LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2303223

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2303223

mercredi 29 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2303223
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation- Asile - 15 jours
Avocat requérantDMOTENG KOUAM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire respectivement enregistrés les 6 et 22 mars 2023, M. C A B, représenté par Me Dmoteng Kouam demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er février 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a prononcé son transfert aux autorités italiennes.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation et notamment de son état de santé ;

- il méconnait les dispositions de l'article 16 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013; il réside en France avec sa tante, ses cousins et ses cousines qui s'y trouvent en situation régulière ;

- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il souffre de problèmes de santé et réside en France avec des membres de sa famille qui s'y trouvent en situation régulière, certains étant au demeurant de nationalité française.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 mars 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mars 2023.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné Mme Baufumé, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique du 23 mars 2023 à 10h30, au cours de laquelle le rapport de Mme Baufumé, magistrate désignée, a été entendu.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A B, ressortissant camerounais né le 15 novembre 1990, a déposé une demande d'asile en France le 2 novembre 2022 et a été mis en possession de l'attestation correspondante le lendemain. À l'issue de la procédure de détermination de l'État membre responsable de cette demande d'asile, par l'arrêté susvisé du 1er février 2023, le préfet de Maine-et-Loire a prononcé le transfert de M. A B aux autorités italiennes. Par la présente requête, M. A B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment du compte-rendu de l'entretien individuel dont le requérant a bénéficié le 2 novembre 2022, dans les locaux de la préfecture de la Loire-Atlantique et dans le cadre de sa demande d'asile, qu'il y a été reçu par un agent habilité, assisté d'un interprète en langues créole et pidgin basées sur l'anglais et qu'il a déclaré avoir des douleurs aux reins et ne pas avoir consulté de médecin depuis son arrivée sur le territoire européen. Il est par ailleurs précisé, aux termes de la fiche de " recueil " signée par le requérant le 2 novembre 2022, qu'il comprend les " langues créole et pidgin basées sur l'anglais " et que la langue " pidgin anglais " est sa langue d'audition devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Enfin, l'arrêté attaqué mentionne les éléments essentiels de la situation personnelle de M. A B et précise notamment que ce dernier a déclaré qu'il souffrait de douleurs aux reins, sans toutefois apporter de justificatifs médicaux, qu'il n'avait pas consulté de médecin depuis son arrivée sur le territoire européen, que ses problèmes de santé n'avaient pas constitué un obstacle à ses déplacements, qu'il n'établissait pas que son état de santé se serait dégradé depuis son arrivée en France et qu'il ne présentait pas une vulnérabilité particulière. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 16 du règlement n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Lorsque, du fait d'une grossesse, d'un enfant nouveau-né, d'une maladie grave, d'un handicap grave ou de la vieillesse, le demandeur est dépendant de l'assistance de son enfant, de ses frères ou sœurs, ou de son père ou de sa mère résidant légalement dans un des États membres, (), les États membres laissent généralement ensemble ou rapprochent le demandeur net cet enfant, ce frère ou cette sœur, ou ce père ou cette mère, à condition que les liens familiaux aient existé dans le pays d'origine, que l'enfant, le frère ou la sœur, ou le père ou la mère ou le demandeur soit capable de prendre soin de la personne à charge et que les personnes concernées en aient exprimé le souhait par écrit. ". M. A B, par les pièces qu'il produit, n'établit ni que des membres de sa famille résideraient légalement sur le territoire français ni qu'il serait dépendant de l'assistance de ces derniers. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance de l'article 16 précité du règlement du 26 juin 2013. Ce moyen doit dès lors être écarté.

4. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ".

5. Si M. A B allègue qu'il se trouve dans une situation médicale inquiétante qui nécessite un contrôle médical régulier et que plusieurs membres de sa famille résident légalement sur le territoire français, il ne produit aucune pièce de nature à établir ces allégations, qui ne ressortent pas davantage des pièces du dossier.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A B à fin d'annulation de l'arrêté du 1er février 2023 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Dmoteng Kouam.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.

La magistrate désignée,

A. BaufuméLa greffière,

M-C. MinardLa République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre

les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions