mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2305658 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | OQTF 6 semaines - 1ère chambre |
| Avocat requérant | PAUGAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 20 avril 2023 et le 3 mai 2023, M. B A, représenté par Me Paugam, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans le mois de la notification du jugement et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, d'annuler la décision fixant le pays de renvoi et d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer sa situation dans le mois de la notification du jugement et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la signataire de l'arrêté attaqué était incompétente ;
- l'obligation de quitter le territoire français n'est pas motivée ;
- le droit d'être entendu a été méconnu ;
- sa situation n'a pas été examinée ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- cette obligation méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en conséquence ;
- cette décision n'est pas assez motivée et le droit d'être entendu a été méconnu ;
- les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont méconnus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juillet 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le traité sur l'Union européenne ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Durup de Baleine, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Durup de Baleine, président,
- les observations de Me Paugam, avocate de M. A ;
- les observations de M. A, assisté de Mme C, interprète.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant turc né en 1983, est, selon ses déclarations, arrivé en France au mois de septembre 2020. La demande d'asile qu'il avait présentée a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 7 septembre 2021 et une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 13 mai 2022. Par une décision du 27 décembre 2022 notifiée le 21 janvier 2023, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a déclaré irrecevable la demande de réexamen présentée par M. A. Par l'arrêté du 30 mars 2023 dont il demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai. M. A ayant été admis le 1er septembre 2023 au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, sa demande d'aide juridictionnelle provisoire est sans objet.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Par un arrêté du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique le 30 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme D, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique, signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer un arrêté de la nature de celui dont le requérant demande l'annulation, en toutes les décisions qu'il comporte. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de cette signataire doit être écarté.
3. L'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de la décision de son auteur portant obligation de quitter le territoire français, ce dont résulte que cette décision est régulièrement motivée. Cet arrêté, qui vise notamment l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constate que M. A est ressortissant turc et qu'il lui est fait obligation de quitter le territoire français, ce dont résulte que la décision fixant le pays de destination est, de ce seul fait, régulièrement motivée.
4. Il résulte de l'instruction que, pour prendre les décisions attaquées, en toute les décisions qu'il comporte, le préfet de la Loire-Atlantique a examiné la situation du requérant, sans méconnaître l'étendue de sa compétence d'appréciation.
5. Le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des droits fondamentaux faisant partie intégrante de l'ordre juridique de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une obligation de quitter le territoire français et fixe le pays de renvoi en cas d'éloignement d'office, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il n'implique toutefois pas systématiquement l'obligation pour l'administration d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, l'étranger soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de demander un entretien pour faire valoir ses observations orales. En particulier, lorsqu'il demande l'asile, l'étranger, du fait même de l'accomplissement de cette démarche qui vise à ce qu'il soit autorisé à se maintenir en France et ne puisse donc pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement forcé, ne saurait ignorer qu'en cas de refus il sera en revanche susceptible de faire l'objet d'une telle décision. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande qui doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter toutes les précisions qu'il juge utile. En principe, il se trouve ainsi en mesure de présenter à l'administration, à tout moment de la procédure, des observations et éléments de nature à faire obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement. Enfin, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision faisant grief que si la procédure administrative aurait pu, en fonction des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, aboutir à un résultat différent du fait des observations et éléments que l'étranger a été privé de faire valoir.
6. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui a présenté une demande d'asile et une demande de réexamen d'une demande d'asile, l'a fait en vue d'obtenir une protection à ce titre et ainsi d'être autorisé à demeurer en France, sans devoir ou être contraint de quitter la France et, en particulier, de retourner dans le pays dont il est le ressortissant. Il ne pouvait ainsi ignorer, à la suite de l'intervention des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile rejetant ces demandes, être susceptible de faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, fixant la destination en cas d'éloignement d'office. Il a, ainsi, été mis à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur sa situation de séjour et les raisons qui seraient susceptibles que l'autorité compétente s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Il n'établit pas ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de s'exprimer avant que ne soit pris l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de la violation par l'arrêté attaqué du droit d'être entendu doit être écarté.
7. Il ressort des pièces du dossier que la situation du requérant relève du cas prévu au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans lequel le préfet peut obliger l'étranger à quitter le territoire français. Il ne ressort pas du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur d'appréciation en ne faisant pas usage à l'égard du requérant de la faculté discrétionnaire, qu'il détiendrait, de ne pas faire obligation de quitter le territoire français à un étranger dont le droit au séjour sur le territoire français a pris fin et se trouvant dans le cas ainsi prévu.
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté attaqué, en toutes les décisions qu'il comporte, sur la situation personnelle du requérant.
9. Sous la réserve de son dernier alinéa, les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'investissent pas l'autorité administrative d'un pouvoir discrétionnaire quant à déterminer, en cas d'éloignement d'office, la destination de l'éloignement d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Il en résulte qu'en fixant comme pays de destination du requérant celui dont il est la nationalité ou un autre pays où il est légalement admissible, le préfet, sans avoir pu commettre une erreur, manifeste ou non, d'appréciation, s'est livré à une exacte application des quatre premiers alinéas de cet article.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. Le séjour du requérant en France, remontant selon ses déclarations au mois de septembre 2020, est récent et la durée encore brève de ce séjour ne s'explique pour l'essentiel que par les demandes d'asile et de réexamen présentées par l'intéressé. Le requérant ne justifie d'aucune attache personnelle particulière, notamment familiale, ancienne, intense et stable, sur le territoire français. Contrairement à ce qu'il soutient, il ne justifie d'aucune intégration particulière en France, où il est arrivé dans des conditions irrégulières et ce, quand bien même il aurait pu exercer en France pendant une brève période dans le secteur de la construction une activité professionnelle, le contrat de travail présenté en date du 12 décembre 2022 étant d'ailleurs non signé et ce, même à admettre que l'exercice d'une activité professionnelle salariée relèverait de l'exercice du droit au respect de la vie privée et familiale. Le requérant n'a pas été autorisé à immigrer en France pour y travailler. Il est marié et père de plusieurs enfants, son épouse, née en 1986, et ses enfants, nés en 2009, 2016, 2019 et 2020, vivant en Turquie. Il ne justifie d'aucune impossibilité de continuer son existence comme sa vie personnelle et sa vie privée et familiale en Turquie, Etat dont il est le ressortissant, où il a vécu pendant près de quarante ans et où rien ne fait obstacle à ce qu'il puisse travailler à l'effet de subvenir aux besoins de la famille qu'il a constituée en Turquie et vivant dans ce pays. Dès lors, eu égard à la durée et aux conditions du séjour de l'intéressé en France, comme aux effets d'une obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il en va d'autant plus ainsi que, ce faisant, le préfet de la Loire-Atlantique ne s'est pas ingéré dans l'exercice du droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.
12. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Selon ce dernier : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
13. Le requérant n'établit pas que sa vie ou sa liberté seraient menacées en Turquie. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'il risquerait effectivement et actuellement, à l'époque de l'arrêté attaqué, plus de deux ans après le départ de l'intéressé de Turquie, d'être soumis dans ce pays à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Les documents datés des 15 et 25 octobre 2022 présentés sont dépourvus de valeur probante et la demande de réexamen de la demande d'asile présentée par l'intéressé a d'ailleurs été déclarée irrecevable le 27 décembre 2022. Il en résulte qu'en comptant ce pays au nombre des destinations possibles en cas d'éloignement d'office, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'a pas davantage méconnu l'article 2 de cette convention.
14. M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Les conclusions à fin d'injonction qu'il présente ne peuvent, par suite, être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Paugam.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
A. DURUP DE BALEINELa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026