mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2303473 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 mars 2023 et le 27 avril 2023, Mme A C, représentée par Me Renard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 février 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant ", à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation scolaire, personnelle et professionnelle ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 27 décembre 1968 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Durup de Baleine, président,
- les observations de Me Lejosne, substituant Me Renard, avocat de Mme C,
- les observations de Mme C.
Une note en délibéré, enregistrée le 7 septembre 2023, a été présentée par Mme C.
Une pièce, enregistrée le 15 septembre 2023, a été présentée par Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante algérienne née le 1er août 1995, est entrée en France le 15 septembre 2017, sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ", valable du 25 août 2017 au 23 novembre 2017. Elle a par la suite bénéficié de certificats de résidence algériens valables jusqu'au 30 septembre 2022, délivrés à l'intéressée en qualité d'étudiante. Elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique un nouveau renouvellement de ce titre de séjour portant la mention " étudiant ", sur le fondement du premier alinéa du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 6 février 2023 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré. Mme C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur le moyen de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme B, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 30 janvier 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer les décisions relevant des attributions du bureau du séjour, au nombre desquelles figurent celles portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit, par suite, être écarté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour comporte les éléments de fait et de droit qui la fonde. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation manque en fait. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation de l'intéressée n'aurait pas fait l'objet d'un examen complet et sérieux.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'alinéa 2 de l'article 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Pour être admis à entrer et à séjourner plus de trois mois sur le territoire français () les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité et un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. ". Le titre III du protocole annexé au premier avenant de ce même accord prévoit que " les ressortissants algériens qui () font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants (bourse ou autres ressources) reçoivent, sur présentation d'une attestation de préinscription ou d'inscription dans un établissement d'enseignement français, () un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention étudiant. ".
5. Pour refuser le renouvellement du titre de séjour en qualité d'étudiante de Mme C, le préfet s'est fondé sur l'insuffisance des résultats obtenus par l'intéressée, en relevant qu'elle a été inscrite, pour l'année universitaire 2017-2018 en deuxième année de licence de lettres modernes et n'a pas validé son année, obtenant une moyenne de 0,75 sur 20, qu'elle a ensuite changé de parcours et s'est inscrite, pour l'année universitaire 2018-2019, puis l'année 2019-2020 en deuxième et troisième années de licence de sciences du langage, qu'elle a obtenue à l'issue de l'année 2019-2020, puis s'est inscrite en master 1 de sciences du langage pour l'année universitaire 2020-2021 puis 2021-2022, mais a été ajournée deux fois, avec une moyenne de 1,3 sur 20 puis de 2,67 sur 20. Il en résulte qu'à l'issue de cinq années d'études supérieures en France, la requérante n'a progressé que pendant deux années. Si elle allègue que les échecs constatés en première année de master à l'issue des années 2020-2021 et 2021-2022 résultent de la conjonction des confinements successifs liés au Covid-19, de la présence de nuisibles dans les logements universitaires qu'elle a occupés pendant cette période ainsi que du décès de son père en Algérie survenu au mois de décembre 2021, il ne ressort toutefois pas du dossier que ces diverses circonstances, qui ne sont d'ailleurs en elles-mêmes pas au nombre de celles propres à justifier la délivrance d'un certificat de résidence en qualité d'étudiante, auraient placé la requérante dans l'impossibilité de poursuivre effectivement des études supérieures. Par ailleurs, Mme C se prévaut de son inscription pour l'année 2022-2023 auprès d'un établissement d'enseignement supérieur privé à Nantes en première année de master de " management des ressources humaines " ainsi que, dans le cadre du déroulement de cette année d'études, d'un contrat d'apprentissage conclu le 3 août 2022 pour une période d'apprentissage du 5 septembre 2022 au 20 août 2024. Toutefois, ces circonstances, qui caractérisent un changement d'orientation par rapport aux études antérieurement menées par l'intéressée, pour l'année universitaire 2022-2023, permettent seulement de justifier d'une inscription dans un établissement d'enseignement, sans établir le caractère réel et sérieux d'études supérieures effectivement menées. Il en résulte que le préfet de la Loire-Atlantique ne s'est pas livré à une inexacte application des stipulations de l'article 9 et du titre III du protocole annexé au premier avenant de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en refusant à l'intéressée un nouveau renouvellement d'un certificat de résidence en qualité d'étudiante.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. En l'espèce, Mme C soutient qu'en refusant de faire droit à sa demande de renouvellement de son titre de séjour, le préfet de la Loire-Atlantique a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée et qu'il a dès lors méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation. Il ressort des pièces du dossier que la requérante est entrée en France pour suivre des études et qu'elle a à ce titre bénéficié d'un visa de long séjour en qualité d'étudiante pour l'obtention duquel elle s'est engagée à regagner son pays d'origine à l'issue de son cursus. L'arrêté attaqué statue seulement sur une demande de renouvellement d'un certificat de résidence portant la mention " étudiant " et le préfet, qui n'en avait pas l'obligation, n'a pas recherché s'il y avait lieu de délivrer un certificat de résidence à un autre titre. Ainsi, les renouvellements successifs des certificats de résidence de Mme C ayant été sollicités seulement afin de permettre à sa titulaire de poursuivre des études en France, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant.
8. En quatrième et dernier lieu, Mme C allègue que la décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation scolaire, personnelle et professionnelle. Il ressort des pièces du dossier que Mme C, célibataire et sans tierce personne à charge, est présente sur le territoire français depuis cinq ans à la date de la décision attaquée, au seul motif d'études. Le visa de long séjour et les certificats de résidence dont elle a bénéficié lui avaient été délivrés en vue de mener des études supérieures en France, mais non à l'effet d'y immigrer définitivement et d'y exercer une activité professionnelle. Elle n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales et personnelles en Algérie, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans. Elle peut poursuivre son existence dans le pays dont elle est la ressortissante. Dès lors, et à supposer d'ailleurs que le titre III du protocole annexé à l'accord du 27 décembre 1968 confèrerait au préfet un pouvoir d'appréciation lui permettant de délivrer un certificat de résidence portant la mention " étudiant " à une personne n'en remplissant pas l'ensemble des conditions de délivrance, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet, en refusant de renouveler le certificat de résidence de cette nature dont elle était titulaire, a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ce refus sur sa situation personnelle.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsque l'obligation de quitter le territoire français est fondée, comme c'est le cas en l'espèce, sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 de ce même code, elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle du refus de séjour. Par suite, eu égard à ce qui a été dit au point 3, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation, ni que la situation de l'intéressée n'aurait pas fait l'objet d'un examen sérieux. Le moyen sera donc écarté.
10. En deuxième lieu, la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de ce que celle portant obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale ne peut qu'être écarté.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que Mme C, célibataire et sans tierce personne à charge, ne réside en France que depuis cinq ans et demi à la date de la décision attaquée, au seul motif d'études. Si l'intéressée se prévaut d'un réseau dense de relations sociales en France, une obligation de quitter le territoire français, compte tenu de ses effets, ne fait pas obstacle à la poursuite de telles relations sociales et amicales, qui ne se rapportent pas à la vie familiale. Ainsi qu'il a été dit, la requérante n'avait pas été autorisée à immigrer définitivement en France pour y exercer une activité professionnelle. Si la requérante fait état d'une bonne intégration dans la société française, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce qu'il soit fait obligation de quitter le territoire français à une ressortissante étrangère à laquelle a été refusée la délivrance d'un titre de séjour et qui ne justifie pas par ailleurs d'un droit à se maintenir sur le territoire français. La requérante ne justifie d'aucune attache personnelle particulière, notamment familiale, en France, l'ensemble de sa famille se trouvant ailleurs qu'en France. La circonstance qu'elle a pu nouer en France des liens sociaux et amicaux nombreux ne caractérise pas des attaches personnelles particulières. Dès lors, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de Mme C en France, comme des effets d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté. Pour les mêmes motifs, Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'en prenant à son encontre une mesure d'éloignement, le préfet de la Loire-Atlantique aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences d'une telle décision sur sa situation personnelle.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. Les décisions portant refus de renouvellement de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachées d'illégalité, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait dépourvue de base légale ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Renard.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.
Le président-rapporteur,
A. DURUP DE BALEINE
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. THOMAS
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026