mardi 5 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2305819 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème chambre |
| Avocat requérant | DIALLO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 23 avril 2023, le 26 juin 2023 et 2 février 2024, M. E B, agissant tant en son nom personnel qu'en qualité de représentant légal de son enfant mineur C B, et M. A B, représentés par Me Diallo, demandent au Tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 8 juin 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre les décisions du
24 janvier 2023 de l'autorité consulaire française à Nouakchott (Mauritanie) refusant à
M. A B et à l'enfant mineur C B la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France demandés au titre de la réunification familiale ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer les visas demandés sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est intervenue au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est réunie dans une composition régulière ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle procède d'un défaut d'examen de la situation personnelle des demandeurs ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation tant au regard des documents produits que des éléments de possession d'état dont il est justifié qui établissent le lien familial unissant les demandeurs de visas à leur sœur réfugiée ;
- elle méconnaît le principe d'unité familiale mentionné dans la recommandation B de l'acte final de la conférence de plénipotentiaires des Nations Unies sur le statut des réfugiés et apatrides et de la convention de Genève ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 janvier 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Roncière a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. La jeune D B, ressortissante mauritanienne, née le 17 novembre 2017, fille de M. E B, s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par une décision du
31 octobre 2019. M. A B, et l'enfant mineur C B, nés respectivement le 17 février 2004 et le 14 février 2011, qui se présentent comme ses frères, ont sollicité la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France auprès de l'autorité consulaire française à Nouakchott (Mauritanie), en qualité de membres de la famille d'une réfugiée. Par des décisions du 24 janvier 2023, cette autorité a refusé de délivrer les visas demandés. Par une décision implicite puis par une décision expresse du 8 juin 2023, dont M. E B et M. A B demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les décisions consulaires.
Sur la recevabilité du mémoire en défense du ministre de l'intérieur et des outre-mer :
2. Aux termes de l'article R. 613-3 du code de justice administrative : " Les mémoires produits après la clôture de l'instruction ne donnent pas lieu à communication, sauf réouverture de l'instruction. ". Aux termes de l'article R. 613-4 du même code : " Le président de la formation de jugement peut rouvrir l'instruction par une décision qui n'est pas motivée et ne peut faire l'objet d'aucun recours. Cette décision est notifiée dans les mêmes formes que l'ordonnance de clôture. () Les mémoires qui auraient été produits pendant la période comprise entre la clôture et la réouverture de l'instruction sont communiqués aux parties. ".
3. Lorsqu'il décide de soumettre au contradictoire une production de l'une des parties après la clôture de l'instruction, le président de la formation de jugement du tribunal administratif ou de la cour administrative d'appel doit être regardé comme ayant rouvert l'instruction.
4. Si le mémoire en défense du ministre n'a été produit qu'après la clôture de l'instruction initialement fixée au 28 juillet 2023, l'instruction a cependant été implicitement rouverte du fait de la communication de ce mémoire aux requérants, intervenue le 25 janvier 2024. Par suite, l'exception d'irrecevabilité de ce mémoire en défense ne peut être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Pour rejeter, par la décision attaquée du 8 juin 2023, le recours formé contre les refus consulaires de délivrance de visas à M. B et au jeune C B, la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur le motif tiré du caractère non probant des actes de naissance présentés à l'appui des demandes de visas en ce qu'ils ne sont pas conformes à la législation locale.
6. En premier lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur les points en litige au vu des éléments versés au dossier par les parties. S'il ne saurait exiger de l'auteur du recours que ce dernier apporte la preuve des faits qu'il avance, il peut écarter des allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées. En se bornant à soutenir qu'" une réponse implicite de rejet ne permet pas au juge de contrôler si le recours a été examiné par la commission ni la régularité de sa composition ni la compétence de ses membres ", les requérants n'apportent pas les précisions nécessaires de nature à permettre au tribunal d'apprécier la teneur du moyen tiré de la composition irrégulière de la commission de recours. Au demeurant, il ressort du procès-verbal de la réunion qui s'est tenue le 8 juin 2023 que la commission était composée de trois membres outre son président et qu'elle a ainsi siégé conformément à la règle de quorum prévue par l'article D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 1er de l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif aux modalités de fonctionnement de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure manque en fait et doit être écarté.
7. En deuxième lieu, la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France comporte, avec suffisamment de précision, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Ainsi, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision litigieuse manque en fait et doit être écarté.
8. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation des demandeurs de visas n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de M. A B et du jeune C B doit être écarté.
9. En quatrième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que : " I. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. Aux termes de l'article L 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". L'article L 561-5 de ce code précise par ailleurs que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. (). ".
10. Le droit pour les réfugiés et titulaires de la protection subsidiaire de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants âgés de moins de dix-neuf ans implique que ceux-ci puissent solliciter et, sous réserve de motifs d'ordre public et à condition que leur lien de parenté soit établi, obtenir un visa d'entrée et de long séjour en France.
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
En ce qui concerne M. A B :
12. Pour justifier du lien familial de M. A B avec sa sœur alléguée, D B, les requérants ont produit une copie d'extrait d'acte de naissance dressé par le chef de centre de Tevragh Zeina. Toutefois, ainsi que le fait valoir le ministre de l'intérieur, l'" extrait d'acte de naissance " daté du 25 janvier 2023 ainsi produit, indiquant que M. A B est né le 17 novembre 2004 et qu'il a pour père M. E B et pour mère Mme F, bien qu'il porte en en-tête le nom et le sceau de la République islamique de Mauritanie ainsi que la mention " Agence nationale du registre des populations et des titres sécurisés " et en pied de page la précision " ceci est un extrait du RNP, sa validité est d'un an, aucune copie conforme ou photocopie ne fait foi ", ne comporte aucune indication quant aux conditions de sa délivrance le 30 octobre 2012, en méconnaissance du délai de trois mois prévu à l'article 44 de la loi mauritanienne n° 019-96 du 19 juin 1996 dont le ministre se prévaut, qui était en vigueur à la date de la naissance alléguée. Ainsi, faute pour les requérants d'expliquer les conditions dans lesquelles cet acte de naissance a pu être délivré au-delà de ce délai par les autorités mauritaniennes et en l'absence de décision judiciaire, cet acte ne peut être regardé comme présentant un caractère probant.
13. Dans ces conditions, en rejetant le recours formé contre la décision consulaire refusant à M. A B la délivrance du visa sollicité pour le motif énoncé au point 2, la commission de recours n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
En ce qui concerne le jeune C B :
14. Pour justifier du lien de familial de l'enfant mineur C B avec sa sœur alléguée, D B, les requérants ont produit une copie d'extrait d'acte de naissance dressé par le chef de centre de Tevragh Zaina et un document intitulé " certification of birth " établi par l'Etat de Pennsylvanie (Etats-Unis). Si le ministre oppose que ce dernier document ne comporte aucune apostille alors que celle-ci est exigée pour produire des actes d'état civil américain à l'étranger et en particulier en France, cette seule circonstance ne saurait, par elle-même, remettre en cause l'authenticité des actes d'état civil produits, dès lors qu'une telle formalité permet seulement de s'assurer de l'auteur de l'acte et non de sa substance.
15. Par suite en rejetant le recours formé contre la décision consulaire refusant
au jeune C B le visa sollicité pour le motif énoncé au point 2, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
16. En cinquième lieu, les requérants ne sauraient utilement soutenir que la recommandation B de l'acte final de la conférence de plénipotentiaires des Nations Unies sur le statut des réfugiés et apatrides du 25 juillet 1951 a été méconnue dès lors que cet acte ne crée d'obligations qu'entre Etats signataires sans ouvrir de droits à leurs ressortissants, qui ne peuvent en conséquence directement l'invoquer.
17. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, faute d'établissement du lien familial unissant la réunifiante et M. A B, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des articles 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
18. Il résulte tout de ce qui précède que les requérants sont fondés à demander l'annulation de la décision contestée, en tant seulement qu'elle rejette le recours formé contre le refus de délivrance d'un visa à l'enfant C B.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
19. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer au jeune C le visa d'entrée et de long séjour en France sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. E B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 8 juin 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visas en France est annulée en tant seulement qu'elle rejette le recours formé contre le refus de visa du jeune C B.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer au jeune C B le visa sollicité dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. E B une somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 6 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
Mme Roncière, première conseillère,
Mme Dubus, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 mars 2024.
La rapporteure,
M.-A. RONCIÈRE
Le président,
P. BESSE
La greffière,
S. BRIAND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026