LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2302903

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2302903

mercredi 11 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2302903
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationOQTF 6 semaines - 5ème chambre
Avocat requérantMOREAU TALBOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 février 2023, M. B C, représenté par Me Moreau Talbot, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 février 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a décidé de ne pas lui délivrer une attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer une attestation de demande d'asile et/ou une autorisation provisoire de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et ce, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur le refus de délivrer l'attestation de demande d'asile et l'obligation de quitter le territoire français :

- la compétence de la signataire de ces décisions n'est pas établie ;

- la motivation est insuffisante ; aucun examen de sa situation personnelle n'a été effectué ;

- son droit d'être entendu a été méconnu ;

- il n'est pas établi que le préfet l'ait informé de son droit de déposer une demande de titre de séjour en même temps que sa demande d'asile ;

- le préfet a manifestement mal apprécié les conséquences, sur sa situation personnelle, de la mesure d'éloignement qu'il a prise à son encontre ; son renvoi au Pakistan l'exposerait à des risques d'une exceptionnelle gravité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français sont irrecevables ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par décision du 3 mai 2023, M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Martin, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Martin, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 13 septembre 2023.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant pakistanais né le 1er janvier 2000, déclare être entré irrégulièrement en France en juin 2020. Par un arrêté du 19 août 2021 fondé sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a désigné le pays de renvoi. L'intéressé, qui avait déposé une demande d'asile le 6 août 2020, a vu cette demande rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 30 novembre 2021. Ce rejet a été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 15 mars 2022. M. C a sollicité le réexamen de sa situation. Cette demande de réexamen a été déclaré irrecevable par l'OFPRA le 7 juillet 2022. Le recours formé contre cette décision devant la CNDA a été rejeté le 29 novembre 2022. Une seconde demande de réexamen a été présentée par M. C. Par un arrêté du 13 février 2023, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à l'intéressé une attestation de demande d'asile, lui a rappelé l'obligation qui lui était faite de quitter le territoire français à destination du pays dont il a la nationalité et a désigné à nouveau ce pays comme pays de destination en cas de maintien sur le territoire. M. C demande, par la présente requête, l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et le pays de destination :

2. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que, comme il vient d'être dit, après avoir refusé, dans son article 1er, de délivrer une attestation de demande d'asile à M. C, le préfet de la Loire-Atlantique s'est borné, à l'article 2 du dispositif, à lui rappeler l'obligation qui lui était faite de quitter le territoire français à destination de son pays d'origine. Ainsi, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pris à l'encontre du requérant aucune décision l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Ce simple rappel de l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été faite ne fait pas, par lui-même, grief et ne constitue pas, dès lors, une décision susceptible de recours. Il en va ainsi alors même que ce rappel est assorti de l'indication qu'à défaut d'avoir volontairement quitté le territoire français, M. C pourra être reconduit d'office vers son pays d'origine ou dans tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Par suite, ainsi que le soutient le préfet dans son mémoire en défense, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi, présentées par M. C, sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

En ce qui concerne le refus de délivrer une attestation de demande d'asile :

3. En premier lieu, l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 février 2023 a été signé par Mme A F, adjointe à la cheffe du bureau de l'asile et de l'intégration de la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique. Par arrêté du 30 janvier 2023 publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de délivrance d'attestation de demande d'asile, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi en cas d'absence ou d'empêchement simultané de Mme E, directrice des migrations et de l'intégration, et de M. D, adjoint à la directrice des migrations et de l'intégration, dont il n'est ni soutenu ni allégué qu'ils n'étaient pas effectivement absents ou empêchés à la date de l'arrêté attaqué. Ainsi le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué du 13 février 2023 manque en fait.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 611-1, et mentionne que M. C a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en date du 19 août 2021, toujours exécutoire. L'arrêté attaqué précise également la raison pour laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a considéré que l'intéressé, bien qu'il ait déposé une seconde demande de réexamen de sa situation au regard de l'asile, ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application du 2° de l'article L. 542-2 du même code. Ainsi, cet arrêté, en tant qu'il porte refus de délivrer une attestation de demande d'asile, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, les moyens tirés par M. C, lequel a pu déposer une seconde demande de réexamen faisant état de nouveaux éléments, de ce que le préfet aurait méconnu son droit d'être entendu préalablement à une décision de retour, ne l'aurait pas informé de son droit de déposer une demande de titre de séjour en même temps que sa demande d'asile et n'aurait pas pris en compte les conséquences d'une exceptionnelle gravité entrainées par son renvoi au Pakistan doivent être écartés comme inopérants.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 13 février 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction et les frais liés au litige :

7. Les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C étant rejetées, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence. De même, la demande présentée par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, ne peut, dès lors que ce dernier n'est pas partie perdante dans la présente instance, qu'être rejetée.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Laure Moreau Talbot.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2023.

Le magistrat désigné,

L. MARTIN La greffière,

V. MALINGRE La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique

en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

V. Malingre

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions