LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2303161

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2303161

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2303161
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantBOUZID

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Loire-Atlantique de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante marocaine, invoquant notamment les articles L. 423-11 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement convoqué la requérante et lui avait délivré une carte de résident de dix ans, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mars 2023, Mme A... D... B..., représentée par Me Bouzid, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour déposée le 12 janvier 2023 ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de cinq jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 180 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative

Elle soutient que :

- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente, faute de justification de l’identité de son auteur et d’une délégation de signature lui ayant été régulièrement accordée ;

- cette décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions du 1° de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-11 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dès lors qu’elle justifie par les pièces qu’elle produit de sa qualité d’ascendante à charge de français.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte, et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que, par une lettre du 25 janvier 2023, il a convoqué Mme D... B... à la préfecture pour l’instruction de sa demande de titre de séjour et qu’il lui a délivré, à la suite, une carte de résident d’une durée de 10 ans, valable du 2 mars 2023 au 1er mars 2033, ainsi que le juge des référés du tribunal administratif de Nantes en a pris acte par une ordonnance n° 2303143 du 21 mars 2023.

Vu :

- la demande de titre de séjour déposée le 12 janvier 2023 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code des relations entre le public et l’administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l’audience.

Après avoir entendu au cours de l’audience publique :

- le rapport de M. Vauterin, premier conseiller,

- les conclusions de M. Delohen, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D... B..., née le 8 septembre 1953, de nationalité marocaine, est entrée en France munie d’un passeport revêtu d’un visa d’entrée et de long séjour en France portant la mention « vie privée et familiale » valable du 2 décembre 2022 au 2 mars 2023. Le 12 janvier 2023, elle a déposé par voie postale une demande de titre de séjour en qualité d’ascendante à charge de français auprès de la préfecture de la Loire-Atlantique sur le fondement de l’article L. 423-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par sa requête, elle demande l’annulation de la décision implicite née le 12 janvier 2023, confirmée par une décision implicite née du silence gardé par le préfet de la Loire-Atlantique sur un recours gracieux présenté le 27 février 2023, par laquelle cette autorité a refusé de lui délivrer le récépissé de demande de titre de séjour prévu à l’article R. 431-12 du même code.

Sur l’exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de la Loire-Atlantique :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une première lettre du 25 janvier 2023, puis par une seconde lettre du 13 mars 2023, postérieure à la date d’introduction de la requête, le préfet de la Loire-Atlantique a convoqué Mme B... à la préfecture pour l’instruction de sa demande de titre de séjour, et qu’il lui a délivré, à l’issue de cette instruction, une carte de résident d’une durée de 10 ans, valable du 2 mars 2023 au 1er mars 2033. Par suite, les conclusions de la requête à fin d’annulation de la décision implicite du préfet de la Loire-Atlantique refusant de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour et, en tant qu’elles s’y rapportent, les conclusions à fin d’injonction sous astreinte, sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions susmentionnées de Mme B....

D E C I D E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au préfet de la Loire-Atlantique.

 

 

Délibéré après l’audience du 9 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

 M. Besse, président,

M. Vauterin, premier conseiller,

Mme Gavet, conseillère.

 

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2025.

 

Le rapporteur,

 

 

 

A. VAUTERIN

 

 Le président,

 

 

 

P. BESSELa greffière,

 

 

 

C. DUMONTEIL

 La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. DUMONTEIL

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions