et sa durée de séjour s'expliquait par son maintien irrégulier sur le territoire en dépit de l'obligation de quitter le territoire qui lui a été faite par un arrêté préfectoral du 17 décembre 2020. Si elle se prévaut de la présence de ses petits-enfants et de ses trois filles résidant régulièrement en France, et dont l'une est de nationalité française, celles-ci sont majeures. Par ailleurs, Mme C ne justifie pas, par les attestations peu circonstanciées versées au dossier, entretenir d'autres liens en France d'une particulière ancienneté, stabilité et intensité. En outre, si la requérante déclare avoir été abandonnée pas son mari, elle ne l'établit pas et est encore mariée avec ce dernier, et ne justifie pas davantage être dépourvue de liens dans son pays d'origine, dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 65 ans, quand bien même sa mère serait décédée. Enfin, la seule circonstance que Mme C, qui s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour pour raison de santé, souffre de pathologies nécessitant un suivi médical, ne suffit à établir qu'elle aurait fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu l'article 6, 5° de l'accord franco-algérien et porté une atteinte manifestement disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale en France doivent être écartés.
14. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
15. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national.
16. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, il y a lieu d'observer que ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
17. Les éléments que fait valoir Mme C ne sont pas de nature à caractériser une circonstance exceptionnelle ou des motifs humanitaires justifiant son admission exceptionnelle au séjour. Le moyen tiré de ce que le préfet aurait dû, à titre exceptionnel, prononcer une mesure de régularisation, doit ainsi être écarté.
18. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 12 que Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet de Loire-Atlantique aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle en rejetant son recours administratif.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
La présidente-rapporteure,
V. GOURMELON
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MILIN
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
hm
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026