lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2303754 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | CHEMIN |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée sous le numéro 2303754 le 14 mars 2023, Mme C M Q, agissant en qualité de représentante légale des enfants B L G et O L H, et Mme I M J, représentées par Me Chemin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 8 février 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours contre les décisions du 7 novembre 2022 de l'autorité consulaire française en République démocratique du Congo refusant de délivrer à Mme A M P, à Mme I M J et aux enfants B L G et O L H des visas de long séjour en qualité de membres de la famille d'une réfugiée ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer ces visas à Mme I M J et aux enfants B L G et O L H, dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que l'identité des demandeuses de visa et leur lien familial avec la réunifiante sont établis par la production de documents d'état civil et par la possession d'état ;
- elle est entachée d'une seconde erreur d'appréciation dès lors que Mme C M Q est seule détentrice de l'autorité parentale.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 novembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée sous le numéro 2303758 le 14 mars 2023, Mme C M Q et Mme A M P, représentées par Me Chemin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 8 février 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours contre les décisions du 7 novembre 2022 de l'autorité consulaire française en République démocratique du Congo refusant de délivrer à Mme A M P, à Mme I M J et aux enfants B L G et O L H des visas de long séjour en qualité de membres de la famille d'une réfugiée ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer ce visa à Mme A M P, dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que l'identité des demandeuses de visa et leur lien familial avec la réunifiante sont établis par la production de documents d'état civil et par la possession d'état ;
- elle est entachée d'une seconde erreur d'appréciation dès lors que Mme C M Q est seule détentrice de l'autorité parentale.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 novembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Heng,
- et les conclusions de M. Guilloteau, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C M Q, ressortissante congolaise, s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 18 décembre 2014. Des demandes de visas de long séjour ont été déposées auprès de l'autorité consulaire française en République démocratique du Congo au titre de la réunification familiale pour le compte de Mme A M P, de Mme I M J et des jeunes B L G et O L H, ressortissants de même nationalité respectivement nés les 17 mai 2004, 19 janvier 2006, 6 juillet 2009 et 29 juillet 2010, qu'elle présente comme ses enfants. Par quatre décisions du 7 novembre 2022, cette autorité a refusé de délivrer les visas sollicités. Par une décision implicite née le 8 février 2023, dont Mme M Q, Mme A M P et Mme I M J demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre ces décisions consulaires.
Sur la jonction :
2. Les requêtes visées ci-dessus sont dirigées contre la même décision. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. L'accusé de réception du recours administratif préalable obligatoire adressé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France indique : " En l'absence d'une réponse expresse de la commission dans un délai de deux mois à compter de la date de réception du recours mentionnée ci-dessus, le recours est réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux de la décision contestée (CAA de Nantes, 17 novembre 2020, n°20NT00588). ". Les décisions consulaires comportent deux cases cochées portant les numéros 5 et 16 et les mentions " () les documents produits lors du dépôt de la demande de visa ne permettent pas de justifier que le lien de filiation n'est établi qu'à l'égard de la personne que vous entendez rejoindre en France, ou que l'autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux, ou que vous auriez été confié à la personne que vous entendez rejoindre en France au titre de l'autorité parentale en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. " et " l'acte d'état civil n'est pas conforme à la législation locale ".
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / () ". L'article L. 561-5 de ce code dispose que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".
5. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial des enfants d'une personne admise à la qualité de réfugiée ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir la réalité du lien de filiation produits à l'appui des demandes de visa.
6. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
7. Enfin, il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.
8. Ont été produits à l'appui des demandes de Mme A M P et de Mme I M J les jugements supplétifs d'actes de naissance n°s RCE 10.715/III et RCE 10.713/III rendus le 12 mars 2021 par le tribunal pour enfants de K F, et les actes de naissance n°897 et 898 dressés le 4 avril 2021 par l'officier de l'état civil de la commune de Lemba en transcription de ces jugements, indiquant qu'elles sont issues de l'union de M. D L H avec Mme C M Q. La circonstance que ces jugements supplétifs aient été rendus en 2021, soit à l'occasion du dépôt des demandes de visa et plusieurs années après les faits qu'ils relatent n'est pas de nature à établir leur caractère frauduleux, les jugements supplétifs d'actes de naissance n'ayant d'autre objet que de suppléer l'inexistence de ces actes et d'établir la filiation des enfants à l'égard des deux parents. De même, la circonstance, à la supposer établie, que la signature du déclarant figurant sur les actes de naissance produits diffère de celle figurant sur les demandes de visa ne permet pas d'établir le caractère frauduleux de ces jugements.
9. A l'appui des demandes de visa déposées pour le compte des enfants B L G et O L H, ont été produits les jugements supplétifs d'actes de naissance n°s RC 4009/VI et RC 4008/VI rendus le 10 mars 2021 par le tribunal pour enfants de K E, et les actes de naissance n°1314 et 1309 dressés le 21 avril 2021 par l'officier de l'état civil de la commune de E en transcription de ces jugements, indiquant qu'elles sont issues de l'union de M. D L H avec Mme C M Q. La circonstance que ces jugements supplétifs aient été rendus en 2021, soit à l'occasion du dépôt des demandes de visa et plusieurs années après les faits qu'ils relatent n'est pas de nature à établir leur caractère frauduleux, les jugements supplétifs d'actes de naissance n'ayant d'autre objet que de suppléer l'inexistence de ces actes et d'établir la filiation des enfants à l'égard des deux parents. Par ailleurs, la seule circonstance que les volets 1 d'acte de naissance pris en transcription de ces jugements supplétifs ne soient pas signés ne permet pas d'établir leur caractère frauduleux. Enfin, s'il est vrai que le volet 1 d'acte de naissance de la jeune B L G fait référence au folio n° 433 alors que la copie intégrale de cet acte, produite en défense, fait référence au folio n° 434 (en chiffres romains), cette circonstance ne permet pas plus d'établir le caractère frauduleux du jugement supplétif concerné, alors qu'au demeurant, les mentions relatives à l'identité et au lien de filiation sont concordantes.
10. Dans ces conditions, l'identité des demandeuses de visas et leur lien de filiation à l'égard de Mme C M Q et de M. D L H doivent être regardés comme établis par les jugements supplétifs des 10 et 12 mars 2021.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. () ". Enfin, aux termes des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auxquels les dispositions de l'article L. 561-4 du même code renvoient : " Le regroupement familial peut également être sollicité pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et pour ceux de son conjoint si, au jour de la demande, 1° la filiation n'est établie qu'à l'égard du demandeur ou de son conjoint / 2° Ou lorsque l'autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux. " et " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France ". Les conditions prévues par ces dispositions qui reposent sur l'existence de l'autorité parentale doivent s'apprécier, le cas échéant, à la date à laquelle l'enfant était encore mineur.
12. Il résulte de ce qui a été dit aux points 7 et 8 que le père des demandeurs de visa est M. D L H. Il est constant que celui-ci n'est ni décédé, ni disparu. Par ailleurs, outre qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que, selon le droit congolais, seule la mère d'enfants issus d'un couple non-marié dispose à leur égard de l'autorité parentale, comme le fait valoir Mme N, cette dernière ne produit aucun jugement lui attribuant la garde des enfants suite à sa séparation avec le père de ses enfants. Enfin, il ressort des pièces du dossier que Mme M Q a adressé des mandats de transferts d'argent à M. D L H, démontrant par là-même être toujours en contact avec lui. La circonstance que le père des enfants les ait autorisés à quitter le territoire pour rejoindre leur mère en France ne permet pas d'infléchir cette analyse. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a pu se fonder sur le motif tiré de ce que Mme M Q n'a pas produit de décision juridictionnelle émanant du père de l'enfant. Il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision en se fondant sur ce seul motif.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme M Q, Mme M P et Mme M J doivent être rejetées. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais du litige doivent l'être également.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme M Q, Mme M P et Mme M J sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C M Q, à Mme A M P, Mme I M J à Me Chemin et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 8 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvet, présidente,
Mme André, première conseillère,
Mme Heng, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2029.
La rapporteure,
H. HENGLa présidente,
C. CHAUVET
La greffière,
C. GUILLAS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2 ; 2303758
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026