jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2303716 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | MARTIN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés les 15 mars 2023, 24 mars 2023 et 6 novembre 2023, M. I B, M. et Mme G et K C, M. et Mme D et A E, Mme L F et Mme J H, représentés par Me Buffet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le maire d'Angers a délivré à la société Ocdl Groupe Giboire un permis de construire un ensemble immobilier comprenant un bâtiment d'habitat collectif abritant un total de quatorze logements et deux maisons individuelles, ensemble la décision du 17 janvier 2023 de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Angers et de la société Ocdl Groupe Giboire la somme globale de 7 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Ils doivent être regardés comme soutenant, dans le dernier état de leurs écritures, que :
- ils prennent acte de la compétence du signataire de l'arrêté attaqué ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions des articles R. 451-1 et R. 451-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 3 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 101-2-1 du code de l'urbanisme et celles de l'article 9 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 13 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 27 avril 2023 et 21 novembre 2023, la société Omnium de constructions développements locations (Ocdl), représentée par Me Fleischl, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 6 juillet 2023 et 15 novembre 2023, la commune d'Angers, représentée par Me Blin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huet,
- les conclusions de Mme Diniz, rapporteure publique,
- les observations de Me Cavalier, substituant Me Buffet, représentant M. B et autres,
- les observations de Me Blin, représentant la commune d'Angers,
- et les observations de Me Laville-Colomb, substituant Me Fleischl, représentant la société Ocdl.
Considérant ce qui suit :
1. La société Ocdl a déposé le 20 mai 2022 en mairie d'Angers une demande de permis pour la construction d'un ensemble immobilier comprenant un bâtiment d'habitat collectif comportant un total de quatorze logements et deux maisons individuelles, sur un terrain situé 30 rue de la Madeleine à Angers, en zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole. Par arrêté du 7 novembre 2022, le maire d'Angers a délivré l'autorisation ainsi sollicitée. M. I B et autres demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision du 17 janvier 2023 de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'incomplétude du dossier de demande de permis, en ce qu'il vaut permis de démolir :
2. Aux termes de l'article R. 451-1 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de démolir précise : () c) La date approximative à laquelle le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée ont été construits ; () ". Il ressort des pièces du dossier que le formulaire Cerfa de demande de permis de construire indique explicitement que le bâtiment dont la démolition est envisagée a été bâti au 19ème siècle. Le moyen tiré du non-respect des exigences de l'article R. 451-1 du code de l'urbanisme, qui impose seulement de mentionner une date approximative de construction, doit donc être écarté comme manquant en fait.
3. Aux termes de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande comprend : () b) Un plan de masse des constructions à démolir ou, s'il y a lieu, à conserver ; c) Un document photographique faisant apparaître le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée et leur insertion dans les lieux environnants. ". Contrairement à ce que soutiennent les requérants, le dossier de demande comporte un plan de masse des constructions à démolir et à conserver ainsi que des photographies de ces bâtiments présentant leur insertion dans leur environnement. Ces pièces produites en défense sont bien celles ayant été déposées lors de la demande de permis de construire, dès lors qu'elles sont revêtues du cachet du service instructeur qui fait foi jusqu'à preuve du contraire. Le moyen tiré du non-respect des exigences de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire :
4. Aux termes de l'article R. 431-10 de code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ". La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. Tout d'abord, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le dossier de demande comporte un plan de chacune des façades des maisons individuelles. Ensuite, les requérants font valoir que les documents graphiques produits à l'appui du dossier ne représentent que partiellement le bâtiment d'habitat collectif et occultent les deux maisons individuelles ainsi que les maisons voisines. Toutefois, d'une part, contrairement à ce qui est soutenu, un des documents graphiques permet d'apprécier l'insertion du bâtiment collectif depuis l'intérieur de la parcelle. D'autre part, les différents bâtiments objet du permis figurent sur les plans produits au dossier et sont décrits dans la notice. A cet égard, le dossier de demande de permis de construire comporte, ainsi qu'il a été dit, les plans de chacune des façades des maisons individuelles et du bâtiment d'habitat collectif, et donc celles donnant sur les parcelles voisines, des photographies de l'environnement proche et lointain, ainsi que différents plans de masse et de coupe permettant d'apprécier l'implantation et le volume du bâtiment d'habitat collectif et des deux maisons individuelles. Par ailleurs, il ne ressort pas des dispositions précitées de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, qui n'imposent que la production d'un seul document graphique d'insertion, qu'un tel document doive représenter le rendu du projet depuis chaque construction avoisinante. En outre, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le dossier de demande indique clairement la présence d'un immeuble mitoyen. Dans ces conditions, il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande permet d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages ainsi que son impact visuel, sans que l'appréciation du service instructeur sur ce point ait pu être faussée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme :
6. Aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " () Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus au 6° de l'article L. 102-13 et aux articles L. 121-22-3, L. 121-22-7, L. 153-11 et L. 311-2 du présent code et par l'article L. 331-6 du code de l'environnement. () ". Aux termes de l'article L. 153-11 du même code : " L'autorité compétente mentionnée à l'article L. 153-8 prescrit l'élaboration du plan local d'urbanisme et précise les objectifs poursuivis et les modalités de concertation, conformément à l'article L. 103-3. () L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ". L'article R. 151-51 de ce code prévoit que : " Les annexes au plan local d'urbanisme comprennent, s'il y a lieu, outre les servitudes d'utilité publique affectant l'utilisation du sol appartenant aux catégories figurant sur la liste annexée au présent livre mentionnées à l'article L. 151-43, les éléments énumérés aux articles R. 151-52 et R. 151-53 ". L'annexe au Livre Ier relatif à la règlementation de l'urbanisme du code de l'urbanisme fixant la liste des servitudes d'utilité publique affectant l'utilisation du sol mentionne les " Plans de valorisation de l'architecture et du patrimoine approuvés en application de l'article L. 631-4 du même code ".
7. Il résulte de ces dispositions que si le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine doit être annexé au plan local d'urbanisme, l'élaboration d'un tel plan ne constitue pas l'un des cas dans lesquels le maire peut sursoir à statuer sur une demande de permis de construire. Par ailleurs, et en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le conseil d'Angers Loire Métropole ait prescrit l'élaboration d'un tel plan. Ainsi, en ne prononçant pas un sursis à statuer sur la demande de permis de construire présentée par la société pétitionnaire, le maire d'Angers n'a pas commis d'erreur de droit.
En ce qui concerne l'incompatibilité de l'arrêté attaqué avec le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme intercommunal :
8. Le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme n'est pas directement opposable aux demandes d'autorisation de construire. Par suite, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de la méconnaissance d'un objectif de densité fixé par celui-ci à l'encontre de l'arrêté attaqué.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole :
9. Aux termes de l'article 3 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole relatif aux règles d'implantation par rapport aux voies et emprises publiques : " Toute construction et installation ou tout aménagement nouveau doit respecter les indications graphiques figurant au plan de zonage / () / Des implantations différentes seront autorisées pour les constructions existantes ou nouvelles dans les cas suivants : • Pour assurer la préservation d'une composante végétale identifiée au plan de zonage (arbre remarquable, haie*, bois, etc.) ou d'un élément de patrimoine identifié au plan de zonage () ". Selon le chapitre 2 du titre II des dispositions communes applicables à toutes les zones de ce règlement : " Les arbres remarquables identifiés au plan de zonage doivent être préservés. / A ce titre, les constructions, installations, aménagements sont interdits dans un rayon minimal de 5 mètres à partir du tronc, ainsi qu'au sein de la surface définie par la projection au sol du houppier*. / Toutefois, sous réserve de prendre toutes les mesures nécessaires pour minimiser leur impact sur le développement de l'arbre (respect du houppier, du système racinaire, mais aussi du sol), sont autorisés dans le rayon minimal de 5 mètres à partir du tronc et/ou au sein de la surface définie par la projection au sol du houppier : / () / • des travaux d'entretien et/ou de rénovation des constructions et installations déjà existantes. / Au-delà de la zone de protection mentionnée ci-dessus, les aménagements réalisés à leur proximité doivent être conçus pour assurer leur préservation. () ".
10. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet en litige méconnaîtrait les dispositions précitées relatives à la préservation de l'arbre remarquable présent sur la parcelle n°271, qui jouxte le terrain d'assiette du projet, dès lors que cet arbre est situé à plus de huit mètres de la limite séparant ces deux parcelles. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 101-2-1 du code de l'urbanisme :
11. L'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, qui énumère des objectifs généraux, est inséré au chapitre Ier " Objectifs généraux " du titre préliminaire " principes généraux " du livre Ier de ce code " Règlementation de l'urbanisme ". Selon l'article L. 101-2-1 de ce code inséré dans le même chapitre, " L'atteinte des objectifs mentionnés au 6° bis de l'article L. 101-2 résulte de l'équilibre entre : / 1° La maîtrise de l'étalement urbain ; / 2° Le renouvellement urbain ; / 3° L'optimisation de la densité des espaces urbanisés ; / 4° La qualité urbaine ; /
5° La préservation et la restauration de la biodiversité et de la nature en ville ; / 6° La protection des sols des espaces naturels, agricoles et forestiers ; / 7° La renaturation des sols artificialisés. ". L'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme mentionnée à l'article L. 101-2 concerne celle mentionnée au livre Ier, lors de l'élaboration du plan local d'urbanisme qui, selon l'article L. 151-1 du même code, doit respecter " les principes énoncés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. ". Le régime des autorisations d'urbanisme, dont les permis de construire, relève du livre IV du code de l'urbanisme. Les dispositions de l'article L. 101-2 doivent dès lors être interprétées comme imposant aux auteurs des seuls documents d'urbanisme, à l'exclusion des autorisations d'urbanisme, d'y faire figurer des mesures tendant à la réalisation des objectifs qu'elles énoncent. Par suite, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le permis contesté méconnaît les objectifs énoncés par l'article L. 101-2 et par l'article L. 101-2-1 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 9 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole :
12. Aux termes de l'article 9 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole relatif aux obligations imposées en matière d'espaces libres et de plantations : " Les espaces libres* de toute construction doivent faire l'objet d'un traitement paysager afin de participer à l'amélioration du cadre de vie, à la gestion de l'eau pluviale et au maintien d'une biodiversité en milieu urbain. / Pour ces espaces, le choix des essences doit être lié au caractère de l'espace (dimension, vocation, environnement). / Il sera recherché une valorisation des végétaux existants notamment les arbres de haute tige et arbustes. / Les aires de stationnement devront contribuer à la qualité des espaces notamment par l'emploi de plantations d'accompagnement ".
13. Il ressort des pièces du dossier, notamment de la notice du projet architectural et du plan de masse, qu'à l'exception de la suppression de l'if en mauvais état et des arbustes au nord-ouest de la maison à démolir, le projet prévoit de conserver les six arbres existants et d'intégrer trois bandes végétales. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les dispositions de l'article 9 précité, qui n'imposent pas en tout état de cause le remplacement des arbres de haute tige supprimés, ont été méconnues.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 13 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole :
14. Aux termes de l'article 13 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme intercommunal d'Angers Loire Métropole relatif aux obligations imposées en matière d'aire de stationnement : " Les obligations en matière de stationnement sont fixées dans les dispositions générales (titre II, chapitre 5) ". Aux termes des dispositions du 2.1.1. du III du chapitre 5 du titre II portant dispositions communes applicables à toutes les zones du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal relatives aux règles quantitatives de stationnement des véhicules motorisés pour les constructions destinées au logement et/ ou création de logement(s) en dehors des périmètres d'attractivité des transports en commun : " 1 place par tranche de 65 m² de surface de plancher* avec minimum 1 place pour les logements comportant 1 à 3 pièces et avec minimum 2 places pour les logements comportant 4 pièces et plus / Il n'est pas exigé plus de 3 places de stationnement par logement ".
15. Le projet, situé en dehors des périmètres d'attractivité des transports en commun, consiste en la réalisation de seize logements, dont trois logements constitués d'une pièce, trois logements constitués de deux pièces, sept logements constitués de trois pièces, un logement constitué de quatre pièces et deux logements constitués de cinq pièces. Le projet nécessite ainsi la réalisation, au minimum, de dix-neuf places de stationnement en application des dispositions précitées. Toutefois, conformément à la surface de plancher de 1 252 m2 indiquée dans le dossier de demande de permis de construire, le nombre d'emplacements de stationnement des véhicules motorisés doit être fixé, selon les mêmes dispositions, à vingt. Il ressort des pièces du dossier, notamment du document intitulé " tableaux de surfaces, granulométrie et stationnements " joint au dossier de demande, que vingt places de stationnement sont prévues. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les dispositions de l'article 13 précité ont été méconnues.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune d'Angers et la société Ocdl, qui n'ont pas la qualité de partie perdante, versent aux requérants une somme que ceux-ci demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants le paiement d'une somme à verser à la commune d'Angers et à la société Ocdl au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune d'Angers et de la société Ocdl présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. I B, premier dénommé pour l'ensemble des requérants, à la commune d'Angers et à la société Ocdl.
Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Giraud, président,
Mme Beyls, conseillère,
M. Huet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
Le rapporteur,
F. HUET
Le président,
T. GIRAUD
Le greffier,
G. VIEL
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026