mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2304672 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème chambre |
| Avocat requérant | BREY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 mars 2023 et 18 janvier 2024, M. F G C, Mme B A E et M. D G C, représentés par Me Brey, demandent au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 9 mars 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Nairobi (Kenya) du 1er décembre 2022 refusant à Mme B A E, à M. D G C et aux enfants mineurs N G C, P G C, O G C, Q G C, H C, R G C la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France demandés au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer les visas demandés dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à leur conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est intervenue au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est réunie dans une composition régulière ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 du CESEDA ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation au regard tant des documents produits que des éléments de possession d'état dont ils justifient, qui établissent l'identité des demandeurs de visas ainsi que leur lien familial avec le réunifiant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 janvier 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction et s'en remet à la sagesse du tribunal s'agissant des frais d'instance.
Il soutient que, par note diplomatique du 16 janvier 2024, il a donné instruction à l'autorité consulaire française à Nairobi de délivrer les visas sollicités.
M. G C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25%) par une décision du 11 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Dubus a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. G C, ressortissant somalien, a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides du 23 février 2018. Mme A E, qu'il présente comme son épouse, M. K C et les enfants mineurs N G C, P G C, O G C, Q G C, H C, I C, ont sollicité la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France auprès de l'autorité consulaire française à Nairobi (Kenya), en qualité de membres de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Par des décisions du 1er décembre 2022, cette autorité a refusé de délivrer les visas demandés. Par une décision implicite née le 9 mars 2023, dont M. G C, Mme A E et M. D G C demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre cette décision consulaire.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Si le ministre de l'intérieur et des outre-mer indique qu'il a, le 16 janvier 2024, donné instruction à l'autorité consulaire française à Nairobi de délivrer les visas demandés, il n'est pas établi par les pièces du dossier qu'à la date du présent jugement, les visas auraient été délivrés. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Il ressort des mentions de l'accusé de réception adressé aux requérants par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, leur indiquant expressément qu'en l'absence de réponse expresse à leur recours dans un délai de deux mois à compter de la date de sa réception, le recours serait réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux opposés par la décision consulaire, que la commission, dont la décision se substitue à celles de l'autorité consulaire, doit être regardée comme s'étant approprié le motif retenu par cette autorité, tiré en l'espèce de ce que les demandeurs de visa n'ont pas justifié de leur identité et de leur situation de famille, les documents produits n'étant pas probants.
4. D'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que : " I. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale :/ 1° Par son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est antérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile ; / 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. Aux termes de l'article L 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". L'article L 561-5 de ce code précise par ailleurs que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. (). ".
5. Le droit pour les réfugiés et titulaires de la protection subsidiaire de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants âgés de moins de dix-neuf ans implique que ceux-ci puissent solliciter et, sous réserve de motifs d'ordre public et à condition que leur lien de parenté soit établi, obtenir un visa d'entrée et de long séjour en France.
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
En ce qui concerne Mme B A E :
7. D'une part, pour justifier de l'identité de Mme B M E, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressée le 15 août 1989 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de Mme B M E doit être regardée comme établie.
8. D'autre part, le lien marital entre Mme B M E et M. G C n'est pas remis en cause par le ministre de l'intérieur et des outre-mer. Au demeurant, M. G C a constamment déclaré, depuis son arrivée en France en 2015, son mariage avec la demandeuse de visa le 23 février 2005, ainsi que cela ressort de sa fiche familiale de référence établie auprès de l'office français de protection des réfugiés et apatrides le 6 mars 2018. Dans ces conditions, le lien marital entre Mme B M E et M. G C doit être regardé comme établi.
En ce qui concerne M. D G C :
9. Pour justifier de l'identité de M. D G C et de son lien de filiation avec le réunifiant, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressé 20 décembre 2005 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Le certificat de naissance mentionne par ailleurs M. G C comme étant son père et Mme B A E comme étant sa mère. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de M. K C et son lien de filiation avec le réunifiant doivent être regardés comme établis.
En ce qui concerne l'enfant mineure N G C :
10. Pour justifier de l'identité de l'enfant mineure N G C et de son lien de filiation avec le réunifiant, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressée le 4 avril 2008 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Le certificat de naissance mentionne par ailleurs M. G C comme étant son père et Mme B A E comme étant sa mère. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de l'enfant mineure J C et son lien de filiation avec le réunifiant doivent être regardés comme établis.
En ce qui concerne l'enfant mineur P G C :
11. Pour justifier de l'identité de l'enfant mineur P G C et de son lien de filiation avec le réunifiant, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressé 18 février 2007 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Le certificat de naissance mentionne par ailleurs M. G C comme étant son père et Mme B A E comme étant sa mère. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de l'enfant mineur L C et son lien de filiation avec le réunifiant doivent être regardés comme établis.
En ce qui concerne l'enfant mineur O G C :
12. Pour justifier de l'identité de l'enfant mineur O G C et de son lien de filiation avec le réunifiant, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressé 13 août 2010 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Le certificat de naissance mentionne par ailleurs M. G C comme étant son père et Mme B A E comme étant sa mère. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de l'enfant mineur O G C et son lien de filiation avec le réunifiant doit être regardé comme établi.
En ce qui concerne l'enfant mineur Q G C :
13. Pour justifier de l'identité de l'enfant mineur Q G C et de son lien de filiation avec le réunifiant, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressé le 3 octobre 2011 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Le certificat de naissance mentionne par ailleurs M. G C comme étant son père et Mme B A E comme étant sa mère. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de l'enfant mineur Q G C et son lien de filiation avec le réunifiant doivent être regardés comme établis.
En ce qui concerne l'enfant mineure H C :
14. Pour justifier de l'identité de l'enfant mineure S G C et de son lien de filiation avec le réunifiant, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressée le 13 janvier 2013 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Le certificat de naissance mentionne par ailleurs M. G C comme étant son père et Mme B A E comme étant sa mère. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de l'enfant mineure S G C et son lien de filiation avec le réunifiant doivent être regardés comme établis.
En ce qui concerne l'enfant mineur R G C :
15. Pour justifier de l'identité de l'enfant mineur R G C et de son lien de filiation avec le réunifiant, les requérants produisent un certificat de naissance établi par le maire de la commune de Mogadiscio le 6 novembre 2018 faisant état de la naissance de l'intéressé le 21 octobre 2014 à Merca, ainsi que la copie de son passeport, contenant des éléments d'identité concordants. Le certificat de naissance mentionne par ailleurs M. G C comme étant son père et Mme B A E comme étant sa mère. Aucun élément au dossier n'est de nature à mettre en doute la valeur probante des documents ainsi produits. Par suite, l'identité de l'enfant mineur R G C et son lien de filiation avec le réunifiant doivent être regardés comme établis.
16. Il résulte de tout ce qui précède qu'en rejetant le recours dont elle était saisie, en raison du caractère inauthentique des documents d'état civil présentés par les demandeurs de visas, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a commis une erreur d'appréciation. Par suite, la décision attaquée doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
17. Le présent jugement, eu égard au motif d'annulation retenu, implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme B A E, à M. D G C et aux enfants mineurs N G C, P G C, O G C, Q G C, H C, R G C les visas de long séjour demandés dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
18. M. G C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25%). Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Brey, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite née le 9 mars 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visas d'entrée en France est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer les visas demandés dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Brey la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. F G C, à Mme B A E, à M. D G C au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Brey.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
Mme Roncière, première conseillère,
Mme Dubus, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.
La rapporteure,
P. DUBUS
Le président,
P. BESSE
La greffière,
S. BRIAND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026