mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2302861 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | OQTF 6 semaines - 1ère chambre |
| Avocat requérant | LIETAVOVA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrés le 23 février 2023, M. C A, représenté par Me Lietavova, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 février 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans les quinze jours de la notification de la décision à rendre et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte, en lui délivrant dans l'attente une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- sa situation n'a pas été sérieusement et réellement examinée ;
- il ne menace pas l'ordre public ;
- l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est méconnu ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence ;
- l'interdiction de retour est illégale en conséquence ;
La préfète du Val-de-Marne, à laquelle la requête a été communiquée, n'a pas produit.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées que la décision à rendre paraît susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office tiré de ce qu'à la base légale du refus d'accorder un délai de départ volontaire constituée par les dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 et du 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu de substituer une base légale constituée par les dispositions du 3° de l'article L. 612-2 et du 5° de l'article L. 612-3 de ce code et invitées à présenter leurs observations sur ce moyen.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Durup de Baleine, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Durup de Baleine, président,
- les observations de Me Lietavova, avocate de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant guinéen né en 1997, est entré sur le territoire français en 2016 ou 2017, selon ses déclarations. La demande d'asile qu'il avait présentée en dernier lieu en 2018 a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 15 mai 2019 et une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 12 juin 2020. Par un arrêté du 3 septembre 2020, il lui a été fait obligation de quitter le territoire français. S'étant néanmoins maintenu sur ce territoire, il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 27 juillet 2021, ce préfet a rejeté cette demande. Par l'arrêté du 22 février 2023 dont il demande l'annulation, la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas de reconduite d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Par un arrêté du 25 juillet 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Val-de-Marne le 25 juillet 2022, la préfète du Val-de-Marne a donné délégation à Mme B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture du Val-de-Marne, à l'effet de signer un arrêté de la nature de celui dont le requérant demande l'annulation, en toutes les décisions qu'il comporte. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de cette signataire doit être écarté.
3. Il ne résulte pas de l'instruction que la préfète de Val-de-Marne se serait abstenue d'examiner la situation du requérant et aurait, ce faisant, méconnu l'étendue de sa compétence d'appréciation.
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; / () ".
5. S'il ressort des pièces du dossier que c'est à la faveur d'une erreur de fait que l'arrêté attaqué énonce que le requérant n'a pas sollicité un titre de séjour, alors que, comme il a été dit, il avait d'abord sollicité l'asile une telle demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour en tant que réfugié ou protégé subsidiaire et avait ensuite sollicité, en 2020, la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " que le préfet de la Loire-Atlantique lui a refusée en 2021, il en ressort toutefois également qu'à la date de l'arrêté attaqué et comme le constate ce dernier, d'une part, le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et, d'autre part, s'est maintenu et se maintient sur ce territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Il en résulte qu'il se trouve dans le cas prévu au 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans lequel le préfet peut faire obligation à l'étranger de quitter le territoire français. Par suite, la préfète-de-Val de Marne a pu légalement se fonder sur ce 1° pour faire obligation au requérant de quitter le territoire français. Il résulte de l'instruction qu'elle aurait pris la même décision en se fondant sur ce 1°. Il en résulte que le moyen selon lequel son comportement ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, de sorte que sa situation ne relèverait pas du cas prévu au 5° de cet article L. 611-1, n'est pas de nature à justifier l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, alors d'ailleurs que la situation du requérant, qui s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, relève également du cas prévu au 3° du même article ainsi, d'ailleurs, que de celui prévu au 4° de cet article.
6. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () ".
7. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire, la préfète du Val-de-Marne, se fondant sur le cas prévu au 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a estimé que M. A, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Toutefois et comme il a été dit, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour et, en conséquence, sa situation ne relève pas du cas ainsi prévu.
8. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet, le 3 septembre 2020, d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Il s'est, toutefois, maintenu sur ce territoire. Il en résulte qu'à la date de l'arrêté attaqué, il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et que sa situation relève, ainsi, du cas prévu au 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite et pour l'application du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu de substituer le 5° au 1° de l'article L. 612-3 de ce code, cette substitution ne privant M. A d'aucune garantie. Aucune circonstance particulière ne ressortant du dossier, c'est par une exacte application du 3° de l'article L. 612-2 de ce code que la préfète de Val-de-Marne a estimé qu'il existe un risque que l'intéressé se soustraie à l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français et, pour cette raison, ne lui a pas accordé de délai de départ volontaire.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est arrivé en France à une date indéterminée en 2016 et il n'en ressort pas qu'il aurait, depuis, quitté ce pays. Son séjour en France n'est ainsi plus récent. Toutefois et jusqu'au mois de juin 2020, ce séjour ne s'explique que par l'examen et l'instruction de la demande d'asile que la Cour nationale du droit d'asile a définitivement rejetée le 12 juin 2020. Il se maintient irrégulièrement en France en dépit d'une mesure portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet le 3 septembre 2020 et ne peut ainsi se prévaloir d'une situation de séjour stable sur ce territoire. S'il se prévaut de la circonstance que, le 6 janvier 2020, il a conclu un pacte civil de solidarité avec une ressortissante française née en 1998, cette situation est récente et les partenaires n'ont ensemble aucune tierce personne à leur charge, le requérant, non marié et par suite célibataire à la date de l'arrêté attaqué, n'ayant personne à charge, une communauté de vie habituelle avec cette ressortissante française ne ressortant au demeurant pas du dossier et n'étant effective, selon le requérant, que depuis le mois de décembre 2020 et se trouvant ainsi très récente. En dépit de la communauté de vie alléguée et alors que la partenaire civile réside à Nantes, il a été constaté le 22 février 2023 que le requérant exerçait à l'aéroport de Paris-Orly une activité professionnelle de conduite d'un véhicule. Le requérant, qui est âgé de vingt-cinq ans, peut poursuivre sa vie privée et familiale ailleurs qu'en France, notamment en Guinée, Etat dont il est le ressortissant, dans lequel il a vécu pendant près de vingt ans et où résident ses parents, dont le décès allégué n'est pas justifié. Dès lors, en lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, la préfète du Val-de-Marne n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Il en résulte que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Val-de-Marne aurait commis une erreur dans l'appréciation des conséquences de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle du requérant.
13. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le requérant n'est pas fondé à soutenir que celle fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office est illégale en raison de l'illégalité de cette obligation.
14. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et de celle fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour est illégale en raison de l'illégalité de la première ou, en tout état de cause, de la seconde de ces décisions.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Les conclusions à fin d'injonction qu'il présente ne peuvent, par suite, être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la préfète du Val-de-Marne et à Me Lietavova.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.
Le magistrat désigné,
A. DURUP DE BALEINELa greffière,
J. DIONIS
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026