mercredi 27 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2305575 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPLANE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 8 janvier 2021 sous le numéro 2100219, M. A B C, représenté par Me Smati, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 janvier 2021 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer le récépissé de demande de titre de séjour sollicité, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et ce, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que celles de la circulaire du ministre de l'intérieur du 5 janvier 2012 relative aux conditions de délivrance et à la durée de validité des récépissés et des titres de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 décembre 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B C et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que sa décision du 7 janvier 2021 rejetant la demande de titre de séjour présentée par le requérant, qui est devenue définitive, a rendu sans objet les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par le requérant.
M. A B C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 août 2021.
II. Par une requête enregistrée le 9 avril 2023 sous le numéro 2304970, M. A B C, représenté par Me Laplane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle au regard du risque qu'il encourt, en cas de retour au Tchad, de subir des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- son droit d'être entendu, tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'a pas été mis en œuvre ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- son annulation sera prononcée par voie de conséquence de celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 novembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A B C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 novembre 2023.
III. Par une requête enregistrée le 19 avril 2023 sous le numéro 2305575, M. A B C, représenté par Me Laplane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile et lui a rappelé l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre le 14 mars 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle au regard du risque qu'il encourt, en cas de retour au Tchad, de subir des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- son droit d'être entendu, tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'a pas été mis en œuvre ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- son annulation sera prononcée par voie de conséquence de celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 novembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A B C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 novembre 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Les rapports de M. Martin, président-rapporteur, ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 décembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant tchadien né le 25 mars 1968, est entré en France le 30 octobre 2017. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par une décision du 31 mai 2018 du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Ce rejet a été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 23 novembre 2020. L'intéressé a alors sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade, sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a demandé, le 3 décembre 2020, que lui soit délivré un récépissé de demande de titre de séjour. Par décision du 6 janvier 2021, le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer ce récépissé, au motif qu'il n'en délivrait pas aux étrangers demandant un titre de séjour pour raison de santé après que leur demande d'asile a été rejetée. Par la requête n° 2100219, présentée par l'intermédiaire de Me Smati, M. B C demande l'annulation de cette décision du préfet du 6 janvier 2021. Il a ensuite présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile qui a été déclarée irrecevable par l'OFPRA le 26 juillet 2022. Par un arrêté du 14 mars 2023, le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la requête n° 2304970, M. B C demande l'annulation de cet arrêté du 14 mars 2023. Le 4 avril 2023, M. B C a déposé une seconde demande de réexamen. Par un arrêté du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile et lui a rappelé l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre le 14 mars 2023. Par la requête n° 2305575, M. B C demande l'annulation de cet arrêté du 4 avril 2023.
Sur la jonction :
2. Les requêtes visées ci-dessus nos 2100219, 2304970 et 2305575 ont été introduites par le même requérant, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de Maine-et-Loire aux conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B C dans la requête n° 2100219 :
3. Comme il a été dit, M. B C demande l'annulation de la décision du préfet de Maine-et-Loire du 6 janvier 2021 refusant de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Toutefois, par un arrêté du 7 janvier 2021, devenu définitif, le préfet de Maine-et-Loire a refusé de délivrer à M. B C le titre de séjour que celui-ci avait demandé en qualité d'étranger malade. Dans ces conditions, l'annulation du refus préfectoral de délivrer un récépissé serait dépourvue de tout effet utile, les conclusions présentées par M. B C tendant à ce qu'il enjoint au préfet de lui délivrer un récépissé ou de réexaminer sa situation ne pouvant qu'être rejetées. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par le requérant doivent être regardées comme étant devenues sans objet. L'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de Maine-et-Loire doit, par suite, être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 14 mars 2023 :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué vise notamment les articles L. 611-1, 4°, L. 542-2, 1° et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, ce même arrêté retrace le parcours de M. B C depuis son entrée sur le territoire français et précise les raisons pour lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a estimé que l'intéressé ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français et devait quitter ce territoire. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort de cette motivation que le préfet de la Loire-Atlantique a bien procédé à un examen approfondi de la situation de M. B C avant de prononcer à son encontre la mesure d'éloignement attaquée. La circonstance que cet examen n'aurait pas porté sur les risques, pour le requérant, de subir, en cas de retour au Tchad, des traitements inhumains et dégradants prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut être utilement invoquée à l'appui des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, dès lors que cette décision est distincte de celle désignant le pays de renvoi.
7. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ".
8. Il résulte de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, prévoyant le droit à être entendu par l'autorité administrative, s'adresse uniquement aux institutions et organes de l'Union. Le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un Etat membre est donc inopérant. Toutefois, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter son point de vue de manière utile et effective. En particulier, il n'implique pas l'obligation, pour le préfet, d'entendre l'étranger spécifiquement au sujet de l'obligation de quitter le territoire français qu'il envisage de prendre après avoir statué sur le droit au séjour à l'issue d'une procédure ayant respecté son droit d'être entendu. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que, dans le cadre de l'instruction de sa demande de réexamen de sa demande d'asile, le requérant aurait été privé de la possibilité de présenter des observations, écrites ou orales, en complément de sa demande, ou qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
9. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, pour fixer le pays de destination de M. B C, le préfet de la Loire-Atlantique a visé les dispositions de l'article L. 721- 4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont il a fait application. Il a, en outre, indiqué la nationalité de l'intéressé et mentionné que celui-ci n'établissait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée ne peut qu'être écarté.
10. En second lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. B C, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à se prévaloir de l'annulation de cette décision pour demander, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination.
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 10 que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaquée du préfet de la Loire-Atlantique du 14 mars 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 4 avril 2023 :
12. Comme il a été dit, le 4 avril 2023, M. B C a déposé une seconde demande de réexamen de sa demande d'asile. Par un arrêté du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile et lui a rappelé l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre le 14 mars 2023.
13. En premier lieu, M. B C s'étonne de l'empressement avec lequel le préfet à pris un nouvel arrêté, alors que sa seconde demande de réexamen pouvait contenir des éléments nouveaux susceptibles de retenir l'attention des instances chargées de l'examen des demandes d'asile.
14. Toutefois, en prenant l'arrêté attaqué, le préfet, par une application non contestée des articles L. 542-2, 2°, c) et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'est borné à signifier au requérant que sa seconde demande de réexamen ne lui ouvrait pas un nouveau droit à se maintenir sur le territoire français et à lui rappeler l'obligation de quitter le territoire français prise précédemment à son encontre.
15. En second lieu, les moyens soulevés par le requérant à l'encontre de l'arrêté du 14 mars 2023, qui ont été écartés aux points 4 à 10, ne peuvent être utilement invoqués à l'encontre de l'arrêté attaqué dès lors que cet arrêté se borne à rappeler l'obligation de quitter le territoire français opposée le 14 mars 2023 et ne fixe aucun pays de destination.
16. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 12 à 15 que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du préfet de la Loire-Atlantique du 4 avril 2023.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
17. D'une part, dans l'instance n° 2100219, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
18. D'autre part, dans les instances nos 2304970 et 2305575, ces mêmes dispositions font obstacle à ce que les sommes demandées au profit de son conseil par M. B C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soient mises à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B C dans sa requête n° 2100219.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2100219 et les requêtes nos 2304970 et 2305575 de M. B C sont rejetés.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B C, au préfet de Maine-et-Loire, au préfet de la Loire-Atlantique, à Me Karim Smati et à Me Antoine Laplane.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTIN
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
D. LABOUYSSELa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire et au préfet de la Loire-Atlantique, chacun en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. Malingre
Nos 2100219, 2304970, 2305575
gf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026