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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2304003

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2304003

lundi 19 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2304003
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation10ème chambre
Avocat requérantZIMMERMANN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mars 2023, Mme C B A, représentée par Me Zimmermann, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 12 janvier 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de l'ambassade de France en Colombie refusant de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiante, a, à son tour, refusé de délivrer le visa sollicité ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la cohérence et du sérieux de son projet d'études et, partant, du risque de détournement de l'objet du visa sollicité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'instruction interministérielle relative aux demandes de visas de long séjour pour études dans le cadre de la directive UE 2016/801 du 4 juillet 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Tavernier,

- les conclusions de M. Barès, rapporteur public.

Une note en délibéré, présentée pour la requérante, a été enregistrée le 5 février 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C D B, ressortissante colombienne, a sollicité la délivrance d'un visa de long séjour en qualité d'étudiante auprès de l'ambassade de France en Colombie, laquelle a rejeté sa demande. Saisie d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre cette décision consulaire, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a, à son tour, refusé de délivrer le visa sollicité par une décision du 12 janvier 2023, dont la requérante demande l'annulation au tribunal.

2. Le point 2.1 de l'instruction interministérielle relative aux demandes de visas de long séjour pour études dans le cadre de la directive UE 2016/801 du 4 juillet 2019, intitulé " L'étranger doit justifier qu'il a été admis dans un établissement d'enseignement supérieur pour y suivre un cycle d'études ", indique notamment : " Il présente () au dossier de demande de visa un certificat d'admission dans un établissement en France. ". Cette même instruction, en son point 2.4, intitulé " Autres vérifications par l'autorité consulaire " indique que cette dernière " () peut opposer un refus s'il existe des éléments suffisamment probants et des motifs sérieux permettant d'établir que le demandeur séjournera en France à d'autres fins que celles pour lesquelles il demande un visa pour études. ". Ainsi, l'autorité administrative peut, le cas échéant, et sous le contrôle des juges de l'excès de pouvoir restreint à l'erreur manifeste, rejeter la demande de visa de long séjour pour effectuer des études en se fondant sur le défaut de caractère sérieux et cohérent des études envisagées, de nature à révéler que l'intéressé sollicite ce visa à d'autres fins que son projet d'études.

3. La décision attaquée est fondée sur le motif tiré de ce qu'il existe un risque de détournement de l'objet du visa sollicité à d'autres fins, notamment d'établissement, faute pour la demandeuse, âgé de trente ans, divorcée et mère de deux enfants pour lesquels l'exercice de l'autorité parentale a été confié à la personne s'engageant à l'héberger à Strasbourg, de présenter un projet d'études cohérent avec son parcours universitaire et professionnel.

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B A a été admise en première année de MBA " international business development " au sein de l'Institut supérieur de gestion. Si, pour démontrer la cohérence de son projet d'études avec son parcours professionnel, l'intéressée se prévaut de ses actuelles fonctions de coordinatrice logistique au sein d'une entreprise colombienne, il n'est pas contesté, ainsi que le fait valoir le ministre en défense, que l'intéressée occupe ce poste seulement depuis le mois de mars 2022 soit, par ailleurs, postérieurement à une demande préalable de visa de l'intéressée pour suivre la même formation. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'après avoir entamé une licence en " commerce international ", l'intéressée a interrompu ses études pour exercer de 2009 à 2020 en qualité de professeure d'anglais en Colombie. En outre, la demandeuse n'apporte aucun élément précis et étayé sur son projet professionnel à l'issue du cursus envisagé en France. Enfin, ainsi que le fait valoir sans être contesté le ministre en défense, la requérante ne justifie pas d'un niveau de français suffisant pour suivre la formation envisagée. Dans ces conditions, eu égard à la faible maîtrise de la langue française de la requérante et à l'imprécision de son projet d'études, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont procèderait la décision litigieuse doit être écarté.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais d'instance.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 29 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Le Barbier, présidente,

M. Tavernier, conseiller,

M. Templier, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2024.

Le rapporteur,

T. TAVERNIER

La présidente,

M. LE BARBIERLa greffière,

S. JEGO

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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