lundi 9 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2303563 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | THULLIER |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 10 mars, 21 avril, 30 mai et 7 septembre 2023 sous le numéro n° 2303563, M. H E et Mme F E, agissant en leurs noms et en qualité de représentants légaux des enfants mineurs A D E, B E, C E et G E, représentés par Me Thullier, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°)d'annuler la décision née le 12 avril 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de l'autorité consulaire française à Istanbul (Turquie) refusant de délivrer des visas en vue de déposer une demande d'asile, a implicitement refusé de délivrer les visas sollicités ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de leur faire délivrer les visas sollicités dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer les demandes de visas, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Thullier au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée un défaut d'examen de leur situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs demandes de visas dès lors qu'ils sont éligibles au statut de réfugié, qu'ils rencontrent des difficultés caractérisées et sont menacés en Turquie et qu'elle méconnaît les spécificités de leur situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de l'intérêt supérieur de l'enfant.
Par des mémoires en défense enregistrés les 25 avril et 7 août 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. et Mme E ne sont pas fondés.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mars 2023.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juin et 7 septembre 2023 sous le numéro 2309402, M. H E et Mme F E, agissant en leurs noms et en qualité de représentants légaux des enfants mineurs A D E, B E, C E et G E, représentés par Me Alice Thullier, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de leur délivrer des visas en vue de déposer une demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer ces visas dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer les demandes de visas, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Thullier au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Ils soutiennent que :
- la décision contestée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de leurs demandes de visas ;
- elle méconnaît l'autorité de la chose jugée de l'ordonnance du juge des référés du 4 avril 2023 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs demandes de visas dès lors qu'ils sont éligibles au statut de réfugié, qu'ils rencontrent des difficultés caractérisées et sont menacés en Turquie et qu'elle méconnaît les spécificités de leur situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 août 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. et Mme E ne sont pas fondés.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 juillet 2023.
Vu :
- l'ordonnance n°2303540 du 4 avril 2023 par laquelle le juge des référés a suspendu l'exécution de la décision implicite du 5 mars 2023.
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Glize,
- et les observations de Me Thullier, avocate de M. et Mme E.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme E, ressortissants afghans nés respectivement les 6 juillet 1978 et 11 janvier 1989, ont sollicité la délivrance de visas en vue de déposer une demande d'asile auprès de l'autorité consulaire française à Istanbul (Turquie), pour eux-mêmes et pour leurs enfants mineurs, A D, B, C, et G. Ils ont formé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France contre les décisions consulaires de refus qui leur ont été opposées. Le silence de l'administration a fait naître une décision implicite de rejet le 5 mars 2023. Par une ordonnance n° 2303540 du 4 avril 2023, le juge des référés a ordonné, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cette décision implicite de rejet et a enjoint au ministre de l'intérieur procéder au réexamen des demandes de visas présentées par les requérants. Le 12 avril 2023, la commission de recours a pris une nouvelle décision de refus qui s'est substituée à celle du 5 mars 2023 et dont les requérants demandent l'annulation par leur requête enregistrée sous le n° 2303563. Le 2 juin 2023 et sur injonction du juge des référés, le ministre de l'intérieur a pris une nouvelle décision de refus de délivrance des visas sollicités. Par leur requête enregistrée sous le n° 2309402, les requérants demandent l'annulation de cette décision.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2303563 et n°2309402 sont relatives à deux décisions rejetant les demandes de visas de long séjour présentées par M. et Mme E et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la requête n°2303563 :
3. En premier lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". L'article L. 211-5 du même code dispose : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 232.4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. " Et aux termes de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue du décret du 29 juin 2022 relatif aux modalités de contestation des refus d'autorisations de voyage et des refus de visas d'entrée et de séjour en France : " Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre de l'intérieur est chargée d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de long séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. Le sous-directeur des visas, au sein de la direction générale des étrangers en France du ministère de l'intérieur, est chargé d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de court séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. La saisine de l'une ou l'autre de ces autorités, selon la nature du visa sollicité, est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier ".
4. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que les décisions des autorités consulaires portant refus d'une demande de visa doivent être motivées en vertu des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en va de même pour les décisions de rejet des recours administratifs préalables obligatoires formés contre ces décisions. D'autre part, lorsque le silence gardé par l'administration sur une demande dont elle a été saisie a fait naître une décision implicite de rejet, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision.
5. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision expresse du 12 avril 2023, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a refusé les visas sollicités par M. et Mme E pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs. Cette décision s'est substituée à la décision implicite de rejet de la commission de recours née le 5 mars 2023. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté comme inopérant en tant qu'il est dirigé contre la décision implicite de rejet. Par ailleurs, la décision attaquée vise l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que l'éventuelle délivrance de visas en vue de déposer une demande d'asile en France relève de mesures de faveur liées à la spécificité de la situation personnelle des demandeurs, dans le cadre d'orientations générales arrêtées par les autorités françaises et que l'examen du recours n'a pas fait apparaître que la situation des intéressés, qui résidaient en Turquie à la date de leur demande de visa, entrerait dans ce cadre. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la demande de visas des requérants.
7. En troisième lieu, si les requérants soutiennent se trouver dans une situation de grande précarité en Turquie, il ressort, toutefois, des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, ils étaient titulaires de titres de séjour en cours de validité, dont ils ont demandé le renouvellement jusqu'en avril 2024 et résident à la même adresse depuis 2021, tandis que deux de leurs enfants sont scolarisés. Par ailleurs, s'agissant des risques pour leur sécurité en Turquie, s'ils font état de menaces reçues par M. E pour lesquelles ce dernier aurait déposé plainte à deux reprises auprès des autorités turques, ces évènements remontent à l'année 2021. En outre, la production d'une transcription par leurs soins d'un message vocal de la sœur de M. E relatif à l'arrestation de son conjoint par les talibans afin de localiser M. E en Turquie, ne permet pas d'établir de manière certaine les risques encourus par les requérants en Turquie, pas plus que les articles de presse relatant les actions des talibans à l'encontre de certains journalistes en Afghanistan, qui ne suffisent pas à démontrer l'existence d'une menace directe et personnelle pesant sur les requérants, les circonstances qu'un de leurs proches amis aurait été agressé et que la commission afghane indépendante des droits de l'homme recommanderait la prudence aux ressortissants afghans vivant à l'étranger n'étant quant à elles pas de nature à établir que la vie des requérants serait menacée en Turquie. Dans ces conditions, ces derniers n'établissent pas qu'à la date de la décision attaquée, ils risquaient d'être renvoyés en Afghanistan par les autorités turques ni même qu'ils se trouveraient en Turquie dans une insécurité telle qu'elle justifierait que leur soient délivrés des visas d'entrée en France afin d'y déposer une demande d'asile. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont procèderait la décision litigieuse ne peut, dès lors, qu'être écarté.
8. En quatrième lieu, eu égard à la nature des visas sollicités, les requérants ne sauraient utilement se prévaloir d'une méconnaissance des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou des stipulations de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
9. En cinquième et dernier lieu, si les requérants font état de ce que deux de leurs enfants n'ont pas pu être scolarisés en Turquie, ces allégations, insuffisamment circonstanciées et non étayées ne suffisent pas en l'espèce, à démontrer que l'intérêt supérieur de ces enfants justifierait la délivrance de visas en vue de déposer une demande d'asile.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. et Mme E dans le cadre de la requête enregistrée sous le n° 2403563 à fin d'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 12 avril 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celle présentées dans le cadre de cette même requête et tendant au prononcé d'une injonction sous astreinte ainsi qu'au versement d'une somme au titre des frais d'instance.
En ce qui concerne la requête n°2309402 :
11. La décision du ministre de l'intérieur du 2 juin 2023, qui a été prise en exécution de l'ordonnance du 4 avril 2023 par laquelle le juge des référés de ce tribunal a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France et enjoint au ministre de procéder au réexamen de la demande de visa, présentait, par sa nature même, un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué sur le recours en annulation formé contre la décision implicite de rejet de refus de visa opposée par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, à laquelle s'est substituée la décision expresse du 12 avril 2023. Par suite, les conclusions présentées par les requérants tendant à l'annulation de cette décision provisoire sont devenues sans objet, ainsi que, par voie de conséquence celles tendant au prononcé d'une injonction sous astreinte. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État la somme dont les requérants demandent le versement, par leur requête enregistrée sous le n° 2309402, au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par M. et Mme E dans le cadre de la requête n° 2309402.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H E, à Mme F E, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Thullier.
Délibéré après l'audience du 18 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Le Barbier, présidente,
M. Tavernier, conseiller,
Mme Glize, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2023.
La rapporteure,
J. GLIZE
La présidente,
M. LE BARBIERLa greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2303563, 230940
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026