mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2303044 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème chambre |
| Avocat requérant | PERROT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 février 2023 et le 4 avril 2023, Mme E G, agissant en son nom et en tant que représentante légale des enfants I D H, A H, C H et F G, représentée par Me Perrot, demande au tribunal :
1°) de surseoir à statuer, dans l'attente de la décision du Conseil d'Etat, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité par une ordonnance de la Cour administrative d'appel de Nantes n° 22NT03622 du 31 janvier 2023 ;
2°) d'annuler la décision du 25 janvier 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision du 17 mai 2021 de l'autorité consulaire française à Abidjan (Côte d'Ivoire) refusant de délivrer à l'enfant I D H un visa d'entrée et de long séjour en qualité de membre de famille de réfugiée ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- la décision de la commission de recours est signée d'une autorité incompétente ;
- il n'est pas établi que la commission de recours ait été régulièrement composée ;
- la décision de la commission de recours est entachée d'une erreur de droit, faute pour la commission d'avoir fait une exacte application des dispositions de l'article L 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à la situation du jeune I D H ;
- cette même décision est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation, tant au regard des actes d'état civil produits que des éléments de possession d'état dont il est justifié ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme G a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 novembre 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le jugement n° 2204156 du 5 décembre 2022 du tribunal administratif de Nantes.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Revéreau,
- les conclusions de M. Rosier, rapporteur public,
- et les observations de Me Perrot, avocate de Mme G.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E G, ressortissante ivoirienne dont la fille mineure, C K H, née le 19 février 2015, s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides du 12 février 2018, réside régulièrement en France sous couvert d'une carte de résident valable jusqu'au 18 novembre 2031, en qualité de mère d'une réfugiée. L'enfant mineur I D H, née le 1er février 2006, que Mme G présente comme son fils, et partant comme étant le frère de la réfugiée, a sollicité la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en France auprès de l'autorité consulaire française à Abidjan, en qualité de membre de famille d'une réfugiée. Par une décision du 17 mai 2021, cette autorité a refusé de délivrer le visa demandé. Par une décision du 30 août 2021, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre cette décision consulaire. Par un jugement n° 2204156 du 5 décembre 2022, le tribunal administratif de Nantes, a annulé, à la demande de la requérante, la décision du 30 août 2021 de la commission de recours précitée et enjoint à la commission de réexaminer la demande de visa du jeune I D H dans un délai de mois à compter de la notification du jugement. Par une décision du 25 janvier 2023 prise sur injonction, dont Mme G demande l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a de nouveau rejeté le recours dirigé contre la décision consulaire du 17 mai 2021.
Sur les conclusions à fin de sursis à statuer :
2. Par un arrêt n° 471018 du 21 avril 2023, le Conseil d'Etat s'est prononcé sur la question prioritaire de constitutionnalité transmise par une ordonnance de la Cour administrative d'appel de Nantes n° 22NT03622 du 31 janvier 2023, et décidé de ne pas renvoyer au Conseil constitutionnel cette question prioritaire de constitutionnalité, au motif qu'elle n'était pas nouvelle et qu'elle ne présentait pas un caractère sérieux. Par suite, il n'a pas lieu de surseoir à statuer dans le cadre de la présente instance.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, la décision attaquée n'a pas été prise par M. Alain Ferré, président suppléant de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France régulièrement reconduit dans les fonctions de second suppléant du président de la commission pour une durée de trois ans à compter du 28 juin 2022, mais par la commission de recours elle-même lors de sa séance du 25 janvier 2023. Par suite, et alors que M. B s'est borné, en sa qualité de président suppléant, à signer le courrier de notification de cette décision adressée au conseil de la requérante, cette dernière ne peut utilement soutenir que la décision a été signée par une autorité incompétente.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le président de la commission [de recours] est choisi parmi les personnes ayant exercé des fonctions de chef de poste diplomatique ou consulaire. / La commission comprend, en outre : / 1° Un membre, en activité ou honoraire, de la juridiction administrative ; / 2° Un représentant du ministre des affaires étrangères ; / 3° Un représentant du ministre chargé de l'immigration ; / 4° Un représentant du ministre de l'intérieur ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 1er de l'arrêté du 4 décembre 2019 relatif aux modalités de fonctionnement de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France : " [La commission] délibère valablement lorsque le président et deux de ses membres au moins, ou leurs suppléants respectifs, sont réunis ". Il ressort des pièces du dossier que, lors de la séance du 25 janvier 2023 au cours de laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a examiné la demande de visa de l'enfant I D H, celle-ci s'est réunie en présence d'un de ses présidents suppléants et de trois de ses membres. Par suite, le quorum étant atteint, le moyen tiré de la composition irrégulière de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France doit être écarté comme manquant en fait.
5. En troisième lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que : " I. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. Aux termes de l'article L 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". L'article L 561-5 de ce code précise par ailleurs que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".Enfin, aux termes des articles L. 434-3 et L. 434-4 du même code, rendus applicables à la procédure de réunification familiale par l'article L. 561-4 de ce code : " Le regroupement familial peut également être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et pour ceux de son conjoint si, au jour de la demande : / 1° La filiation n'est établie qu'à l'égard du demandeur ou de son conjoint ; / 2° Ou lorsque l'autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux. ", et que : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".
6. Il résulte de ces dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les ascendants directs d'un enfant mineur non marié réfugié en France ou bénéficiaire de la protection subsidiaire peuvent demander à le rejoindre au titre de la réunification familiale. Ces mêmes dispositions prévoient que ces derniers peuvent être accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective. La circonstance que l'un des deux parents réside déjà en France ne fait pas obstacle à la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour au profit de ces enfants, dès lors toutefois qu'ils sont accompagnés par l'autre parent.
7. Il ressort des pièces du dossier que le visa litigieux a été sollicité au bénéfice du jeune I D H pour lui permettre de rejoindre sa mère, ses sœurs et ses frères, résidant en France, mais que le père du demandeur n'a pas concomitamment déposé de demande de visa d'entrée et de long séjour pour son compte. Dans ces conditions, le demandeur, dont la demande de visa ne tend pas à lui permettre d'accompagner un ascendant direct au premier degré d'un réfugié mineur, n'entre pas dans le champ d'application des dispositions du 3° de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, en rejetant pour ce motif le recours dont elle était saisie, dirigée contre la décision consulaire refusant la délivrance d'un visa au jeune I D H, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'a pas commis d'erreur de droit.
8. En quatrième lieu, contrairement à ce qu'indique la requérante, la commission de recours n'a pas motivé sa décision sur le motif tiré du caractère inauthentique des documents d'état civil produits par le jeune I D H à l'appui de la demande de visa. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les éléments de possession d'état dès lors que l'identité et le lien de filiation du demandeur doivent être tenus pour établis, c'est sans commettre d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation que la commission de recours a rejeté le recours dirigé contre la décision consulaire du 17 mai 2021.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que l'enfant I D H a toujours vécu en Côte d'Ivoire, et il n'est pas établi qu'il soit isolé dans son pays de résidence où vit son père. Par ailleurs, il ne ressort pas de ces mêmes pièces que Mme G soit empêchée de solliciter un visa d'entrée et de long séjour en France pour le compte du demandeur au titre du regroupement familial. Dans ces conditions, la commission de recours contre les refus de visa n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de la vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis par la décision contestée et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. En sixième et dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Si Mme G fait valoir que l'intérêt supérieur de son enfant est de vivre dans le même pays que sa mère, et produit en ce sens une ordonnance n° RG 85/2022 du 30 novembre 2022 portant délégation volontaire d'autorité parentale, établie à la demande de M. J H, père du demandeur, par un juge des tutelles du tribunal de première instance d'Abidjan, ainsi qu'une autorisation de sortie du territoire datée du 18 février 2021 et signée de l'intéressé, dont le ministre ne conteste pas l'authenticité, elle n'établit pas de quelle manière elle pourrait contribuer de manière effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant I D H dès lors qu'il se trouverait sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. G doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction et d'astreinte, et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E G, à Me Perrot et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
Mme Roncière, première conseillère,
M. Revéreau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
Le rapporteur,
P. REVEREAU
Le président,
P.BESSE
La greffière,
S. BRIAND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026