LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2302870

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2302870

mardi 9 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2302870
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation11ème chambre
Avocat requérantFRANCOS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 février 2023 et 6 décembre 2023, Mme A C, agissant en son nom propre et en qualité de représentante légale de Mme B C, représentée par Me Francos, demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 1er juin 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Lagos (Nigéria) du 11 mars 2020 refusant à sa fille alléguée, Mme B C, la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en France demandé autitre de la réunification familiale ;

2°) à titre subsidiaire, de surseoir à statuer dans l'attente de l'issue d'une action en recherche de maternité devant le tribunal judiciaire de Toulouse ou d'ordonner une expertise à fin d'examen comparatif des empreintes génétiques ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer le visa demandé dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer la demande ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est réunie dans une composition régulière ;

- la décision attaquée procède d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation et de celle de sa fille, dès lors que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'a pas examiné l'existence d'éventuels éléments de possession d'état ;

- si l'article 10 de l'acte n° 69 de décembre 1992 relatif à l'enregistrement des naissances et décès du gouvernement fédéral du Nigéria impose d'enregistrer les naissances dans un délai de soixante jours, la méconnaissance de ce délai n'est pas sanctionné par un refus d'enregistrement de l'acte de naissance ;

- son enfant lui a été retiré à la naissance et sa mère, à laquelle l'enfant a été remis, a entrepris les démarches auprès de l'état civil après le délai légal d'enregistrement de naissance ;

- la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ne saurait opposer l'absence de jugement de délégation parentale dès lors que le père de l'enfant est un client de son ancienne proxénète ;

- il n'est pas contesté que le lieu de naissance et le nom de famille renseignés sur l'acte de naissance sont erronés, ce qui n'entache toutefois pas le lien de filiation entre la demandeuse de visa et la réunifiante ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que le lien de filiation est établi par l'acte de naissance et par les éléments de possession d'état dont il est justifié ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 novembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25%) par une décision du 27 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dubus,

- et les observations de Me Pollono, substituant Me Francos et représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante nigérianne, s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 27 septembre 2017. La jeune B C, qu'elle présente comme sa fille, a sollicité la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en France auprès de l'autorité consulaire française à Lagos (Nigéria), en qualité de membre de la famille d'une réfugiée. Par une décision du 11 mars 2020, cette autorité a refusé de délivrer le visa demandé. Par une décision du 1er juin 2022, dont Mme C demande l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision consulaire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Pour rejeter le recours dont elle était saisie, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur le motif tiré de l'absence d'établissement de l'identité de la demandeuse de visa, et partant de son lien de filiation avec la réunifiante, en relevant, d'une part, que les déclarations faites à l'OFPRA par Mme C concernant la naissance de sa fille ne sont pas cohérentes avec les énonciations de l'acte de naissance produit quant à la filiation paternelle et au lien de filiation, d'autre part, que l'acte de naissance n'est pas conforme à l'article 10 de l'acte n° 69 de décembre 1992 relatif à l'enregistrement des naissances et décès du gouvernement fédéral du Nigéria, et qu'au surplus, il n'a pas été présenté de jugement de déchéance de l'autorité parentale du père de l'enfant.

3. En premier lieu, aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif aux modalités de fonctionnement de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France : " La commission instituée à l'article D. 211-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé siège à Nantes. () / Elle délibère valablement lorsque le président ou son suppléant et deux de ses membres au moins, ou leurs suppléants respectifs, sont réunis. ".

4. Il ressort de la feuille de présence à la séance de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 1er juin 2022, produite par le ministre en défense, qu'ont siégé à cette séance le premier suppléant du président de la commission, la représentante du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, le représentant du ministère de l'intérieur et le second suppléant de la représentante du ministère chargé de l'immigration. Par suite, les règles de composition de la commission ayant été respectées, le moyen tiré de leur méconnaissance ne peut qu'être écarté.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation du demandeur de visa n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier, notamment quant aux éléments de possession d'état. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de la requérante et de sa fille alléguée doit être écarté.

6. En troisième lieu, d'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / () / 3° Par les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. Aux termes de l'article L 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". Aux termes de l'article L. 561-5 de ce même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis () peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. () ".

7. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial des enfants d'une personne admise à la qualité de réfugié ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir la réalité du lien de filiation produits à l'appui des demandes de visa.

8. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

9. Mme C a produit, à l'appui de la demande de visa pour la jeune B C, un acte de naissance établi le 2 août 2019 à Lagos, mentionnant la naissance de la jeune B C le 3 janvier 2009 à Benin City dans l'Etat d'Edo (Nigeria) ayant pour père M. D C et Mme A C. Toutefois, dans ses déclarations à l'office français de protection des réfugiés et apatrides, la requérante a indiqué que sa fille était née à Benghazi (Lybie) d'une relation non consentie avec un client du réseau de proxénétisme dont elle a été la victime. Elle reconnaît par ailleurs dans ses écritures que l'acte de naissance produit est erroné concernant l'identité du père et le lieu de naissance, se bornant à indiquer que cela s'explique par le fait que la déclaration de naissance a été effectuée par la grand-mère de la jeune B C. Dans ces conditions, eu égard au caractère erroné d'éléments essentiels de l'acte de naissance de la jeune B C, les actes produits ne peuvent être considérés comme authentiques.

10. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article 311-2 du code civil : " La possession d'état s'établit par une réunion suffisante de faits qui révèlent le lien de filiation et de parenté entre une personne et la famille à laquelle elle est dite appartenir. () ". Aux termes de l'article 311-2 du même code : " La possession d'état doit être continue, paisible, publique et non équivoque. ".

11. Si la requérante a toujours déclaré l'existence de sa fille auprès de l'office français de protection des réfugiés et apatrides, il est constant que son récit comporte des incohérences. Ainsi, la production d'une photographie de Mme C avec la jeune B C datant de 2015 est contradictoire avec ses déclarations selon lesquelles elle n'aurait pas revu sa fille depuis sa naissance. Si elle indique désormais dans ses écritures que le réseau de traite dont elle a été victime lui aurait permis d'effectuer une rapide visite à sa fille au Nigeria en 2015, une telle affirmation n'est pas cohérente avec ses déclarations au cours de son entretien avec l'office français de protection des réfugiés et apatrides mené le 9 mars 2017, au cours duquel elle n'a jamais fait mention de son retour dans son pays d'origine pour y retrouver sa mère malade et la jeune B C. En outre, la production d'échanges de messages postérieurs à la décision attaquée et de trois justificatifs de transferts d'argent, dont deux sont adressés à la mère de la requérante, ne suffisent pas à établir la filiation par possession d'état.

12. Il suit de là qu'en estimant, pour rejeter le recours dont elle était saisie, que les documents d'état civil présentés par la requérante ne permettent pas d'établir l'identité de la demandeuse de visa et, par suite, son lien de filiation avec la réunifiante, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'a pas commis d'erreur d'appréciation.

13. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, faute d'établissement de l'identité de la demandeuse de visa et de son lien de filiation avec Mme C, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des articles 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.

14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de surseoir à statuer ni d'ordonner de mesure d'instruction complémentaire, dès lors qu'il sera loisible à la requérante, si elle s'y croit fondée, d'effectuer une nouvelle demande de visa pour la jeune B C à l'issue de la procédure engagée devant le tribunal judiciaire de Toulouse, que la requête de Mme C doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Francos.

Délibéré après l'audience du 12 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Besse, président,

Mme Dubus, première conseillère,

M. Revéreau, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2024.

La rapporteure,

P. DUBUS

Le président,

P. BESSE

La greffière,

S. BRIAND

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions