mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2304878 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | GUERIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 avril 2023 et le 27 juin 2023, M. E D, représenté par Me Guérin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 février 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen ;
- la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en méconnaissance de l'article L. 111-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, faute d'examen de sa demande d'autorisation de travail ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine pour avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. D a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,
- et les observations de Me Guérin, avocate A D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant azerbaïdjanais né le 19 juin 1996, est, selon ses déclarations, entré irrégulièrement en France le 27 mai 2019. Sa demande d'asile a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides le 20 octobre 2020 puis par la Cour nationale du droit d'asile le 16 août 2021. Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié ou au titre de la vie privée et familiale. Par un arrêté du 6 février 2023, dont il demande l'annulation, le préfet a rejeté cette demande et assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, laquelle obligation fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai.
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique, à laquelle le préfet a, par un arrêté du 5 septembre 2022 régulièrement publié le même jour, consenti une délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. La décision de refus de séjour comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, le préfet n'étant pas tenu de faire état de l'ensemble des éléments de fait caractérisant la situation du demandeur. La motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confondant avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement, elle n'implique pas, dès lors que ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, ce qui est le cas en l'espèce, de mention spécifique. Enfin, la décision fixant le pays de destination vise notamment les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et énonce les motifs justifiant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Ainsi, cette décision est suffisamment motivée. Il ne ressort pas en outre des pièces du dossier que la situation de la famille A D n'aurait pas fait l'objet d'un examen sérieux et complet. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation de l'arrêté attaqué et du défaut d'examen dont il serait entaché doivent être écartés.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. D a produit à l'appui de sa demande de titre de séjour un formulaire cerfa de demande d'autorisation de travail pour conclure un contrat de travail avec un salarié étranger renseigné par son employeur. Toutefois, cette demande n'a pas été visée favorablement par la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités. Le requérant ne disposait donc pas d'une autorisation de travail. En outre, dès lors qu'il n'était pas titulaire, à la date de la demande de sa demande de titre de séjour, d'un des titres de séjour mentionnés à l'article R. 5221-3 du code du travail, il ne revenait pas au préfet d'instruire cette demande d'autorisation de travail. Dans ces conditions, le préfet pouvait en tout état de cause, sans entacher sa décision ni d'une procédure irrégulière au regard de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ni d'une erreur de droit, refuser de délivrer à M. D un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que ce dernier ne disposait pas d'une autorisation de travail.
5. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
6. Les dispositions de l'article L. 435-1 précité, relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, ne prescrivent pas la délivrance de droit ou de plein droit d'un titre de séjour, mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut. M. D fait valoir sa durée de présence en France depuis 2019 à la date de la décision attaquée. Il se prévaut également de son expérience professionnelle, faisant valoir qu'il a été employé en intérim depuis février 2020, puis sous couvert d'un contrat en qualité de peintre depuis juin 2020, et qu'il dispose d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée délivrée par son employeur. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant n'est ainsi pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique, en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. Si le requérant fait état de l'intégration de sa famille nucléaire en France où résident à ses côtés sa femme et leurs deux enfants, il ressort des pièces du dossier que celle-ci réside de façon irrégulière sur le territoire de français où la scolarisation de leurs enfants est encore particulièrement récente. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait noué des liens forts, anciens, stables et durables sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation qu'aurait commise le préfet en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait estimé en situation de compétence liée pour assortir la décision de refus de titre de séjour d'une mesure portant obligation de quitter le territoire français.
9. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Aux termes de l'article R. 611-2 de ce code : " L'avis mentionné à l'article R. 611-1 est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu : / 1° D'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier ; / 2° Des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ".
10. Il résulte de l'ensemble des dispositions précitées que, dès lors qu'elle dispose d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir qu'un étranger, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie qu'elles prévoient des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité préfectorale doit, lorsqu'elle envisage de prendre une telle mesure à son égard, recueillir préalablement l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. En l'espèce, M. D fait valoir qu'il appartenait à l'administration de saisir l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour s'assurer que sa décision ne l'exposait pas à un risque pour sa santé. Toutefois, le requérant n'établit pas avoir, par la production d'éléments suffisamment circonstanciés, informé le préfet de la nature et de la gravité de pathologies qui auraient dû conduire cette autorité à solliciter l'avis du collège de médecins de l'OFII. Il en résulte que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la mesure portant obligation de quitter le territoire aurait été prise à son encontre à l'issue d'une procédure irrégulière ni que les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faisaient obstacle à ce qu'il lui soit fait obligation de quitter le territoire français.
11. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Selon ce dernier : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la vie ou la liberté du requérant seraient menacées en Azerbaïdjan ou qu'il serait exposé dans ce pays à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Il en résulte que la décision fixant le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue du délai de départ volontaire ne méconnaît pas les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de cette méconnaissance n'étant, au demeurant, assorti d'aucune précision ni appuyé par aucun élément de démonstration.
13. L'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination en conséquence de l'illégalité de ce refus et de cette obligation ne peut être accueilli.
14. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
15. Le séjour en France A D et les éléments qu'il présente quant à son insertion professionnelle sont relativement récents. Il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu notamment du séjour irrégulier de son épouse en France, que le requérant aurait noué en France des liens forts, stables et durables en France. Dans ces conditions, le moyen dirigé contre l'arrêté attaqué et tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. L'arrêté attaqué n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants A et Mme D de leurs parents, ni de faire obstacle, compte tenu de leur jeune âge, à la poursuite de leur scolarité dans le pays dont ils ont la nationalité. Les éléments produits, en particulier médicaux, ne suffisent pas à établir que cet arrêté exposerait ces enfants à des risques particuliers pour leur santé ou leur sécurité. Par suite, le moyen dirigé contre l'arrêté attaqué et tiré de la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être également écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions A D aux fins d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et d'astreinte et sa demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête A D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. M. E D, à Me Guérin, et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.
La rapporteure,
S. THOMASLe président,
A. DURUP DE BALEINE
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026