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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2303727

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2303727

jeudi 22 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2303727
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation12eme chambre
Avocat requérantSMATI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 mars 2023, M. B C, représenté par Me Smati, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'issue de ce délai et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de le munir, dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour et de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

s'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- cette décision est entachée d'une erreur de fait en ce qui concerne le défaut de valeur probante de ses actes d'état-civil ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions ;

s'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire la prive de base légale ;

s'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire la prive de base légale ;

s'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire la prive de base légale ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code civil ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant guinéen né le 8 mai 1998, déclare être entré en France le 22 mars 2017. Sa demande de reconnaissance du statut de réfugié a été rejetée par une décision du 27 mars 2019 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision du 23 septembre 2019 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 8 octobre 2019, M. C a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qu'il n'a pas exécutée. Il a sollicité du préfet de Maine-et-Loire son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 3 février 2023 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'issue de ce délai et lui interdisant le retour sur le territoire français. M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". Enfin, aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'un acte d'état civil étranger, hormis le cas où le document produit aurait un caractère frauduleux. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit, en conséquence, se fonder sur l'ensemble des éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

4. De plus, il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.

5. Il ressort des pièces du dossier que M. C a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour et pour justifier de son état civil, un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance n°8490 établi le 24 avril 2017 par le tribunal de première instance de Conakry II et une carte d'identité consulaire délivrée le 10 août 2021 par l'ambassade de Guinée. L'ensemble de ces documents sont concordants et relèvent que M. B C, fils de A C et de D C, est né le 8 mai 1998 à Boké. Pour renverser la présomption de validité qui s'attache à ces documents, en vertu de l'article 47 du code civil, et affirmer qu'en raison de leur caractère falsifié, M. C ne justifie pas de son identité, le préfet de Maine-et-Loire, qui a produit les rapports d'analyse simplifiés du 21 octobre 2022 établis par la direction zonale de la police aux frontières, a considéré que l'audience au terme de laquelle a été établi le jugement supplétif s'est tenue le même jour que le dépôt de la requête, que les articles 49, 60 et 331 du code de procédure civile guinéen n'étaient pas respectés, qu'un cachet humide a été apposé sur le timbre fiscal, démontrant que ce timbre a été apposé par substitution sur un document préexistant et que le cachet humide du président du tribunal de première instance fait mention du terme " administration " au lieu de " administrative ".

6. Le préfet ne peut néanmoins utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article 49 du code de procédure civile guinéen qui ne concernent que la matière contentieuse, dont ne relèvent pas les jugements supplétifs, établis selon la procédure gracieuse au sens de l'article 58 du même code. Les articles 60 et 63 de ce code prévoient en particulier que le juge procède à toutes les investigations utiles et qu'en matière d'état et de capacité des personnes, le dossier doit être communiqué au ministère public. Aucune des dispositions relatives à cette procédure ne fait obstacle à ce qu'un tel jugement puisse intervenir le jour même de l'introduction de la requête alors qu'il ressort des mentions du jugement produit qu'il a été rendu après enquête réalisée lors de l'audience au cours de laquelle sont intervenus deux témoins et après que les observations du ministère public ont été entendues. Si l'article 331 du code de procédure civile guinéen exige un délai de huit jours préalable à la date de la convocation des témoins, la formation de jugement a pu recourir à une enquête sur le champ, prévue par les dispositions de l'article 334 du même code, lequel n'impose pas de délai de convocation. Le non-respect du délai de huit jours, alors qu'il n'est pas établi que le jugement n'a pas été rendu dans le cadre d'une enquête sur le champ, n'est donc pas de nature à établir le caractère frauduleux de l'acte. En revanche, aucun élément ne permet d'expliquer l'apposition d'un cachet humide sur le timbre fiscal, tendant à établir que celui-ci a été apposé par substitution sur un autre document préexistant. Par ailleurs, le cachet humide apposé sur le jugement par le président du tribunal de première instance de Conakry II porte pour intitulé " Président 3ème chambre section civile commerciale et administration ", alors qu'il devrait mentionner " Président 3ème chambre section civile commerciale et administrative ". Ces deux éléments sont de nature à renverser la présomption d'authenticité attachée qui, en vertu de l'article 47 précité du code civil, s'attache au jugement supplétif produit. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait qu'aurait commise le préfet doit être écarté.

7. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré sur le territoire français le 22 mars 2017 sans disposer d'un visa d'entrée et s'y est maintenu irrégulièrement après le rejet de sa demande d'asile. Si le requérant produit des documents permettant d'attester d'une présence continue en France depuis près de six ans, ces éléments ne permettent pas d'établir qu'il aurait tissé en France des liens suffisamment anciens, stables et intenses, les déclarations du requérant à ce sujet n'étant assorties d'aucune précision. Si M. C fait par ailleurs valoir qu'il est hébergé chez un compatriote, il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où résident ses parents, et où il a vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, ces éléments ne suffisent pas à caractériser des conditions humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit dès lors être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, des moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, la décision attaquée vise les stipulations conventionnelles et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application, notamment les articles L. 611-1 et L. 611-3 de ce code. Elle mentionne en outre les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. C sur lesquelles le préfet s'est fondé pour prononcer son éloignement, en relevant qu'il a été débouté du droit d'asile, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement à laquelle il n'a pas déféré qu'il ne justifie pas de liens anciens, intenses et stables en France. Cette décision est ainsi suffisamment motivée en droit qu'en fait.

10. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination et de la décision fixant le délai de départ volontaire :

11. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré de cette illégalité, invoqué par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté. Il en va de même de ce moyen, invoqué par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire.

Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de dix-huit mois :

12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

13. En premier lieu, en application des dispositions de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les décisions d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-8 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français et doivent être motivées.

14. La décision contestée, qui a été prise au visa de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne qu'en dépit de la durée de séjour sur le territoire français de M. C, qui résulte principalement de son maintien sur le territoire en situation irrégulière, la nature et l'ancienneté des liens du requérant avec la France ne sont pas établis et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Elle indique aussi que l'intéressé a fait l'objet d'une mesure d'éloignement en 2019 à laquelle il n'a pas déféré. Dès lors, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, lesquelles permettaient au requérant de comprendre les motifs de la mesure d'interdiction de retour prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire.

15. En deuxième lieu, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré de cette illégalité, invoqué par voie d'exception à l'encontre de la décision interdisant à M. C le retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois, ne peut qu'être écarté.

16. En troisième et dernier lieu, si M. C fait valoir la durée de sa présence en France, indique qu'il est hébergé par un compatriote et qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit, que le requérant s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français en dépit d'une précédente mesure d'éloignement intervenue en 2019 et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Au regard de ces faits, le préfet de Maine-et-Loire a estimé que, bien que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, M. C n'a toutefois pas fait preuve de son intégration sur le territoire français. Ainsi, compte tenu de la durée et des conditions de séjour de l'intéressé en France, le préfet n'a pas, en lui interdisant le retour sur le territoire pour une durée de dix-huit mois, méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Smati.

Délibéré après l'audience du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gourmelon, présidente,

Mme Milin, première conseillère,

M. Cordrie, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.

La présidente-rapporteure,

V. GOURMELON

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. MILIN

La greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

mc

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